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Focus Québec - Evénement CDC Paris Réseau Répétition publique & Fin de résidence danse
VENDREDI 30 MARS 15h00 SNAKESKINS de Benoit Lachambre |
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Création Benoît Lachambre Interprète Benoît Lachambre Compositeur et musique live Hahn Rowe Photographies Christine Rose Divito Éclairages Yves Godin Costumes Alexandra Bertaut Assistants artistiques Daniele Albanese, Hanna Hedman Direction technique Philippe Dupeyroux Production PAR B.L.eux (Montréal) Coproduction KunstenFestival des Arts (Brussels), PACT Zollverein - Choreographisches Zentrum NRW (Essen), l’Atelier de Paris – Carolyn Carlson, CDC Paris Réseau, SNDO (Amsterdam), La Bâtie – Festival de Genève, Musée de La Danse (Rennes). Avec le soutien de la Ville de Paris, dans le cadre de son programme de résidence à la Cité internationale des Arts et du Théâtre de la Bastille (Paris) « Quand Benoît Lachambre est sur une scène, on ne voit que lui, on a plus envie de voir que lui. Il s’y livre. S’y donne. Sans penser, sans retenue Il n’y a plus que nous, spectateurs, à rester figés devant tant d’abandon. » Julie Bouchard, Le devoir. 6 octobre 1999 |
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©Christine Rose Divito |
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Il y a plus de dix ans de cela, ma première soirée solo eut lieu. Toutefois il s’agissait plutôt d’un duo puisque j’étais accompagné sur scène du compositeur Laurent Maslé et que la pièce se terminait par une intervention de Nadia Lauro. Snakeskins est le titre d'une nouvelle œuvre en chantier, un solo pour moi, accompagné cette fois du compositeur et multi-instrumentiste Hahn Rowe. La nécessité de créer un solo, ou plutôt encore une fois un faux solo, c’est bien sûr exprimer les enjeux majeurs qui constituent mon travail. C’est aussi le besoin de resituer l’action artistique dans mon contexte actuel et au sein des préoccupations qui définissent mon processus chorégraphique. Snakeskins parle inévitablement de la mue, souligne ce qui en résulte et se décompose au fil du temps. Ma recherche kinésique m’amène constamment à approfondir la conscience de ce qui constitue la perception du mouvement à l’intérieur de mon corps et comment celui-ci redéfinit mes façons de percevoir l’extérieur. Je laisse le spectateur venir à moi, mais la distance scénographique l’empêche de me toucher. Suis-je sujet observé ou cobaye ? Suis-je intervenant passif ou provocateur ? Je joue la multiplicité de ces rôles. Je rends le questionnement, les réponses ainsi que les définitions subversives. Je joue aussi de l’installation, de mes sens comme si la scène devenait un îlot multiforme. Est-elle une boîte de Petri ou est-ce un dispositif performatif qui laisse penser indirectement à la cage de Joseph Beuys, là où les barreaux, la canne, le coyote, la couverture et l’homme se fondent en un. La scène, ce laboratoire, ce lieu d’excavation du corps, où les gens circulent pour mieux voir et montent plus haut dans les gradins afin d’obtenir une vue d’ensemble. Je mue entre le SDF démuni et l’avatar qui s’approprie tout ce qu’il touche. Tel un être atteint d’un syndrome qui expose des réflexes inconnus, je me laisse être dévisagé comme on regarde sans relâche un insecte à la viscosité intrigante. Je refuse catégoriquement de représenter un contexte social autre que dans l’expression de l’immédiat. J’étudie ce qui occupe l’instant de la dilatation et de l’abandon. Je touche l’excrément de mes définitions déconstruites. Je vis, homme orchestre sans rebords, hors des inscriptions logiques. Suis-je en mode de régression où d’évolution avancée ? Connaissons nous vraiment la différence dans la société actuelle ? En sommes-nous réduit à penser que la régression ne peut pas être une avancée vers une conscience plus révélatrice ? Avons-nous perdu le sens du devenir ? Benoît Lachambre, Montréal, octobre 2011. |
