Signes de Printemps – Spectacles Sauvages | Le Regard du Cygne
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Signes de Printemps – Spectacles Sauvages

23/03/2017|19:30 - 20:30

5€

Le studio Le Regard du Cygne invite des artistes jeunes ou confirmés à faire le choix de la mise en danger, de la prise de risque artistique, de l’expérimentation. Avec des formes courtes et des extraits, leur talent s’expose sur notre plateau pendant ces deux jours. Professionnels, public, artistes se retrouvent et échangent lors de ces rencontres ludiques et chorégraphiques.


Glück d’Andréa Sitter

Chorégraphe et interprète : Andrea Sitter
Musique : Thomas Scholl
Soutiens : Ministère de la Culture – DRAC Alsace, S.E.S.T. Passau – Allemagne
Durée : 3 minutes

 

Start the day with a smile !
It irritates people.
Drink coffee,
do stupid things faster with more energy ! *

* Commence la journée en souriant !
Ca irrite les gens.
Bois un café,
Fais des choses stupides le plus vite possible avec plus d’énergie !

 

Biographie d’Andréa Sitter

Andrea Sitter, danseuse de culture germanique puis française, de technique classique, puis contemporaine, chorégraphe, danseuse, poétesse, comédienne et pédagogue. Elle a travaillé pour H. v. Karajan, J. Russillo, A.M. Reynaud, O. Azagury, D. Boivin, J. Gaudin, F. Raffinot, J.L. Hourdin, E. Durif, M. Ulusoy, L. Ferrari et J.M. Maddeddu. Depuis 2005, date de la création de sa compagnie (Die Donau), elle a dansé en France et dans le monde plus de 370 représentations de son répertoire qui comporte 8 propositions, solos, duos, trios ou pièces de groupe et une chorégraphie pour le Ballet de Lorraine. Ses textes ainsi que des études sur son travail ont été publiés. Elle impulse un projet (tumulus) qui aura impliqué une centaine de personnes dans des voyages-rencontres artistiques en Europe orientale.


Je viens du deux de Dorine Aguilar

Chorégraphe Dorine Aguilar
Interprètes Dorine Aguilar et Guillaume Chanton
Musique – Benjamin Benamou
Production – Compagnie de dos
Soutien et accueil en résidence – Association Odyssée Danse de Gagny
Durée – 20 minutes

 

« « Je voudrais que vous me débarrassiez de l’amour.» Mais qu’imaginait-elle ? Qu’elle ne serait pas clouée comme les autres à la dépendance de l’amour, à sa mauvaise foi, ses accès de jalousie accablants, son instinct de possession animal, sa loi du plus fort, son idiotie ?  » Anne Dufourmantelle

« Depuis toute petite je vis au rythme des histoires d’amour racontées au cinéma, en musique ou encore au théâtre. Celles-ci nous laissent penser à un amour parfait, elles se concentrent surtout sur la rencontre amoureuse et se terminent en « happy ending ». Le film s’arrête et on ne nous dit pas ce qu’il se passe sous le même toit. La découverte de l’autre comporte-t-elle une dimension romantique plus intense que la description de la vie conjugale ?

Comme tout le monde, j’ai vécu mes histoires d’amour, mes ruptures. Au début, il y a les frissons, la vibration de tout notre être comme si nos destins étaient d’être liés l’un à l’autre, comme une évidence. Les amoureux parlent un seul et même langage, enroulent l’autre avec leurs mots puis, le quotidien s’installe. Ils s’aiment et pourtant… L’amour ne suffit pas.

La pièce est un dialogue dansé entre les deux personnages teinté d’absurde. Je m’inspire des dramaturges comme Ionesco et Pinter qui, en utilisant l’absurde, traitent d’un sujet dramatique. Elle s’articule autour de deux grandes parties, exprimant chacune, grâce à la chorégraphie et la mise en scène, une étape dans la vie de leur couple.

À travers Je viens du deux, je m’interroge sur cette conjugalité que l’on construit à deux, de la passion amoureuse qui laisse place petit à petit à l’ennui. Je cherche à savoir si il est possible de rester amoureux de la même personne toute sa vie. Et lorsqu’on s’est donné entièrement à l’autre et que l’histoire se termine, comment arrive-t-on à retrouver ses propres contours ? Que se passe-t-il lorsqu’un amour se finit ? D’ailleurs, finit-il donc jamais ? » D.A.

