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Fin de résidences danse - Soirée partagée pour deux compagnies VENDREDI 1er & SAMEDI 2 AVRIL 20H20 Fruition de Christine Bastin - La Folia IMAGOS de Ricardo Rozo / Cie Objets Fax La Cie La Folia et la Cie Objets-Fax sont accueillies en résidence au studio Le Regard du Cygne grâce à une aide du Conseil Régional d’Île-de-France au titre de la permanence artistique et culturelle. |
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| Fruition « Fruition... rien qu’au prononcé de ce mot, tout nous est donné à voir et à respirer » Marcel Moreau Invitation à entrer dans une création à ses débuts. À découvrir quelques fragments d’écriture chorégraphique de Christine Bastin, nés de sa rencontre avec l’écrivain Marcel Moreau, et le cinéaste Virgile Loyer, dont vous pourrez également goûter les mots et les images... Leur collaboration les mènera à « Fruition », création en cours pour la saison 2012... Une pièce à 3 voix : «mots, images et mouvements, dansant au même rythme vers la « chaonaissance », cette spéléologie spirituelle ou connaissance joyeuse du chaos interne... » Seront présents aux côtés de Christine Bastin : Marcel Moreau, Virgile Loyer, et Céline Gayon, danseuse. Après plus de 25 ans, d’un chemin dansé, avec ou sans paroles, où le fait de « dire » a souvent été utilisé comme aveu d’impuissance, l’acteur et le mot s’arrêtant là où le danseur commence, j’ai envie aujourd’hui d’inverser quelque chose : penser au mot, non plus comme signe d’un manque à être, mais comme « verbe » source d’être, tout aussi originel et palpitant que le mouvement de danse, quand il puise au même archaïsme, aux mêmes racines… quand il propulse vers la même joie. L’écriture de Marcel Moreau, qui ne raconte rien mais qui agite le fond de l’être, est l’écriture que je cherchais pour tenter cette aventure. Virgile Loyer, le cinéaste qui travaille avec lui depuis de nombreuses années, dégage cette même obsession de l’essentiel, dans une manière de regarder, de faire vibrer l’image, de la traiter comme une matière, comme une lumière avant tout…Il ne montre rien, il dévoile sans cesse… Tous les trois, nous voulons toucher l’écorce et les racines, au même rythme… Virgile a à peine 30 ans, je suis dans la cinquantaine, et Marcel est vers « l’octante » (il est belge)… et tout ça n’a pas d’importance. Il semble que ce soit un hymne à la vie dans sa plénitude, que nous ayions envie de créer… Sans histoire, en touchant tout à la fois et simultanément, l’abstraction du très prés (celle que nos sens pressés ne perçoivent plus), et le vivant… Les mots et les mouvements sont immédiats, l’image donne à voir ce que l’oeil humain ne peut voir, comme le microscope qui révèle des mondes inconnus et fondateurs. Grâce à nos trois rythmes mêlés, on espère toucher une 4ème dimension. |
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Marcel Moreau - Écrivain «…je crois avec une ferveur accrue que la seule aventure qui vaille est nécessairement intérieure. Que chaque homme se doit de devenir le monstre dont il possède en lui, ravagées, mutilées, maudites, toutes les composantes. » Marcel Moreau est un écrivain français d’origine belge, né en 1933 à Boussu (Province de Hainaut) dans la région minière du Borinage. Issu d’un milieu ouvrier dans lequel régnait comme il le dit lui-même un « pur vide culturel, [...] une absence totale de repère pour l’esprit », il perd son père à l’âge de quinze ans et arrête quelques temps plus tard ses études. Il vit alors de divers métiers jusqu’à devenir aide-comptable à Bruxelles pour le journal Le Peuple puis dès 1955 correcteur pour le quotidien Le Soir. Il se marie en 1957; de ce mariage naîtront deux enfants. En 1963, il publie son premier roman « Quintes », qui fait l’effet d’une bombe dans le milieu littéraire. Il est salué notamment par Raymond Queneau, Jean Paulhan et Simone de Beauvoir. Suivent « Bannière de bave » (1965), « La terre infestée d’hommes » (1966) et « Le chant des paroxysmes » (1967). Il emménage à Paris en 1968 où il continue son métier de correcteur. Il exercera ainsi pour Alpha Encyclopédie, Le Parisien libéré en 1971 et pour Le Figaro. Il