agenda danse >SPECTACLES SAUVAGES 20 & 21 MAI 2010

JEUDI 20 & VENDREDI 21 MAI 15h00 & 19h30

SPECTACLES SAUVAGES

Formes courtes en danse contemporaine, extraits de spectacles, étapes de créations en cours...

Une formule ludique et surprenante pour échanger entre artistes, public et professionnels.


RESERVATIONS 09 71 34 23 50 ou ysis.redcygne@free.fr

TARIF UNIQUE 5 euros
(c)N.Hernandez

JEUDI 20 MAI 15h00 & 19h30
Au programme :

STRATES
Création 2009-2010 pour cinq danseurs et deux musiciens

Chorégraphie : Hubert Petit -Phar
Interprètes : Delphine Cammal, Elise Delaunay, Sandra Sanglar, Hubert Petit-Phar
Composition et Interprétation : Jean-Luc Bernard, Sébastien Chatron
Production : Association Compagnie Petit-Phar
Partenaires : DRAC IDF, Cnd, Conservatoire de Garches, SPEDIDAM, Micadanses.

« Prendre le temps de révéler la musique intérieure des corps pour donner forme à une écriture nourrie de mouvements polychromés, que les appartenances, les rencontres et les expériences ont imprimé à fleur de peau. Dans cette nouvelle création, j'aborde la question de la communauté urbaine, des traits de caractères et des valeurs qui la composent..
J'explore la notion de hasard en travaillant sur ma matière de corps comme on travaille sur un tissu parfois lisse, froissé, voir déchiré : STRATES représente des couches d'explorations lancées dans un ordre aléatoire : solo, duo, trio..où j'invite les danseurs et le musicien à s'en vêtir et partager un instant de mémoire collective en respectant l'intime de chacun qui le caractérise. »
Hubert Petit-Phar



(c)D.Cammal

POUR RIEN

Où irais-je, si je pouvais aller, que serais-je, si je pouvais être, que dirais-je, si j'avais une voix, qui parle ainsi, se disant moi?
Samuel Beckett, Textes pour rien

Fondée en 2008 et regroupant plusieurs artistes aux horizons divers, une question les tarabuste tous : passer
d'un repère à un autre, oui mais par où? Karl Popper donne un début de réponse qui semble tenir à coeur aux
membres de cette compagnie : « On est comme des poissons qui doivent changer de bocal. Ce n'est pas vraiment la forme du bocal qui pose problème mais le passage d'un bocal à un autre »
Je trouve fort intéressant de partir de cette idée que le mouvement ne peut être libre ou audacieux ou juste, que si il (le mouvement) n'est pas produit dans un but quelconque, mais pour rien... pour danser, faire danser, regarder le monde en dansant, penser la danse comme un élément indispensable au corps humain ou à son esprit, son bonheur ou sa douleur, comme une réponse à ses questionnements sur la vie..
Jean Guizerix

Pourquoi ce solo? Pour rien, pour l'envie de se rencontrer, pour parler sans rien dire, prendre les mots, pour rien de plus que ce qu'ils sont et danser ce qu'ils ne sont pas. Dialogue entre soi et soi, soi et notre autre, nous
autre, nous même, qui ne dit rien de plus que : “je cherche pour rien ou pour être”.