 

Biographie de Dorine Aguilar

Formée à la danse jazz puis à la danse classique et hip-hop, Dorine suit la formation Révolution à Bordeaux puis intègre la compagnie sur la pièce URBAN BALLET  chorégraphiée par Anthony Egéa avec qui elle partira en tournée en France, en Europe et dans le monde entier. Parallèlement, elle collabore avec plusieurs compagnies : Kadia Faraux, Trafic de Styles, Julie Sicard. En 2011, elle intègre l’Atelier Blanche Salant où elle se forme à la méthode actor studio. Dorine joue dans plusieurs courts métrages, obtient des petits rôles dans des films et développe alors sa carrière de comédienne. Grâce à son parcours pluridisciplinaire, Dorine a développé une gestuelle hybride et moderne où se côtoient, dans les lignes de corps, le travail académique, et une approche du travail de sol nourrie par les danse urbaines et jazz. Elle accorde un rapport privilégié au rythme et à la musicalité mais surtout à la sensibilité du mouvement. Très inspirée par des chorégraphes comme Mats Ek, Bob Fosse ou encore Ohad Naharin, elle commence à chorégraphier d’abord au sein d’une association en tant que professeur où elle monte une création amateur avec un groupe d’élèves, puis en tant qu’assistante chorégraphe au sein de la compagnie Julie Sicard.

Je viens du deux est sa première création.

 

Biographie de Guillaume Chantons

Interprète pluridisciplinaire, Guillaume commence son parcours par la danse hip-hop de façon autodidacte, puis découvre les danses académiques. Il intègre alors le Conservatoire de danse de Bordeaux pour se former en danse jazz. Très vite, il intègre la pièce de théâtre Ball-trap de Xavier Durringer où se mêle danse et jeu d’acteur, pour le TNBA. Il collabore ensuite avec plusieurs compagnies et chorégraphes notamment Pietragalla, Rêvolution Anthony Egea, Malka Bouba Landrille, Paul les oiseaux Valérie Rivière mais aussi Kafig Mourad Merzouki sur la pièce BOXE, BOXE avec laquelle il tournera pendant plusieurs saisons dans le monde entier.

 

Biographie de Benjamin Benamou

Après avoir appris la batterie en autodidacte, Benjamin a intégré pendant 5 ans le cycle spécialisé en jazz au conservatoire de La Jonquière (Paris XVII), dirigé par le pianiste William Carosella, dans lequel il a étudié la batterie jazz, l’harmonie et la composition. En 2010, Benjamin est l’un des membres fondateurs du groupe de hip hop/jazz « The Hop », dans lequel il était batteur et beatmaker. Passionné par la musique minimaliste contemporaine (Reich, Glass, Part), Benjamin s’en inspire pour se consacrer à la composition de musique de films et de support chorégraphique, en plus de son activité de batteur en gardant toujours une influence hiphop et jazz.

 

La compagnie de dos

Riches de ses diverses expériences au sein de plusieurs compagnies en tant que danseuse interprète, Dorine Aguilar fonde, en 2016, La compagnie de dos dans le but de partager et promouvoir l’art qu’est la Danse à travers la création de spectacles, d’ateliers chorégraphiques et d’actions de sensibilisation. Pour la compagnie, danser est un acte citoyen et vital. Avec la danse comme outil, on peut générer du lien social et de la communication entre tout types de personnes, âges, milieu social.

Issue des danses académiques pour évoluer ensuite au sein de compagnies hip-hop, la gestuelle de Dorine Aguilar est moderne, fortement inspirée des fondamentaux de la danse jazz : musicalité, polyrythmie, contrastes, danse terrienne, et intimement liée à une interprétation des émotions faisant ainsi écho à une danse qui vient de l’intérieur. L’écriture chorégraphique de la compagnie prend sa source dans le mouvement et sa force dans l’interprétation en concevant la danse comme une expression de la vie.

Passionnée de cinéma, Dorine Aguilar conçoit ses pièces comme des films, donnant ainsi de l’importance tant à la chorégraphie qu’à lumière et la musique. Chacun peut se faire son histoire, l’important étant de toucher sensiblement le public d’une façon ou d’une autre et d’avoir avec eux un moment de partage.