effectuera également de nombreux voyages: URSS, Inde, Cameroun, Chine, Iran, Népal, Canada, Mexique, États-Unis et se liera avec des personnalités telles que Topor, Anaïs Nin, Dubuffet, Alechinski… Considéré comme un écrivain au style verbal particulier, organique, « tellurique mais pétri de lyrisme et prompt à l’envolée, sous l’effet d’une pulsion de derrière les fagots », il est l’auteur d’une oeuvre considérable. Il a reçu en 2007 le Prix de Littérature Francophone Jean Arp pour l’ensemble de son oeuvre. Virgile Loyer – Cinéaste Né le 08 décembre 1975 à Paris, philosophe et cinéaste, Virgile Loyer définit ainsi son travail :« Mon ouvrage porte sur les faits d’apparition et de disparition, de jaillissement et d’extraction. J’ai déjà travaillé avec une rivière, un musée, une danseuse, un mime, un professeur de cinéma, des musiques, des musiciens, un écrivain, et un comédien. La pratique du cinéma me permet de penser ce qui échappe à mes mots. J’aime les films qui en contiennent d’autres....Je vis le cinéma comme un art pariétal, un travail manuel paradoxalement primitif, avant le langage. Il tient à la fois du poème et de la danse. Dans mon dernier film, DONC (2007-2009) autour de Marcel Moreau, je voulais témoigner d’une lecture et d’une écriture. Le dispositif adopté devait être porté par la même tension qui porte l’écriture de Marcel, tension qui précède et excède le tournage. Le film procède entièrement d’un champ-contre-champ. L’effet, vertigineux par sa forme, le devient ici absolument, puisqu’en face de l’écrivain, il n’y a pas un interlocuteur ordinaire, mais un lecteur, Denis Lavant, qui fait corps avec les mots. Je voulais que les mots et les corps travaillent ensemble, et que le montage et la musique travaillent ce double rythme pour faire un objet qui aurait lui-même la matérialité d’une incarnation et inviterait alors, par le gouffre, à la danse du sens des mots. Virgile Loyer travaille actuellement à une adaptation du Mont Analogue, de René Daumal. Parmi ses oeuvres précédentes, figurent : ANAMNESES (2008), MANIFESTE ! (2006), SEUL LE DIABLE SAIT (2005-2006), LA MAISON DES MORTS (2004), LES MUSEES MEURENT AUSSI, YURA (2001-2003). Il a également collaboré avec de nombreux metteurs en scène ou journalistes à : SUR LE SEUIL (2010), création vidéographique pour la pièce de Sedef Ecer, mise en scène d’Elise Chatauret; TERRE PROMISE (2009), documentaire de Guillaume Lavit d’Hautefort; ESTAMOS EN CASSA (2009) Création vidéographique pour la pièce de Manon Moreau, OU VAS-TU PEDRO, mise en scène d’Elise Chatauret; VIEW ON THE SEA (2006), de Artus de Laviléon et Ramdane Touhami. Enfin il a été plusieurs années : assistant de Marc Sautet au Cabinet de Philosophie de Paris / Chercheur pour la collection Les Philosophes à la Question, édition Jean Claude Lattès / Responsable des rubriques Arts pour les revues Socrate and co et Philos. Christine Bastin – Chorégraphe Née à Lille, Christine Bastin commence la danse à l’âge de 9 ans, chez Anne-Marie Debatte, au Centre Danse Création de Lille : une école de vie, d’improvisation, de création et de spectacles, où elle danse pendant plus de 15 ans ! Puis elle poursuit dans le courant Nikolaïs à Paris, avec Nikolaïs, Murray Louis, Susan Buirge, Carolyn Carlson … et Christine Gérard dont elle rejoint la compagnie pendant 4 ans. Elle est également nourrie du droit, de la philosophie, de la psychanalyse, et de la question jamais épuisée de l’ordre et du désordre des choses dans la nature humaine… Au milieu de tout cela, la création : Lauréate de nombreux concours internationaux de chorégraphie (Volinine, France/ Nyon, Suisse/ Gröningen, Hollande), elle obtient en 1986 le 1er prix du Concours International de Chorégraphie de la Ville de Paris avec « Folia ». Elle crée alors sa compagnie et est, à ce jour, auteur d’une trentaine de pièces tournées régulièrement en France et à l’étranger, tant dans des petits théâtres que dans des lieux renommés. Entre 89 et 99, les pièces « Bless », « Grâce », « Gueule de loup » et « Be » seront jouées au Théâtre de la Ville de Paris, ainsi qu’une partition chorégraphique créée pour Jean Guizerix dans son projet « Les sept dernières