agenda danse > SPECTACLES SAUVAGES 19 & 20 janvier 2012


SPECTACLES SAUVAGES



Formes courtes en danse contemporaine, extraits de spectacles, étapes de créations en cours... Une formule ludique et surprenante pour échanger entre artistes, public et professionnels.
Deux programmes en deux jours.


TARIF UNIQUE 5 euros

JEUDI 19 JANVIER

BLANC / Contour de Thu-Ahn Nguyen
Les Petits Aquariums de Romain Pichard
Mademoiselle Lopez d’Anne Lopez
Salim de Grégory Kamoun

VENDREDI 20 JANVIER
A portée de mains de Lyane Lamourelle
Chaque chose a une pause d’Elodie Grech
Corps de soi de Gilles Schamber




JEUDI

BLANC / Contour (work in progress)

Chorégraphie Thu-Anh Nguyen
Avec Antoine Barjini

BLANC/Contours raconte l’histoire d’une mue, d’un processus de transformation, d’un dévoilement.
L’action se situe et démarre dans un endroit blanc : sans repère, sans relief. Un lieu neutre, un lieu zéro après le traumatisme.
En 3 des 5 tableaux de la pièce, une femme, sur un fil spatio-temporel non linéaire, reprend sa marche pour retrouver un équilibre, entre mutisme et violence. La dilatation du temps, mais aussi la question des contours en tant que délimitations ou repères sont au cœur du projet.
BLANC/Contours est une pièce pour une danseuse interprète, mais c’est un projet à deux voix, porté par une double partition chorégraphique et graphique. Le dispositif est une confrontation entre le langage de la danse et celui du dessin. Le mouvement du corps et celui du regard. Une mise en abîme entre une expression corporelle et une révélation de ce même corps trait après trait.

Thu-Anh Nguyen est danseuse contemporaine. Après une première formation en danse classique en conservatoire, elle se tourne très vite vers la danse contemporaine, influencée notamment par les techniques de Limon et de Cunningham. Ouverte aux différentes pratiques corporelles, expressives et esthétiques, elle centre le mouvement et la danse sur une approche avant tout sensorielle. Elle signe avec BLANC/Contours, la chorégraphie d’un premier solo, mais s’adjoint la collaboration du plasticien Antoine Barjini pour écrire une pièce à deux voix, portée par la danse et par la partition graphique vidéo-projetée. Thu-Anh danse et joue régulièrement avec le chorégraphe Mourad Beleksir au sein de la compagnie des Productions de l’invisible ( Paradise Now, Le prince des Ténèbres, La forme de la Boxe de la pensée…). Elle poursuit parallèlement son propre travail chorégraphique, souvent en collaboration avec d’autres artistes danseurs ou musiciens (TimeStretch, SpaceCake). Depuis quelques années, Thu-Anh assure la scénographie et la direction artistique de performances ou de spectacles pour des festivals et des villes (Banlieues Bleues, Aubervilliers, Villebon…). Passée notamment par la formation pédagogique du RIDC, et titulaire du diplôme d’Etat, Thu-Anh enseigne la danse contemporaine à Paris.

Antoine Barjini, graphiste et plasticien,
Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris, il a travaillé en tant que directeur artistique pendant une dizaine d’années. Par la suite, il s’est intéressé au graphisme culturel pour le compte de musées nationaux et autres structures publiques et privées. Il s’est toujours intéressé au corps humain et à sa mécanique en menant plusieurs projets autour de ce sujet dont notamment la rédaction d’un ouvrage sur la morphologie humaine  (en cours de réalisation). Il est également professeur de dessin et de morphologie à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs.


© Lisa Coullaré

Les Petits Aquariums

Extrait chorégraphié de la pièce de théâtre
Mise en scène Romain Pichard
Texte Les Petits Aquariums de Philippe Minyana
chorégraphie associée Nadège Guenot
Interprètes Maxime Berdougo, Benoit Charron, Sophie Gajan, Christian Lapeyroux, Jade Lohé, Estelle Terrisse

Quels sont les enjeux à dévoiler sa brutalité, sa fureur et sa véhémence aux autres et à soi-même ?
Quels sont les sacrifices et les efforts que nous demande cette libération ? Intéressés par ce que signifie un corps qui rougit, suinte, et convulse de gestes imprévus, nous nous sommes tournés vers ce théâtre où cafard et fantaisies se lisent directement dans les intestins. Être vivant, ce n'est peut être pas si évident pour un être humain. Peut être, parfois, nous l'oublions. Peut être, parfois, nous ne savons plus comment faire.

