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Répétition publique danse VENDREDI 14 JANVIER 15h00 CORPS INVERSÉS de Geneviève Mazin - Création en cours Entrée libre (c) J.M.Carmona |
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CORPS INVERSÉS « Si perçante soit notre vue, on ne se voit jamais de dos. » Proverbe chinois Le travail présenté lors de cette répétition au studio Le Regard du Cygne vient d’un projet commencé en juillet 2010 dans la parc du Domaine de le Grange-la-Prévôté à Savigny-le-Temple. La question du temps qui est posée ici, trouvera deux formes distincts une pour l’extérieur pour 4 danseurs et une pour le plateau. Seront présentes pour cette répétition publique: Séverine Bennevault & Geneviève Mazin Montrer sa face c’est regarder vers le futur, se projeter vers l’avenir. Danser de dos c’est retenir l’instant, suspendre son souffle de peur que tout ne s’efface. Jouir du présent. C’est une histoire de temps, une façon de lui résister la sensation peut-être de reculer mais pour mieux sauter. Une histoire aussi qui s’écrit, sur le dos, sur la peau. Partenaires 2010: Ville de Savigny–le-Temple, Le Café-Danse Bobby Sands et le Domaine de la Grange-la –Prévôté. |
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Geneviève Mazin, chorégraphe et interpréte Sa démarche se caractérise depuis de longue date par une attirance vers l’autre, le dissemblable, l’étranger, le déraciné.
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En 2004, une première expérience leur permet d’écrire séparément au sein de la cie Retouramont. « Hisses ! » et « Transparence », seront proposés dans une soirée partagée. Ils signeront leur dernière pièce ensemble « Empreintes » fin 2008.
De 1997 à 2009, parcourant les espaces intérieurs du plateau comme les espaces urbains, les chorégraphes défient les lois de la gravité et proposent des spectacles aussi bien aériens que très ancrés dans le sol. La question de la place du corps dans l’espace public tiendra une place prépondérante dans l’ écriture de « Réflexion de Façade » Ce concept danse et architecture, donnera lieus à de très nombreuses performances sur d’innombrables façades, dans le monde entier, de Panama à Beyrouth en passant par le Japon. Son désir de développer dans les différentes créations partagées, un travail tourné davantage vers le corps et le mouvement, ses états intérieurs et sensible, d’affirmer une danse qui déplacerait ses contraintes, l’amène à entamer un travail plus personnel. « Le Nœud de la Forme », solo crée en 2008, la création de « même à moi revenue… » prévue pour 2010 en sont les signes, en 2009 les deux chorégraphes décident de poursuivrent séparément. | |||||
![]() (c) J.M.Carmona Cie Geneviève Mazin – L’Archanthrope Je veux parler de danse, de mouvements qui prennent l’espace, des raisons à inventer des paysages poétiques, des géographies du corps. Une motivation qui vient de l’intérieur Dans « le Nœud de la Forme», la question de la contrainte de mon propre corps comme point de départ, la recherche de ses coincements, ses limites, sont au cœur de la recherche. Mon corps définit les axes, les appuis nécessaires au mouvement. L’appui et la transformation du corps sont au centre. L’appui est aussi bien nœud intérieur, objet, corps que sensation. La transformation est un état du corps, animal, minéral, une pâte qu’on malaxe. Par ce travail se constitue alors un langage, un répertoire, pour que s’accumulent les strates du savoir du corps. Entre horizontale et verticale La recherche se situe sur la relation que l’on peut établir entre l’horizontale et la verticale du corps, le debout et/ou le couché, entre ces deux dimensions qui définissent l’espace, le sol et/ou les murs et autres objets verticaux. Passer de l’un à l’autre pose la question de la verticalité du corps, instable qui cherche son axe, comme pris de vertige car relevé trop vite. Cette démarche me conduit à travailler sur un corps/matière, malléable, pour qu’il devienne autre, qu’il change d’aspect. Le mouvement s’en empare dans un va-et-vient répétitif et jamais identique. La gestuelle rentre dans une écriture faite de variantes, elle se reflète en elle-même, cherche combinaisons et déclinaisons. Le mouvement semble enfermé sur lui-même et pourtant, il vit, se déroule, se déplace. Une danse d’opposition, de tensions, de résistance. Cette résistance venue de l’intérieur se retrouve à l’extérieur du corps, dans l’espace traversé par la danse, comme si l’air qui entourait le corps était épais, dense presque boueux. Deux espaces se répondent alors : celui du plateau de théâtre et celui du dehors. Dans ces espaces, le travail est le même : se confronter, se placer face à ses contraintes, sa peau, sa fragilité, sa verticalité, soi, l’autre. Le corps s’y fond comme il s’y distingue. Il adhère puis cherche aussitôt à s’extraire. Dans un aller-retour permanant l’acte intérieur se nourrit de l’action extérieure, et l’extérieur ne peut trouver force et maturité qu’en passant par l’intérieur. L’espace joue comme un catalyseur par lequel le corps laisse jaillir des états enfouis, des sensations cachées. Ne s’agit-t-il pas alors de tenter de connaître par le sensible d’un corps dansant, le lieu sur lequel nous nous trouvons ? Désir de collaboration et de confrontation des points de vues L’apprentissage de soi est le point de départ. Corps, espace, matière sont les trois ingrédients de la recherche. Intérieur et extérieur les limites de l’exploration. Lors, partir de ses préoccupations intimes me conduira à de nouvelles collaborations, confrontations, à l’image de celles que j’ai entamées avec Imen Smaoui dans « même à moi revenue… ». Travailler à sa propre création en invitant des regards, des outils, des contraintes autres, riches et diverses. Là, la confrontation à une image de soi au travers de la caméra, ici le dialogue avec une chorégraphe, là encore l’irruption d’un univers sonore, ou encore ici l’architecture d’un lieu, sont autant d’exemples de contraintes et d’interactions intérieur/extérieur. Et puis, les interprètes qui apprennent aussi à apprendre, à explorer et apportent leurs propres expériences pour enrichir la recherche. Enfin, les outils : le corps, la terre, l’arbre, l’immeuble… autant d’objets contraintes qui s’imposent et nécessitent d’entrer en dialogue. En choisissant d’appeler l’association l’Archanthrope (ou le 1er homme qui s’est mis debout), dont on peut dire aussi que c’est l’homme des commencements, le projet trouve un chemin tracé. Il y a de la volonté et de l’effort pour passer de la position couché à la position debout, de l’horizontale à la verticale. Il y a du mystère à passer du monde de l’inconscient à celui du conscient, il y a de la confiance pour commencer dedans et poursuivre dehors, pour d’abord s’isoler et ensuite partager. Plus d'infos sur la cie |
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Entrée libre RESERVATIONS 09 71 34 23 50 / redcygne@free.fr |
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