agenda danse > Sauvages janvier 2010

SAUVAGES
VENDREDI 22 JANVIER 15h00 & 19h30
Formes courtes en danse contemporaine, extraits de spectacles et étapes de créations en cours...
Une formule ludique et surprenante pour échanger entre artistes, public et professionnels.


Tarif unique 5 euros - Réservation au 09 71 34 23 50




Les Filles de Mynias
Chorégraphie de Juliette VITTE, la compagnie L’Imprévue

« Elles sont six à traîner les obligations et les devoirs du quotidien féminin jusqu’au jour où la charge est trop lourde et que l’une d’entre elles parvient à s’en libérer. Cette délivrance est une vraie perte de repères pour toutes. De ce chaos, certaines finiront par trouver leur propre chemin pour s’élancer dans la vie. »

Les Filles de Mynias s’inscrivent dans un spectacle en trois volets Notochorde. Chaque partie est une manière de représenter des transformations psychiques à travers le temps, l’espace, l’énergie et la tonicité : soit métamorphose soudaine, soit processus plus lent allant de l’avant, soit retour en arrière pour apprécier le chemin parcouru. Trois tableaux des changements d’état de l’être humain sur le chemin de la vie.

Interprètes : Géraldine PAQUERON, Sophie GOURJON, Sophie STELLATO, Coline HUBERT, Sabine JALABERT, Fanny DU BLED
Musique composée et interprétée par Laurent BERNARD
Costumes : Estelle BARUCQ
Création 2008

La Compagnie l’Imprévue est dirigée par Juliette VITTE depuis 2004 avec la création du Passeur et de la Femme Penchée, sur l’idée de l’ombre, celle qui nous sert de guide dans nos choix et qui nous motive dans notre vie.
Portraits en 2005 est une collaboration entre Juliette Vitte et Bruno Letort, compositeur et musicien. Cette rencontre impulse un changement dans la manière de travailler de Juliette Vitte. Plus légère, parfois improvisée, sa danse naît de l’intention et non plus d’une détermination formelle. Elle suit le mouvement qui naît de son état d’esprit et qui correspond à un état de corps, moteur de la création.
Notochorde reste dans la thématique de l’ombre, avec les costumes créés par Estelle Barucq sur une idée de Fabienne Denoual, plasticienne, pour les Filles de Mynias. Elles semblent traîner leur propre ombre, le poids des non-dits et des interdits qui les guident comme des fils invisibles dans leur vie jusqu’à ce qu’elles trouvent le courage de lâcher les injonctions parentales et sociétales afin de trouver par elles-mêmes leur chemin.

Juliette VITTE est chorégraphe et danseuse pour la compagnie professionnelle l’Imprévue et pour le groupe des Performeurs Urbains (compagnie de danseurs amateurs).
Elle participe en tant que danseuse aux créations du collectif Scapulo et Barbotine (Jeune Public) et à celles de la compagnie des 7 Sources (Théâtre en Rond).
Elle a été l’interprète de Nathalie Pubellier, Anne Dreyfus, Bruno Sajous et Selin Dündar.
Elle poursuit actuellement la formation de praticienne en Body-Mind Centering®. Elle est psychologue de formation.
Sa démarche vise le développement de l’être humain à travers le toucher, le mouvement, la danse et la création.

Interprètes

Elles sont en formation de professeur de danse (Coline Hubert et Sophie Stellato) ou professeur de yoga (Géraldine Paqueron), professeur de danse africaine (Fanny Du Bled) ou comédiennes (Sabine Jalabert et Sophie Gourjon). Elles ont été choisies pour leurs qualités en tant qu’interprètes passionnées et engagées. Leurs âmes participent à la réussite de ce spectacle ainsi que leur complicité.



(c) Steevie Lardoux

Beatriz chante de Beatriz SETIEN

D’abord, il faut dire que cette performance a comme point de départ deux œuvres déjà existantes : d’ une part l’œuvre de Joseph Kosuth One and three chairs et d’autre part, trois chansons tirées d’un recueil de chansons folkloriques françaises à plusieurs voix.
Les chansons populaires sont à l’origine un savoir de transmission orale, l’auteur est souvent anonyme (voire multiple), il s’agit d’une pratique collective et intégrée à la vie quotidienne. Leurs mélodies et paroles sont un contenu plein de fictions et de narrations, d’affects.
A l’opposé de celles-ci, One and three chairs est une œuvre conçue pour être vue dans un musée ou dans le contexte de l’art non pratiqué dans la vie quotidienne. L'oeuvre amène par sa conception et dans la compréhension un grand niveau d’intellectualisation. La figure de l’auteur et sa volonté personnelle deviennent presque protagonistes et pour finir, la trace de tout affect est, en apparence, effacée.
Dans Beatriz chante, le conceptuel et l’émotionnel, a priori présentés comme dissociés, viennent travailler ensemble en synergie.