©Jackson Pollock
Romain Pichard
A son arrivée à Paris en 2004, il se forme pendant trois ans au Studio Alain de Bock et Katherine Gabelle (interprétation, improvisation, clown, yoga...) puis continue son parcours par deux années à l'Atelier Théâtral de Création de Françoise Roche tout en s’intéressant à la mise en scène. Il termine sa formation en école par un passage d’une année à l'école Auvray-Nauroy (interprétation, expression corporelle, expression vocale...). Passionné d'Art, il est aussi diplômé en Histoire de l'art à l'université Panthéon-Sorbonne.

Nadège Guenot
C'est par les chemins de traverses que Nadège Guenot chemine dans la vie. Elle goûte au théâtre par l'École de théâtre amateur du Pommier de Neuchâtel. Lors de ce cursus de 3 ans, elle découvre le spectacle vivant par l'initiation de comédiens et metteurs en scène. Il s'ensuit une année de préprofessionnelle à l'École Ton sur Ton (La Chaux-de-Fonds) dirigée par Françoise Boillat. Après un stage avec Serge Martin, Genève, directeur de l'école éponyme à Genève, elle part à Paris où elle découvre la pédagogue Françoise Roche de l'Atelier théâtral de création. Elle participe à de nombreux stages et cours de danse et de théâtre physique. En 2009-2010, elle entre dans l'Ecole Stéphane Auvray-Nauroy. Actuellement, elle répète le projet « Pfropfreis2 » de la Cie MKCD.31. Elle est artiste chorégraphe associée à la création sur le projet «Les petits Aquariums», mis en scène par Romain Pichard et prépare le deuxième projet de sa compagnie prévu pour l’automne 2012.

La compagnie Popùliphonia voit le jour en avril 2011 sous l’impulsion de son directeur artistique, Romain Pichard. Elle entend fédérer un ensemble d’artistes qui aiment travailler ensemble. Ce « travailler ensemble » était rendu possible par l’amour du théâtre, par une même exigence de travail, par un grand respect et une admiration des univers artistiques de chacun de ses membres, par une même curiosité pour le monde de l’art. Ce rassemblement espère être en mutation constante, comme un point de passage plus ou moins long sur le parcours de chacun.

Mademoiselle Lopez

Conception et interprétation Anne Lopez
Scénographie Claudine Bertomeu
Musique François Lopez, Richard Wagner
Co-production Théâtre de Nîmes
Subventions Drac, Région LR, Département de l’Hérault, Mairie de Montpellier

Mademoiselle Lopez est un solo, conçu et interprété par Anne Lopez, sera le 4ème depuis la création de la compagnie. Comme un retour sur soi, vers soi, un bilan, après 4 pièces de groupes, Ce solo va m’amener à travailler sur la question de la métamorphose, la question du monstre, du monstrueux en soi et la capacité de changement de l’être.
Changer - Devenir – Evoluer – Grandir - Faire un pas de côté - Un geste – Exister - Comment apprivoiser la sauvagerie ?
Aujourd’hui la question d’une identité singulière, étrange, qui ne ressemble à aucune autre, qui fuit les codes, qui n’est ni repérable, ni reconnaissable, est menacée ; Par méconnaissance et à priori, cette espèce est en voie d’extinction, pousse au conflit, elle échappe à la représentation ou elle dérange, bouscule ou fait peur. Dans ce solo, comme avait pu le faire dans les années 40, la danseuse Valeska Gert, je tenterai de refaire une place à l’étrange. Ma danse sera la première arme pour affronter ce solo, mais cette fois-ci je m’emploierai à traiter le son, le chant, les mots, le texte pour aller au bout de ce que j’ai à raconter, à explorer.