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Benoît Lachambre, Chorégraphe-interpréte Évoluant dans le milieu de la danse depuis les années 1970, Benoît Lachambre découvre en 1985 le releasing dont l’approche kinesthésique du mouvement et la part d’improvisation viennent fortement imprégner son travail de composition chorégraphique. Il s’investit alors totalement dans une approche exploratoire du mouvement et de ses sources dans l’idée de retrouver l’authenticité du geste. Sa démarche s’appuie fondamentalement sur un travail en acuité avec les sens où lier l’artistique et le somatique devient une nécessité. Il y a quelque chose de sensiblement radical dans son approche du mouvement. Son travail de recherche approfondie de l’hyper-éveil des sens, dans l’imaginaire d’un corps qui se transforme en dehors de lui même, passe par la mise en valeur du geste dans un contexte et dans un espace, un espace vivant. Benoît développe ainsi un langage qui s’investit dans le temps présent et dans le devenir d’une conscience plus authentique. Dans ses créations, Benoît cherche aussi à dynamiser le performeur de façon à modifier son expérience empathique avec le spectateur. Parmi ses plus fortes influences Benoît Lachambre aime citer Meg Stuart, avec laquelle il collabore régulièrement, mais aussi Amélia Itcush pour son travail sur la dispersion de poids dans le corps. En dehors de son travail de chorégraphe et d’interprète, Benoît a acquis une grande notoriété en tant qu’enseignant au travers des classes et ateliers de formation qu’il donne partout dans le monde depuis 15 ans. En 1996, il fonde à Montréal sa propre compagnie, Par B.L.eux, « B.L. » étant ses initiales et « eux » pour les artistes créateurs à qui il s’associe et qui deviennent peu à peu centraux dans son cheminement artistique. Il multiplie ainsi les rencontres et les échanges dynamiques et collabore ainsi avec de nombreux chorégraphes d’envergure internationale et artistes provenant de disciplines différentes : Boris Charmatz, Sasha Waltz, Marie Chouinard, Louise Lecavalier ou encore Meg Stuart et le musicien Hahn Rowe avec lesquels il crée en 2003 une de ses pièces majeure Forgeries, love and other matters pour laquelle ils reçoivent en 2006 le prestigieux Bessie Award. Artiste/chorégraphe majeur de sa génération, Benoît Lachambre a créé 16 oeuvres depuis la fondation de Par B.L.eux (Délire Défait en 1999, 100 Rencontres en 2005, Is you Me en 2006), a participé à plus de 20 productions extérieures et reçu 25 commandes chorégraphiques, dont I is memory (2006, solo pour Louise Lecavalier) et l’œuvre JJ’s Voice qu’il crée en 2010 pour le Cullberg Ballet à Stockholm. Hahn Rowe, musicien compositeur Américain/Coréen – compositeur, producteur, et multi instrumentiste, il se positionne depuis près de vingt ans entre le rock, la musique électronique, l'improvisation et l'univers de la nouvelle musique. Hahn Rowe a joué ou enregistré avec, notamment, Hugo Largo, David Byrne, Antony and the Johnsons, Hassan Hakmoun, Glenn Branca, Moby, Swans, Foetus, and R.E.M. Son travail entre Bruxelles et Berlin avec la chorégraphe Meg Stuart/Damaged Goods aboutit à plusieurs compositions telles que Disfigure Study, No Longer Readymade et Swallow My Yellow Smile. Il a par ailleurs participé à quatre éditions de Crash Landing. Il a composé et interprété en direct la musique de Forgeries, love and other matters et il a écrit celle de Replacement et de Blessed. Hahn Rowe a également écrit de nombreuses compositions pour le cinéma et la télévision, notamment pour Clean, Shaven (réalisation Lodge Kerrigan), Spring Forward (réalisation Tom Gilroy), Married in America (réalisation Michael Apted). En 2008, Hahn Rowe collaborait avec Benoît Lachambre et Louise Lecavallier pour la création de Is You Me. |
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| Avec le soutien de la Ville de Paris, dans le cadre de son programme de résidence à la Cité internationale des Arts et du Théâtre de la Bastille (Paris). Par B.L.eux reçoit le soutien financier du Conseil des Arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Ministère des Affaires étrangères du Canada et du Conseil des arts de Montréal. La Cie B.L.eux / Benoit Lachambre est accueillie en résidence de création au studio Le Regard du Cygne dans le cadre du CDC Paris Réseau. Plus d'infos sur l'artiste sur son site |
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RESERVATIONS 09 71 34 23 50 ou redcygne@free.fr ENTRÉE LIBRE |
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| Le studio Le Regard du Cygne est géré par l’Association Musique Danse XXe (loi 1901)
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