JEAN GUIZERIX
Engagé sur audition à l'Opéra de Paris en 1964, il participe alors aux spectacles "contemporains" donnés par l'Opéra Studio sous la direction de Michel Descombey. Nommé Etoile en 1972, il prend part à l'Opéra aux créations mondiales de G. Tetley, J. Butler, B.MacDonald, F.Blaska, O. Araïz, I.Grigorovitch, R. Noureev, A. Nikolaïs, L. Childs, D. Dunn, K. Armitage, A. DeGroat, D. Bagouet.
Lors de la venue de Merce Cunningham au Palais Garnier en 1973, pour la création d'Un jour ou deux, il travaille avec le chorégraphe dont il a suivi les recherches lors d'un voyage aux Etats-Unis. Il est parmi les interprètes que choisissent Balanchine pour Agon, Robbins pour En Sol. Il est le partenaire de R.Noureev dans La Pavane du Maure de José Limon, et Les Chants du compagnon errant de Maurice Béjart. Il participe également aux reconstitutions baroques de Francine Lancelot: Quelques pas graves de Baptiste et Atys.Tout en poursuivant sa carrière d'Etoile, il construit une oeuvre de chorégraphe ouverte au monde contemporain : O Tod, Oarystis, Hélios? Comme un souffle, Oiseaux tristes, Ondine, Tristia, Histoire du soldat, Afin qu'il n'y soit rien changé, Grange, Mnémosyne, La Conjuration (René Char), Penthésilée, Double je (Prix Carpeaux 1985)…
En 1986, il crée avec sa femme Wilfride Piollet, leur compagnie avec pour répertoire des oeuvres signées: Robbins, Cunningham,
Balanchine, Kylian, Limon, Yvonne Rainer, Lancelot, Larrieu ou DeGroat. En 1994, il crée Les sept dernières paroles du Christ de Haydn chorégraphiées par C.Bastin, M. Tompkins, M. Kéléménis, D. Boivin, F. Raffinot, F. Verret, A. DeGroat, D. Larrieu au Festival de danse à Aix.
De 1990 à 1998, il enseigne au CNSMD de Paris. Puis il est Maître de ballet à l'Opéra de Paris, avant de devenir Conseiller pour la danse au Ministère de l'Education Nationale. En janvier 2003 il est nommé Directeur artistique du Ballet du Nord pour une période intérimaire de quelques mois.
Grand Prix National de la Danse (1984), il a été nommé Chevalier de l'Ordre National du Mérite, puis Officier des Arts et des Lettres.



(c) F.Monrose
FABIEN MONROSE
De formation pluridisciplinaire (danses aficaines, contemporaine, mime, butoh, arts plastiques), il participe aux créations de C. Basilio, X. Lot, C. Seneor, au sein de la cie Gecko. Il rencontre Jean Guizerix et Wilfride Piollet en 2005. Depuis lors il suit leur enseignement. En 2005, il crée “Africain, mon frère” aux Rencontres Internationales de la Jeunesse Francophone, à Niamey, Niger; puis “Réve'il” en 2007, solo présenté notamment lors du festival Mime en Mai. Il chorégraphie pour un court-métrage de F. Delmas:“Offenbach et moi” et réalise les décors pour 4 mises en scène de E. BORDACARRE. En 2008, il entame un Master de danse à L'Université Paris 8.


LAC

Conception : Michèle Murray & Maya Brosch
Création et interprétation : Lorenzo Dallai & Michèle Murray
Musique : Richard Wagner

« Là où tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. »
Charles Baudelaire

Le point de départ de ce projet est l’envie de créer une pièce autour du romantisme.
Mettre en contact nos souvenirs du ballet «Le Lac des Cygnes», les ouvertures d’opéras de Richard Wagner, et nos corps d’aujourd’hui.
Interroger la mémoire physique et mentale, afin de s’approprier le symbole mythique du cygne et le créer à nouveau. Quels cygnes pour les corps contemporains ?
Travailler avec les ouvertures des opéras de Wagner, qui sont comme un élan toujours renouvelé, de l’ordre du désir plutôt que de sa gratification.
Traiter l’espace en s’inspirant à la fois de l’espace classique et de la perspective, et de l’espace contemporain dans lequel chaque danseur est un centre.
Comment donner à voir le romantisme par le corps, le mouvement et la performance ? Créer une pièce - performance contemporaine qui propose une réponse possible.