J'habite un petit corps, j'habite un petit corps sur un terrain qui contient pleins de dénivelés. Mon terrain n'a pas de clôture, il se délimite de manière anarchique, par des buissons, tout autour des buissons et des ronces. J'habite un terrain dont la forme n'est pas carrée, ni rectangle, ce n'est pas non plus un triangle, ni un couloir, mais c'est une propriété, celle que j'occupe. J'habite une propriété dont je n'ai pas encore compris toute l'architecture, et certains jours, au réveil, j'ai même le sentiment d'être chez quelqu'un d'autre. Ma propriété n'est pas aussi grande que je pense, elle est changeante, il n'y a que quelques pièces et pourtant j'ai le sentiment qu'il y en a une multitude. J'avance d'une pièce à l'autre sans arriver à en faire jamais le tour. … Certains jours, dans ma propriété, il fait très chaud, j'ai beau éteindre le chauffage, ouvrir les fenêtres, rien à faire, la température continue de grimper et je sens mon thermostat prêt à exploser, et là souvent un risque d'effondrement est à prévoir; Alors je prends les devants, j'anticipe, je vais dans le placard du couloir, chercher une bonne masse pour flanquer un gros coup au centre d'un mur porteur de ma propriété, pensant que cela pourra faire descendre l'aiguille. En règle générale, un coup ne suffit pas, je m'acharne à déconstruire, à défaire, je m'emploie à faire exploser ce mur jusqu'à ce que le plafond finisse par me tomber en pleine face. Choquée, inquiète, coupable, je constate les dégâts, j'ai envie de fuir, d'appeler au secours, d'aller chercher quelqu'un, mais en règle générale , je m'allonge, là où je suis, je m'allonge, et j'attends, j'attends, j'attends,…… Anne Lopez

Anne Lopez commence la danse à Uzès en 1986 puis danse dans la compagnie Longitude implantée au Triangle à Rennes (1990) avec Roni Deruyver et Fréderic Vaillant pour Instinctive Song et Libre Asile. Danse pour Yann Lheureux, Laurent Pichaud, participe à l’événement Potlatch de Mathilde Monnier (2000), suit les formations de Odile Duboc, Carlotta Ikeda, Benoit Lachambre, François Verret, Mathilde Monnier. Fonde la compagnie Les gens du quai en 1998 avec Sophie Gérard et François Lopez. En juin 2004, elle reçoit le prix de la SACD Nouveau talent chorégraphique pour l’écriture de la pièce De l’avant Invariablement (projet dance/web/Europe).



© Claudine Bertomeu


SALIM de Greogry Kamoun


© Picasso / portrait de Michel Leinis

Chorégraphe, interprète et créateur musical
Grégory Kamoun


J'imagine mon moi comme dans un prisme ; tous les personnages qui tournent autour de moi sont des moi qui m'agacent par leurs agissements.
E. Th. A. HOFFMAN


Le thème de la solitude inhérent à la création d'un solo m'ont conduit à interroger la notion de personne, puisque dans un solo, on est face à soi même. Mais qu'est ce que ce soi même? Qu'est ce qui le constitue et quelles en sont les limites?

Grégory Kamoun, danseur, pédagogue et chorégraphe, s'est formé au théâtre et à la danse au Centre National de Danse Contemporaine d'Angers sous la direction de Bouvier/Obadia. Parallèlement il s'est formé la capoeira, à la danse contact et à l'improvisation. Il a été interprète pour Claudio Bernardo , Alain Platel des Ballets C de La B , François Raffinot , le collectif TRASH, Raphaëlle Delaunay, et travaille actuellement pour la compagnie Montalvo/Hervieu. Il enseigne régulièrement à Canal Danse et au CNAC. La compagnie ASALTO est né en 2010. Salim est la première création de la compagnie.

VENDREDI 20 JANVIER

A portée de main(s)

Création 2012 (extraits)
Chorégraphe & interprète Lyane Lamourelle
Flûtiste Laure Warnery
Chef de chœur & guitariste Benjamin Fau
Sculpteure Marie-Pascale Deluen

A portée de main(s) revisite nos gestes quotidiens et symboliques, s'en amuse, les rendant poétiques et mystérieux. Danse, musique et sculpture se rencontrent et se répondent dans une suite de tableaux, évoquant nos différents regards sur la main. La sculpture ici, se pose et s'anime, pour révéler des espaces sonores, chorégraphiques et visuels.

La Main, silencieuse, géante ou gênante, puissante, sensible ou fragile, expressive, directive ou soumise, gracieuse, rassurante … saisit notre imaginaire. Souffle, mouvement et résonance habitent la main ouverte à toutes les aventures. De Piazzolla à Taira en passant par Gainsbourg, les sonorités se frottent aux matières sculptées de papier et de chair.

Lyane Lamourelle, Benjamin Fau, Laure Warnery et Marie-Pascale Deluen présentent leur première collaboration, née d’un désir commun de travailler autour de leur outil d’expression, la main. Cette recherche explore les questions du sens, de la poésie, de l’attrait ou de la distance qu’une main peut instaurer. Laissons-nous prendre par la main un instant, sans jamais la perdre. Telle pourrait être la devise à partager, de cette rencontre… à portée de main.