paroles du Christ » de Haydn… Tout au long de son parcours, et selon les pièces, elle associe à la danse, le texte (Malcom Lowry, Valère Novarina, Paul Claudel…), le théâtre, le cirque, le hip hop, la peinture (Daniel Kohn, Olivier Marty), la musique vivante, la musique électro-acoustique (Bernard Parmégiani, Christophe Séchet), les arts plastiques (Maciej Fiszer), dans une passion profonde pour la rencontre des arts et l’écriture du mouvement… Elle ne crée pas seulement pour la scène mais aussi pour l’espace public, avec les « Côté Jardin » : pièces en extérieur ou dans des lieux insolites (sites architecturaux, piscine, églises, jardins, paysages urbains, festivals de l’eau…) et elle participe régulièrement à des rencontres d’improvisations entre danseurs, acteurs et musiciens. Elle est titulaire de l’équivalence du DE, et elle fait de la formation et de la transmission de son répertoire, en France (CND, Micadanses, CNSMDP, CCN, Conservatoires, Associations…) et à l’étranger. Enfin elle s’implique régulièrement dans tout ce qui touche à l’art chorégraphique… en participant à de nombreux jurys (examens de conservatoires, Rencontres Chorégraphiques ou Concours, en France et à l’étranger), en donnant des conférences autour de son travail (Villa Médicis Rome, Université Paris, Grenoble )…en étant marraine d’association telles que « Danse sur Cour » (danse à l’école), « L’art et la manière » (danse à l’hôpital), le CDC de Nouméa en Nouvelle Calédonie…et en travaillant activement avec d’autres chorégraphes aux questions touchant à la place de l’auteur et de la danse aujourd’hui. En 2000, elle obtient le prix culturel de la ville de Bourges, et en 2001, la distinction de Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. |
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IMAGOS Concepts plastiques et chorégraphie : Ricardo Rozo Interprètes : Fiona Gardner, Mirella Kolo, Ambre Pini & Ricardo Rozo Composition sonore : Jean-Claude Pellaton Composition et montage vidéo : Ricardo Rozo Technique vidéo : Ermano Travero et Yvan Jaccard Régie lumière : Yvan Liska Assistance technique : Adrien Pellot « La peinture est une optique d’abord. (…) La matière de notre art est là, dans ce que pensent nos yeux. Il s’agit d’ailleurs de savoir moins ce qu’ils pensent que d’étudier leur manière de penser dans ce qu’elle apporte à l’objet pensé (…) [car] la vision picturale se transforme en une optique, et devient pensée sensorielle.» René Passeron, L’Œuvre Picturale et les Fonctions de l’Apparence, (1986). IMAGOS prend la forme d’une pièce chorégraphique à contempler comme une peinture en train de se faire, prenant à parti le regard du spectateur, pour le conduire dans des représentations du corps humain, à la lisière de l’abstrait et du figuratif, entre l’ombre et la lumière. Le spectacle s’inspire du fonctionnement de la psyché, cette partie ombrée de nous-mêmes dans laquelle l’identité et notre mémoire nous jouent des tours. En psychanalyse le terme imago désigne une représentation inconsciente des « objets » internes qui peuplent l’histoire d’un individu depuis sa petite enfance, c’est-à-dire : la mère, le père, les parents, et la manière dont leurs combinaisons jouent sur la vie de l’adulte. C’est Carl Gustav Jung, qui en a proposé le terme en l’empruntant à la biologie, où il désigne l’état adulte chez certains insectes (comme les papillons), qui, après une mue et une métamorphose, finissent par développer leurs ailes et leurs caractères sexués. Dans la composition d’ IMAGOS, le terme est utilisé pour désigner ces images intériorisées et idéalisées, habitant notre mémoire inconsciente, filtrant à notre insu la perception du réel. Projeté comme un triptyque dédié à l’image du corps, la pièce fonctionne par métaphores, matérialisant en quelque sorte l’espace et le temps au moyen de l’écriture du mouvement exposée à des matériaux singuliers : de la terre noire, de la peinture acrylique et un dispositif vidéo. |
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RESERVATIONS 09 71 34 23 50 ou redcygne@free.fr PRIX DES PLACES Tarif plein 13 euros Tarif réduit 10 euros |
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