(c)J.M. Douillard

MURRAY / BROSCH PRODUCTIONS

La structure de recherche et de création non-disciplinaire MURRAY / BROSCH PRODUCTIONS est basée entre Montpellier et Berlin. Elle est dirigée par deux artistes aux origines et parcours différents. Michèle Murray et Maya Brosch mènent une recherche artistique qui mêle sans hiérarchiser le mouvement et l’acteur corporel, dans des créations se situant entre le spectacle et la performance, entre l’écriture chorégraphique et l’improvisation. Le travail sur le corps constitue la base des créations, qui se fait en étroite collaboration avec les participants. Dans les projets, l’équipe cherche à analyser les polarités identitaires, politiques, sociales et spirituelles qui caractérisent l’existence actuelle au travers du corps et d’une performance structurée. Le corps, abordé comme un objet, devient lui même corps politique, social, spirituel et mouvant. La création artistique comprend des pièces, performances et installations chorégraphiques pour théâtres, musées et autres espaces.

MICHELE MURRAY reçoit une formation en danse classique au Düsseldorfer Ballett am Schauspielhaus, en Allemagne, puis à New York auprès de Janet Panetta et Marjorie Mussman. Elle se forme à la danse contemporaine à New York auprès de Merce Cunningham et Trisha Brown, puis en France avec de nombreux chorégraphes dont Catherine Diverres et Dominique Bagouet. Elle collabore à différents projets artistiques en tant qu’interprète ou dramaturge à Berlin, au Japon et en France, notamment auprès de Didier Théron. Elle dirige en collaboration avec Maya Brosch la structure de création et de recherche artistique MURRAY / BROSCH PRODUCTIONS.

MAYA BROSCH reçoit une formation de mime corporel auprès d’Etienne Decroux et Daniel Stein et de pantomime auprès de Ella Jaroscewiz, et est cofondatrice du Théâtre Corps Acteur à Paris. Elle est performer et actrice avec différentes compagnies en Allemagne, Suisse et France. Elle dirige en collaboration avec Michèle Murray la structure de création et de recherche artistique MURRAY / BROSCH PRODUCTIONS.

LORENZO DALLAI commence la danse contemporaine à 19 ans en Italie, à Florence puis à Milan à la Scuola d’Arte Dramatica Paolo Grassi. En 1999, il intègre la formation professionnelle dirigée par Mathilde Monnier au Centre Chorégraphique National de Montpellier. Il se perfectionne à New York chez Merce Cunningham et Trisha Brown, puis à Venise avec Carolyn Carlson. Depuis 2000, il vit en France, à Montpellier, où il travaille avec Michèle Murray et Maya Brosch, Patrice Barthes, Didier Théron, Hélène Cathala, Fabrice Ramalingom, William Petit, Julien Bouffier.

APPARTEMENTS / HAMMAM
vidéo/danse/performance

Le solo Hammam interprété directement à travers l’image du film est né du désir de garder réelle la femme et le temps. Il pose la question de Quel corps pour quelle danse ? Le solo s’articule avec le film grâce à une écriture élaborée, à l’inverse de la danse filmée qui est restée dans la spontanéité. Le duo film/performance met en exergue les substances de ces deux médias ; temps passé, existence virtuelle, espaces limités pour la vidéo ; immédiateté, réalité charnelle, espace à investir pour la performance, anonymat identitaire. Le film Appartements est né lors d’une résidence artistique en Algérie en 2004. Cette résidence s’est inscrite dans la société algérienne par le biais d’ateliers d’arts plastiques et de danse destinés aux femmes. Appartements évoque la féminité et la peinture dans un mouvement elliptique à travers des espaces oniriques, il se veut un appel vers le sacré. A partir d’espaces préexistants dans lesquels s’insère en errance une femme qui danse. Appartements a été tourné avec une caméra numérique, sans artifices, dans des lieux authentiques, isolés et dénudés. A la demande de la réalisatrice, Brigitte Dumez, chorégraphe a participé au film en tant qu’interprète danseuse. Après un stage de danse donné à Oran, elle s’inspire de l’énergie des femmes algériennes et à son écriture chorégraphique pour nourrir ses improvisations.