Mille de Harris Gkekas

Conception et Interprétation : Harris Gkekas
Scénographie et Lumières : Gabriel Foussard
Dispositif sonore : Didier Ambact
Production : Cie STRATES / Harris Gkekas
Coproduction : CDC Pôle Sud de Strasbourg
Soutiens : Les Subsistances de Lyon, KLAP Marseille, CCN du Ballet du Rhin, Théâtre de l’Oulle
Durée : 20 minutes

La philosophie de Gilles Deleuze a laissé des traces indélébiles dans la pensée, et la façon d’observer et analyser les connexions entre toutes choses. L’envie de réaliser ce premier solo, résulte du lien pressenti entre la formule de la « ritournelle », concept philosophique crée par Félix Guattari et Gilles Deleuze, et mes dernières expériences de recherche. L’intuition d’un terrain libérateur de forces, et d’un grand défi me poussent à aborder le sujet des inter-modulations dont l’étendue englobe et dépasse les corps concrets, langage , signes et autres codes. Il me serait difficile de ne pas distinguer le mouvement de vie inhérent à cette thématique, c’est à dire la circulation entre chaos et cosmos/ordre, tout comme ténèbres et lumière, et les pendants musicaux arsis et thésis.

Procédés : Des mouvements répétitifs, donc oscillatoires, cycliques ou pendulaires, se créent des codes ayant chacun ses propriétés. La figure de ritournelle est la répétition du différent. Un mécanisme d’intermodulation entre matière non formée et fragments de matière formée, un outil de composition et d’analyse. Elle décrit un mouvement qui réunit provisoirement des forces multiples dans un premier temps librement connectées, puis couplées. En entrant en interférence, elles produisent un rythme qui est la différence (parce que complexe et non mesurable) entre deux codes. Le rythme jaillit donc dans la rencontre de deux corps entre deux codes, il est quasi accidentel, mais présent.

Cette machine à production de différences, n’est pas déterminée par les objets mais par le rythme qui compose leurs moyens et codes. L’essentiel n’est pas dans les formes et les matières, mais dans les forces, les densités, les intensités et de la qualité des contre points qui les relient.

On a toujours cru à la nécessité d’une hiérarchie pour mettre les choses en connexion, mais il semble que la structuration n’est qu’une manière de limiter les connexions déjà existantes. La consistance naît entre les composantes, entre deux rythmes, entre plusieurs cycles juxtaposés. On s’éloigne de ce fait du structuralisme selon lequel les composantes sont assemblées par relations familiales, et mettons en place des contre points libres.

Appuis : Observer Igor Stravinsky et ses modèles de composition, est comme entrer dans un territoire où les règles ne sont pas encore stratifiées . Sa musique composée par blocs , ne nous permet pas d’ en avoir une connaissance précise . La connexion entre chaque particule mélodique ou harmonique s’effectue par simples axes de résonance, ou des petites structures harmoniques, des petits ponts qui suffisent à soutenir et lier les blocs et leur caractère propre.
Lucianno Berrio parlait de « Visaggio », Messiaen de « Personnage » et Debussy de « Temps lisse et temps strié »

Il s’en dégage aussi la notion de résistance de chaque matériau à l’épreuve du continuum avant sa transformation. La résistance me renvoie sans cesse à l’évolution psychologique du personnage de Woyzeck, qui résiste au possible alors tout le pousse vers la folie, l’aliénation. Ses actes, cris d’intuition et de résistance sont ce peu qui reste d’humain en lui, ce peu qui subsiste pour se révolter.

 

Biographie d’Harris Gkekas

Il est formé par Daniel Lommel à l’ Ecole Nationale de Danse de Bourges. Une bourse de trois ans lui est accordée par la Fondation A. Onassis. A l’âge de 17 ans il est engagé pour une saison dans la compagnie AENAON Ballet Théâtre sous la direction de Daniel Lommel.

De 2001à 2002 il intègre le Jeune Ballet International dirigé alors par Monique Loudières, il y danse notamment les duos After Eden  de John Butler , Sans Titre  de Lar Lubovitch.

De 2002 à 2006 il rejoint Ballet du Rhin sous la direction de Bertrand d’ At. Il danse le rôle titre dans Roméo et Juliette de Bertrand d’ At ainsi que Mercutio, le rôle titre dans Casse Noisette de Jo Stromgren et il est soliste dans les pièces de Lucinda Childs, Uwe Scholz, Maurice Béjart, Hans van Manen, Nacho Duato, David Nixon, Davide Bombana parmi d’autres.