Beatriz SETIEN
Beatriz est née en 1980 à San Sebastian, Espagne.
Elle suit la première année de Philosophie à l’Université de San Sebastián. Elle décide finalement de faire des études d’ art et elle obtient en 2005 son diplôme dans la faculté des Beaux Arts de Bilbao et passe une année à l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg. Pendant son cursus universitaire elle participe à l'Atelier de création-danse de l' Université du Pays Basque avec Idoia Zabaleta.
Plus tard elle poursuit sa formation en danse contemporaine et performance à travers différentes rencontres et stages avec Odile Duboc, Simone Forti, Xavier Le Roy, Esther Ferrer entre autres.
En 2007 elle obtient la bourse de Création Chorégraphique du Gouvernement  Basque et pendant 2008-09 elle bénéficie de la bourse de Création en Arts Plastiques de la “Diputación de Gipuzkoa.”.

Elle crée depuis 2007 ses pièces chorégraphiques ou performances, toujours à la frontière entre différents médias: la danse, les arts plastiques, la musique.

Ruben BISSOLI
Ruben, contre-ténor, est né à Lonigo (Italie). Il étudie la musique au Conservatoire National de Saint Maur, sous la direction d'Yves Sotin. En 2009 il a également été admis au sein de l'atelier baroque du Conservatoire du 11e arrondissement, dirigé par Julie Hassler. Ruben est membre de l'ensemble vocal baroque Concentus diletto musicale de Claude-Xavier Hollenstein avec lequel il tourne en France et en Suisse. En concert, Ruben a également chanté en tant que soliste dans des concerts d'airs d'opéra baroque de G.F. Händel (comme par exemple Alcina et Ariodante) pour l'anniversaire de la mort et dans des auditions dédiées aux mélodies françaises et lieder allemands.

Cette pièce a le soutien de la Ménagerie de Verre/Studiolabs, LAIRE à Montpellier et du studio Le Regard du Cygne (prêts de studios).


(c) Jérôme Delatour



La Fragilité des Apparences/Partition #3/Impromptu 1

La Fragilité des Apparences se compose de trois pièces chorégraphiques distinctes et autonomes: Partition#1, Partition #2 et Partition#3, qui questionnent, chacune à leur façon, les différentes significations du mot «partition».

Partition #3, en cours de création, prendra la forme de 3 Impromptus de 15 à 20 minutes chacun. Dans la musique contemporaine voire expérimentale, les partitions sont souvent volontairement ambigües, ouvrant la voie à plusieurs interprétations possibles laissées à l'appréciation du musicien. Cette grande part de liberté donnée à l’interprète est le cœur de Partition #3, Impromptu 1 en est le premier volet.
Ce premier Impromptu met en évidence La fragilité des apparences par  l’utilisation aléatoire de la musique au moment de la représentation. Les percussions enregistrées en amont sont gérées en spectacle directement par ordinateur, créant ainsi une pièce cohérente et identifiable, mais qui n’est jamais la même. L’interprète évolue dans un espace délimité par 4 haut-parleurs au travers desquels le son vient l’interpeller. Elle est en situation de risque, d’inconnu, « sans filet » en quelque sorte. Forte du langage chorégraphique par lequel elle s’exprime et qu’elle possède parfaitement, elle va se lancer dans l’aventure, savourer cet échange mystérieux et, par ce jeu plein de rebondissements, nous dévoiler une facette d’elle-même insolite et rare. Un grand moment de liberté à partager.



(c) Alain Julien

Coproduction La Tartaruca-Cie Nadège MacLeay/Centre Culturel Saint-Exupery de Reims/Commande musicale de Césaré, Centre national de création musicale avec le soutien de l’État. Avec le soutien Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Champagne Ardenne/Conseil régional de Champagne Ardenne - ORCCA/Le Manège de Reims-Scène nationale/MJC Calonne de Sedan.
Remerciements à Brigitte Hyon des RIDC pour le prêt de studio de répétition

Impromptu 2 et 3 suivront les mêmes principes : 1 interprète en prise directe avec l'inexploré et libre de ses choix. et 1 élément différent (lumière, image...) introduisant l’aléatoire au moment de la représentation.
Pièces mobiles et courtes elles peuvent exister aussi bien dans l’espace conventionnel du théâtre que dans des lieux « autres », en intérieur et parfois en extérieur.