Réalisation du film: Dalila Dalleas
Danse (film): Francesca Bonato, Brigitte Dumez
Performance/danse : Brigitte Dumez
Regard extérieur : Manon Conan Guez
Costume : Dalila Dalleas, Bérénice Galimard

(c)L.Tomassi

Brigitte DUMEZ

Chorégraphe, danseuse, Brigitte DUMEZ dirige des ateliers et des stages à Paris.
Elle transmet une technique corporelle basée sur la respiration auprès d’un large public et auprès de sa compagnie professionnelle. Elle poursuit des études d’anatomie et d’analyses du mouvement qu’elle met en perspective dans sa démarche artistique et pour préparer un diplôme universitaire en tant qu’art thérapeute à Paris V.
Elle se forme auprès de danseurs issus du courant Cunningham à Paris et New York: Viola Farber, David Gordon, Meg Harper ainsi que d’autres chorégraphes qui la marquent: Suzon Holzer, Renate Pook, Françoise Dupuy, Odile Duboc.
Elle élabore son propre langage chorégraphique à travers des groupes de recherche dans plusieurs villes en France et fonde sa structure professionnelle Compagnie Brigitte Dumez-Cœur de Licor. Parallèlement elle interprète pour Jean-Marc Matos et Christine Bastin.
Elle crée 23 pièces de danse depuis 1979 et s’engage dans un rapport de proximité avec la nature et le bâti: Petite Encyclopédie D’un Jardin Dansé puis Processus de contamination dans des lieux multiples à destination de publics avertis ou non. Cette démarche l’amène à créer plusieurs pièces commandées par le Centre des Monuments Nationaux ainsi que par la Ville de Paris et Chemins du patrimoine en Finistère. Elle collabore avec des écrivains, Michel Simonot, Gérard Lépinois, des musiciens, des plasticiens et des danseurs qui lui sont tous de précieux partenaires. Sa dernière pièce Goutté Chorégraphique s’attache particulièrement à tendre vers une interactivité avec les publics. Elle prépare actuellement un solo sur le rapport du corps à l’image et une version du Goutté Chorégraphique pour deux lieux à Zagreb et Split en Croatie.

VENDREDI 21 MAI 15h00 & 19h30
Au programme :

De... La poussée rythmique de l’espace sur une pomme

« Quand on regarde les pommes de Cézanne, on voit qu'il a peint merveilleusement le poids de l'espace sur cette forme circulaire. La forme elle-même est un volume creux, sur lequel la pression extérieure est telle qu'elle produit l'apparence d'une pomme, même si celle-ci n'existe pas vraiment. C'est la poussée rythmique de l'espace sur cette forme qui compte» Pablo Picasso

Ce moment de danse est extrait d'une période de recherche
Partagée avec cinq interprètes d'horizons différents.
La recherche porte essentiellement sur le mouvement : sa matière et sa poétique. Elle repose sur les champs chorégraphiques abordés lors de deux pièces précédentes : un solo, puis un trio écrit pour une sculptrice, un comédien, une danseuse et se développe dans leurs prolongement.

Rendre visible des sensations relatives à des surfaces et des espaces
A été le prétexte initial à ces nouvelles pérégrinations.
La quête et l'expression répétée de sensations singulières, présentes, retrouvées ou imaginées, ont suscité la création des situations et des climats.
Des temps d'immersions des danseurs dans le langage chorégraphique prédéterminé ont alterné avec des moments d'improvisation, en résonance, réaction ou dialogue avec ces propositions.
La danse a émergé de ces échanges, faite de superpositions d'empreintes, d'influences mutuelles et d'effacements.

Chorégraphie : Frédérique Robert
Interprétes: Emilie Deroin-Thevenin, Benoit Gauthier, Francesca Saraullo et Julie Suchestow
Univers sonore pressenti: Robert Henke, Morton Feldman, Haendel

Patricia Koseleff (metteur en scène), Monica Mariniello (sculptrice) et Arnaud Koseleff (éclairagiste et administrateur) participent à l'élaboration de ce projet.