©Marie-Pascale Deluen

Corps de soi

Cie Gilschamber
Chorégraphe & interprète Gilles Schamber
Regard extèrieur Yann Lheureux
Musique « Prayer of the heart » de John Tavener / Featuring Björk

Le chorégraphe évolue dans un équilibre, un jeu qui contribue à une mise à nu de l’intime, du souvenir, de la conscience du corps. Il apporte la base, puis se nourrit au travers du processus de création par les pulsions, les émotions, avec ce besoin d’aller toujours plus loin, de dépasser ses limites. Ce travail à la frontière de l’autobiographie interroge notre être le plus profond.

Gilles Schamber
Après une formation académique au conservatoire (violon, danse, solfège, chant etc..) et une médaille d'or en danse au conservatoire Régional de Metz en 1977, Gilles Schamber débute sa carrière d'interprète en 1978 à l'Opéra de Lille sous la direction de Willy Cerrulo. En 1979, il intègre le Ballet Royal de Wallonie où le répertoire classique l'attend ainsi que des créations de nombreux chorégraphes. De 1983 à 1986, il partage de multiples aventures (créations, répertoires, tournées...) au sein du Ballet du XXème siècle sous la direction de Maurice Béjart.En 1989, il devient co-directeur artistique d'une compagnie de danse contemporaine : l'Empreinte, résidente de la ville de Morlaix jusqu'en 1997, puis implantée à Vannes. De 1990 à 2000, il signe 13 collaborations artistiques. La page se ferme en décembre 2003 sur six années de résidence au Palais des Arts de Vannes. Gilles Schamber crée alors l'association Tanz – Cie Gilschamber. A la fois chorégraphe et interprète, Gilles Schamber compose son répertoire : Liebe Liberté, Presque Tout Sinon Rien (version 5 et 10 danseurs), Au Bord De Soi, Rencontre, Violence Fragile, Désir, Quiestquietquiproquos, Jeu de Vilain, Marcel et Kleid.



©Manuel Coillot

Chaque chose a une pause

Chorégraphe & interprètes Elodie Grech & Fabien Monrose
Musique Bénédicte Picardet
Film en vidéprojection Sébastien Houis

Chaque jour, la vie passe, avance et puis en un instant, bascule. Alors il ne reste, que des suffocations et la peur…

Et puis, un beau jour, ça ne prévient pas…l’espérance revient.

On n’ose pas, on s’approche, on se retire, on s’effleure. Deux corps alors s’apprivoisent au delà du froid, plus fort que la peur. Jeux dansés de bras, de mains, corps désirants ; joie de danser. Un tourbillon, le tourbillon de la vie.

Elodie Grech

C’est à Marseille qu’elle commence une formation de classique à l’âge de quatre ans. Elle remporte de nombreux concours grâce aux différents professeurs et écoles qu’elle fréquente. Tout au long de sa formation, elle s’ouvre à différentes disciplines : classique, jazz, modern jazz, hip hop et salsa, mais c’est le contemporain qui lui offre la liberté d’exprimer son univers artistique. Après avoir valider ses examens techniques en jazz et contemporain et théoriques en vue du diplôme d’état pour enseigner, elle part à Paris où elle crée sa compagnie, la compagnie l’Autre et Moi. Son travail part d’un ressenti, une émotion qui donne naissance à un mouvement, tout en s’appuyant sur l’expressivité du visage et de la vidéo. En 2009, elle crée son solo « Chaque chose a une pause » qui sera complété par un duo en 2011.

Fabien Monrose
Danseur de formation pluridisciplinaire (danses africaines, arts plastiques, contemporaine, mime, butoh), il participe aux créations de Claudio Basilio, Xavier Lot, Catherine Seneor, Janay au sein de la cie Gecko. Il danse également pour Andy Degroat, Jean-Claude Gallotta, et la compagnie Les Enfants Rouges. Depuis 2005, il suit l’enseignement de Jean Guizerix et Wilfride Piollet. De cette rencontre naît en 2009 le solo Pour Rien, co-écrit avec Jean Guizerix à partir d’un texte de Samuel Beckett. En tant que chorégraphe il crée Africain, mon frère pour 18 jeunes danseurs aux Rencontres Internationales de la Jeunesse Francophone, à Niamey (Niger) en 2005; puis le solo Réveil en 2007. Assistant Nathalie Adam pour le spectacle Absent, je te retrouve, il réalise aussi des décors pour quatre mises en scéne de Estelle Bordacarre.


RESERVATIONS 09 71 34 23 50 ou redcygne@free.fr


TARIF UNIQUE 5 euros

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Le studio Le Regard du Cygne est géré par l’Association Musique Danse XXe (loi 1901)
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