Nadège MacLeay - chorégraphe
Après des études en langue et civilisation japonaises, Nadège MacLeay a commencé à danser au Canada, à Vancouver, sous la férule d’un professeur de chez Merce Cunningham. Un stage à Seattle auprès du célèbre chorégraphe américain est à l’origine de sa vocation. Depuis, elle n’a plus arrêté de danser.
De retour en France, elle est engagée dans la compagnie de Jean Pomarès et poursuit une carrière d’interprète auprès de nombreux chorégraphes. Par esprit d’ouverture, elle a choisi de travailler avec des créateurs aux univers très variés : de l’Américaine Viola Farber (ancienne interprète d’exception de Merce Cunningham) au monde des nouvelles technologies de Jean-Marc Matos ou au monde baroque de François Raffinot et de Ris et danseries en passant par l’univers très personnel de François Verret, d’Odile Duboc ou de Nathalie Collantès.
Elle participe en tant qu’interprète et assistante à de nombreuses productions baroques (Ris et Danceries, la Cie L’éventail de Marie-Geneviève Massé, l’Arcal) et signe la chorégraphie du film vidéo Pierre et le loup d’après le conte musical de Serge Prokofiev, réalisé par Michel Jaffrennou. Ce film a reçu le 7 d’Or du meilleur film d’animation pour l’année 1996.
Parallèlement à son parcours d’interprète, elle enseigne en France et à l’étranger et est titulaire, du Certificat d’Aptitude (CA) de professeur en danse contemporaine
La Compagnie Nadège MacLeay voit le jour en 1990 et s'installe en région Champagne-Ardenne en 1997 où elle poursuit son travail de création et mène de nombreuses actions pédagogiques en direction du public et des professionnels. La Compagnie a maintenant à son actif les créations suivantes: Longueur(s) d’onde (1990), 2’ d’arrêt (1992), Les chroniques nomades : Futae (1992), White water (1993), et Passage oublié (1994), C’est çà le paradis ? (1996), Fenêtre(s) (1997), Puzzle (1999), Conversations (2000), Tales of Water (2000-2001), Le tracé du pinceau (2002), Le bras de Julie (2003), De cour à jardin (2003), L’empereur et le carreau de faïence (2005), Traits d’union (2007), Petite suite pour temps présent (2007), La fragilité des apparences / Partition #1 (2006), Partition #2 (2008), Partition #3/Impromptu 1 (2009) Impromptu 2 et 3 (2010).

Lila Abdelmoumène - interprète
Formée au Conservatoire National de Région de Paris en danse contemporaine de 2000 à 2004, elle travaille avec les chorégraphes invités : Christian Bourigault, Nassera Belaza et Nadège MacLeay. Elle aborde le répertoire de Dominique Bagouet (So Schnell) avec Priscilla Danton. Médaillée d’or à la Fédération Française de Danse en 2004 (catégorie solo) avec une chorégraphie de Claire Bolier, elle participe à divers projets présentés au Festival étudiant 2006, au Festival des nuits d’Angkor 2006, ainsi qu’au Festival d’Aurillac 2007. Parallèlement, elle poursuit des études supérieures en psychologie, danse thérapie et anthropologie de la danse et obtient le Diplôme d’Etat de professeur en danse contemporaine en mars 2009.

Carol Robinson - compositrice
Compositrice et clarinettiste franco-américaine s’intéresse de près au son, à l’expression, à la communication. Clarinettiste autant à l’aise avec le répertoire classique qu'avec l’expérimentale, elle se produit dans les grandes salles et festivals mondial. Sa discographie récente comprend aussi bien des monographies de Scelsi, Nono, Feldman ou Berio, que de la musique classique. Également passionnée par l’improvisation, elle se met autant que possible dans les situations musicales les plus ouvertes.
Parallèlement à son parcours d’interprète, elle développe un univers personnel au travers de créations de théâtre musical présenté en France, Allemagne, Suisse... C’est pour répondre à des exigences d’expression de plus en plus pointues, que la composition prend peu à peu une place prépondérante dans sa création artistique.
Elle écrit des œuvres pour de petites formations et reçoit rapidement des commandes pour des œuvres de plus grande envergure. Ses œuvres instrumentales sont présentées en concert et enregistrées par le Hessischer et le Saarlandischer Rundfunk en Allemagne, la Radio Nationale de Lituanie, Radio France, ARTE…
Elle intègre rapidement les possibilités offertes par la musique électronique enregistrée ou par le traitement en temps réel. Elle signe ainsi plusieurs pièces conçues en mariant sons acoustiques et traitements électroniques, et explore l’usage des processus de diffusion aléatoire. Cette préoccupation avec la sonorisation d’un lieu donné, l’amène à concevoir des installations.
Elle écrit aussi des musiques pour des créations chorégraphiques : Le Carreau (Commande d’Etat 2004), M-Music, Just Let it Go, Nana’s Flight, Ratatatat (Commande musicale avec le soutien de l’Etat 2009) pour la Compagnie Nadège MacLeay; La terrasse à l’ombre de la lune et Le chasseur au lac (commande de la Fondation Royaumont 2005) pour des chorégraphies de Susan Buirge; Titi (commande de Radio France 2008) pour la chorégraphe Young Ho Nam.


Tarif unique 5 euros
RESERVATIONS 09 71 34 23 50 ou ysis.redcygne@free.fr

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