(c)P.Berger


Frédérique ROBERT reçoit une formation en danse classique puis, auprès de Christiane de Rougemont au centre Free Dance Song en danses afro-américaine, africaine et contemporaine. Elle s'initie aux arts de la scène avec Chris Pagès (Forum du mouvement). Dès 1980, elle participe à des spectacles de rue, de cabaret, et à des performances avec des musiciens, des plasticiens. Elle interprète pour Stéphanie Roussel, Chrystine Van Maerrem, Hervé Jourdet une vingtaine de pièces tournées en Europe. Elle enseigne notamment à l'Atelier de la danse de Jacqueline Robinson, à la Schola Cantorum sous la direction de Karin Waehner, dans différents conservatoires et mène des ateliers dans les IUFM ainsi que pour la Compagnie Téatro Pazzo de Patricia Koseleff. Avec les chorégraphes Ingrid Keuseman, Pascal Fleury et le photographe/vidéaste Michel Serre, elle conçoit et réalise depuis 2002 "Banc de Passions" : Projet de recherche et de création pour une vie artistique à l'école et dans la cité. Performances (Intermittences), ateliers, tables rondes et installations. Elle fonde en 2004 avec Stéphanie Roussel et Arnaud Koseleff le Collectif Chantier Majeur et crée : Bazar et Miniature, Zéro.,Un; puis La Sieste Blanche (performance chorégraphique).

Emilie DEROIN-THEVENIN, Orthophoniste de formation, elle reçoit depuis 1996 un enseignement de la danse au Centre des Arts Vivants, aux Chantiers de la Danse à Lille et à l'école Peter Goss. Elle suit les ateliers et stages de Dominique Dupuy, Thierry Baë, Karim Sebbar, Christine Gérard, Denise Namura, Alban Richard, Nacera Belaza, Serge Ricci, Fabrice Dugied, Martha Rodezno et Pierre Doussaint. Elle se forme également au street soul funk-jazz, la danse africaine, le barathanatyam, le kuchipudi…Elle danse avec Geneviève Boutillier, la compagnie Transit-nomade, Séverine Delbosque, Karina Benziada et présente: un solo Ephémère puis Corps partagé, création pour trois danseuses et un musicien.

Francesca SARAULLO s'initie à la danse classique et moderne avec Cristina Nudi (Chieti, Italie) et à la danse contemporaine avec Maria Cristina Fontanelle (Mcfbelfioredanza, Turin).Elle est licenciée en Ingénierie du cinéma et des moyens de communication de l' Università degli studi di Torino. Elève de l'école dramatique Tangram Teatro de Turin et de l’Ecole pour acteurs d’Asti. Elle suit des séminaires sur le théâtre, la danse et l’improvisation vocale avec Philip Radice, Simonetta Alessandri, Rick Nodine, Sotigui Kouyaté, Raffaella Giordano, Giorgio Rossi, Peter Gemza, Nina Dipla, Shiro Daïmon, Frédéric Ligier et Philippe Ducou. Elle joue sous la direction de Marcel.lì Antùnez Roca , de Jura Soyfer, et au Tangram Teatro Turin et collabore avec les plasticiens:Giancarlino Benedetti Corcos et Giacomo Verde. Elle est actuellement interprète pour Nina Dipla.

Julie SUCHESTOW est formée à Epse Danse, école dirigée par Anne Marie Porras à Montpellier (danses classique, jazz et contemporaine).Elle obtient son D.E en danse contemporaine et pratique, depuis quinze ans, la danse hip-hop, le break-dance et le smurf au sein de différents groupes (compagnie MCR à Montpellier, Crew Forzesound à Paris…) ainsi que la capoeïra et les arts martiaux brésiliens. Elle a dansé pour François Rascalou, pour la troupe Oedipus Rex et a fondé l'association Inkorekt. Elle crée et dirige des ateliers d'écriture et des scènes Slam.

Benoît GAUTHIER se forme à un théâtre corporel avec des pédagogues issus de l’Ecole Jacques Lecoq (Patricia Koseleff) et du Théâtre du Mouvement (Catherine Dubois, Estelle Bordaçarre). Il suit les ateliers de l'ARIA avec Robin Renucci. Interprète du répertoire classique et contemporain (Les Choéphores d’Eschyle mise en scène de Patricia Koseleff, Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès, Grand-peur et misère du III ème Reich de Bertolt Brecht mises en scène d' Estelle Bordaçarre), il rencontre Frédérique Robert en 2005 à l'atelier danse-théâtre de la compagnie Téatro Pazzo. Il devient interprète de ses créations à partir de 2008. (Un : et La Sieste Blanche) Parallèlement, il poursuit son parcours de comédien auprès d'Estelle Bordaçarre et la compagnie Emoi.



Eve sans feuille et la cinquième côte d'Adam


(c)N.Hernandez


Chorégraphie: Tatiana Julien
Interprètes: Karima El Amrani, Louise Hakim, Amandine Etelage, Tatiana Julien
Composition musicale: Arthur Lavandier
Chant: Rodrigo Ferreira
Piano: Alphonse Ceminje
Guitare électrique: Arthur Lavandier



(c)N.Hernandez
Tandis qu'obscénité, indécence ou inconvenance sont l'essence même de la pornographie, la sexualité dans l'érotisme prend une dimension esthétique etimagée. La retenue et le mystère serait finalement ce qui distingue le véritable artiste érotique du pornographe. L'écriture ambigüe de la chorégraphie ne se veut pas absolument indécente mais est expressément destinée à traiter de la sexualité. Mettre en scène ou suggérer l'acte sexuel, c'est situer la frontièrearbitraire entre image légitimement sensuelle et image à la pornographieflagrante.Inspirée par les nus érotiques des photographies surréalistes, la danse sedéroule contre et avec le partenaire d'un mur. Support de l'oeuvre exposée,représentation lascive ou mise en contemplation de la poupée en vitrine. De la pose photographique et d'élans libidinaux, l'acte dansé se soumet à un désordre répétitif; le va et vient, l'irrésistible du désir, l'assoiffée du coït .


Pour la beauté du geste
Chorégraphie : Fabio Bello, Sarath Amarasingam, Anne Girard
Interprétates : Fabio Bello, Sarath Amarasingam
Musique : Vadim Vernay

Pour la beauté du geste — version IV parle avant tout du plaisir de danser. Tantôt performance physique et technique, tantôt mouvement brut, voire animal, le «» dont il est ici question se déploie sans autre intention que de laisser résonner chez le spectateur des états de corps en suspension, en rebonds, en glissades…
Les deux danseurs, formés à des pratiques diverses (style contemporain, hip hop, classique, danse indienne, capoeira) puisent dans ces dernières pour installer une rencontre dansée à la fois puissante et sensible. Rencontre de deux personnalités, de deux univers, et, surtout, de deux énergies dynamiques. Le duo s’est écrit en trio. Le troisième auteur n’est pas sur scène pendant la performance mais il n’est pas non plus un chorégraphe «énipotentiaire» à proprement parler. Son rôle est, par le jeu du «extérieur», de transformer la matière proposée par les danseurs, de l’affiner, de la modeler parfois. Il ne s’agit d’ailleurs pas uniquement d’un regard, mais, comme on l’évoquait plus haut, d’une présence qui reçoit le travail des interprètes au plan sensitif et énergétique et les guide de différentes façons pour avancer dans la construction
de la partition et son interprétation. Etre co-auteur, qu’on soit interprète ou non, a nécessité de s’interroger sur les affinités autant que les différences et de s’impliquer en permanence dans la recherche d’un consensus à trois construit sur des échanges verbaux et gestuels.
Le processus de création
Les «effets-miroir» par l’utilisation de l’outil photographique

Parmi les façons de réfléchir et de sélectionner les gestes ou les propositions émanant des danseurs, la photo a pris, au cours du processus de création, une place de plus en plus importante. Le regard extérieur est ainsi double: à la fois humain qui verbalise ce qu’il a vu ou ressenti, et technique, qui donne à voir ce que l’oeil humain ne peut saisir dans l’immédiateté de l’instant. L’outil photographique est aussi un moyen de travailler sur les états de présence en proposant une alternative à la posture d’intériorité. L’effet-miroir qu’autorise la photo permet au danseur de réfléchir sur les différences ou les similitudes entre ce qu’il a pu ressentir intérieurement par contraste avec ce qu'il a pu montrer à l’extérieur, sans subir le filtre ou la projection du spectateur qui sélectionne à partir de ses préférences ou de ses biais personnels. Ce travail, exigeant et parfois dérangeant, a permis de centrer les échanges entre les trois co-auteurs sur une production créative qui évite au maximum le jugement.


(c) A.Girard
Fabio Bello – co-écriture et interprétation
Rencontre très tôt la danse contemporaine notamment grâce au Festival de Châteauvallon (83). Après un apprentissage en danse classique et contemporaine aux Conservatoires Supérieurs de Grenoble et Paris, il continue sa formation auprès de chorégraphes contemporains et dans le cadre d’expériences de création autour de l’improvisation. Attiré par les arts martiaux, il a incorporé à sa pratique de danseur des techniques de capoeira (art martial afro-brésilien). Il danse régulièrement aux Instants Fugitifs, soirées autour de l'improvisation libre, rassemblant musiciens, danseurs et artistes visuels, au Regard du Cygne (Paris XXème). Depuis 2007, il développe aussi un travail de rue au sein du collectif Comipok qu’il a co-fondé avec 3 autres danseurs contemporains de sa génération.

Sarath Amarasingam – co-écriture et interprétation
Travaille depuis plus de 10 ans à partir d’une gestuelle hip-hop dans laquelle il privilégie le style « debout » qui nécessite un investissement de chaque partie du corps dans le travail d’isolation, par exemple. Suite à sa pratique de danseur et d’enseignant hip-hop, sa curiosité l'amène à pousser d'autres portes et en particulier celles de la RIDC (Rencontres Internationales de Danse Contemporaine). Il a également intégré dans sa recherche la pratique du bharata-natyam (danse indienne). Passionné par l’improvisation, Sarath a notamment participé en 2009 à la Soirée de l’Improvisation, proposée par la danseuse et chorégraphe Kazumi Fuchigami au Regard du Cygne (Paris XXème).

Anne Girard – co-écriture et photos
Pratique la danse contemporaine et plus particulièrement l’improvisation depuis plus de 25 ans. Initiée à la technique Jerome Andrews au sein de la Compagnie Cécile Thomson, elle a complété sa formation en danse par une pratique régulière d’arts martiaux et énergétiques japonais et chinois. Passionnée de photo, elle collabore à différents projets d’improvisation et d’écriture chorégraphique en utilisant l’outil photographique comme guide ou support de réflexion et d’échange avec les interprètes au cours du processus de création.


John et Jane Installations
John et Jane Installations, performances sauvages conçues par la chorégraphe Martha Moore et le plasticien Félix Perrotin, est un dispositif ouvert en évolution depuis 2005. Après les premières séries dans des appartements parisiens, John et Jane Installations ont fait des apparitions au Golden Gate Park et Pt Reyes en Californie, The Dragon’s Egg dans le Connecticut, et à The Construction Company à New York. That was easy, une version écrite de John et Jane Installations, a débuté en Normandie à l’occasion de la carte blanche donné à Christine Corday en juin 2008, et la dernière version en date a été donnée à Schwelle 7 à Berlin en novembre 2009. Pour Les Spectacles Sauvages, John et Jane Installations proposent un nouvel épisode.

Martha Moore, chorégraphe/interprète/chercheuse
Directeur artistique des Pénélopes, membre du collectif femmeuses (dirigé Cécile Proust), interprète vagabonde, collabore plus récemment avec les artistes Christine Corday, Ara Fitzgerald, et Félix Perrotin.

Félix Perrotin est un architecte/plasticien/performeur qui travaille sous les noms de Perrotin, Robert Miranda
et John Doe. Il est co-auteur des John et Jane Installations avec Martha Moore.






RESERVATIONS 09 71 34 23 50 ou ysis.redcygne@free.fr


TARIF UNIQUE 5 euros

agenda danse > SPECTACLES SAUVAGES 20 & 21 MAI 2010
haut de page
Le studio Le Regard du Cygne est géré par l’Association Musique Danse XXe (loi 1901)
Licence No 7500640-41-42 — SIRET N°34527163900014 — APE 9499Z — Association assujettie à la TVA