De 2006 à 2008 il rejoint le Ballet de Genève sous la direction de Phillipe Cohen, il danse le rôle titre dans Petrouchka de Benjamin Millepied, le Diable dans Coppélia de Cisco Aznar dansera le duo Blackbird de Jiri Kylian, et les pièces de Bagouet, Cherkaoui, Teshigawara parmi d’ autres.

De 2008 à 2014 il rejoint le Ballet de l’ Opéra de Lyon, il y danse le rôle titre dans Roméo et Juliette d’Angelin Preljocaj, le Prince de Cendrillon de Maguy Marin , Gaspard dans Gaspard de la nuit  de Tero Saarinen, le duo Critical Mass  de Russel Malliphant, Quintett, Limbs Theorem de W.Forsythe , Bella Figura de Jiri Kylian. Il est présent dans toutes les créations contemporaines de la compagnie depuis son arrivée dont celles de Maguy Marin, Ralph Lemmon , Rachid Ouramdane, Christian Rizzo et dans les reprises de Catherine Diverrès, Mats Ek , Trisha Brown, Merce Cunnigham, Allain Buffard parmi d’ autres.
Détenteur du Diplôme d’ Etat depuis 2010, il s’engage dans nombreux ateliers et projets pédagogiques qu’ il conçoit et anime. Notamment le projet Encore (juin 2015) pièce pour 27 adolescents de 13-14 ans en collaboration avec le Développement Culturel de l’ Opéra de Lyon à partir de Cap au Pire de Samuel Beckett. Il enseigne la danse classique comme la danse contemporaine au Conservatoire de Lyon, le CND de Lyon, le CCN Rillieux La Pape , Ballet du Rhin , Basel Ballet , Royal New Zealand Ballet et participe dans plusieurs stages et jurys.

En décembre 2014 il fonde STRATES, un laboratoire de recherche et y commence ses premiers travaux en tant qu’auteur et co-auteur, dont VWA et Yond.Side.Fore.Hind.

En 2015 il reprend Solides pour la Compagnie Catherine Diverrès, et y crée le duo Dentro avec Emilio Urbina ainsi que Blow the bloody doors off pièce pour 8 danseurs et 7 musiciens. Il clôt l’année 2015 auprès d’ Yves Noël Genod pour Leçons de Ténèbres  au Théâtre du Point du Jour.

En 2016, il part en Nouvelle Zélande afin de remonter Selon Désir du chorégraphe Andonis Foniadakis pour le Royal Ballet de Nouvelle Zélande, et reçoit deux commandes chorégraphiques pour le CNSMD de Lyon et le CAD de Châteauroux. Il intervient également à la Formation Humaine de l’ UCLY de Lyon et est collabore avec La Fondation Royaumont en tant que chorégraphe.

 

Biographie de Didier Ambact

Après avoir joué dans diverses formations post-punk, Didier Ambact fut le batteur, à partir de 1991, de Treponem Pal, groupe initiateur de la vague metal industriel en France.

Treponem Pal a notamment tourné en Europe avec Nine Inch Nails, Prong et Carcass, fait les premières parties de Godflesh ou de Faith No More, participé à de nombreux festivals (Printemps de Bourges, Francofolies, Dour…) et on a pu voir le groupe en live lors d’émissions sur MTV europe, Canal +, M6, MCM ou France2.

Treponem Pal a enregistré 4 albums dont Excess & Overdrive produit par Franz Treichler (The Young Gods) et Higher par Sascha Koniezko (KMFDM) à Seattle, USA.

Lorsque le groupe sʼarrête, Didier Ambact, après des études de techniques de son à l’INFA, fonde Fast Forward mêlant musique expérimentale et hardcore. Fast Forward tournera en Europe et sortira une vingtaine de vinyles et deux albums.

A la même époque, il participera au groupe hardcore Micropoint, au collectif pluridisciplinaire General dub, remixera des artistes comme Lab°, Collapse et Mimetic et en sonorisera d’autres comme Dirge.

Depuis 2005, il est régulièrement associé aux projets du chorégraphe Christian Rizzo : Soit le puits était profond, soit ils tombaient très lentement, car ils eurent le temps de regarder tout autour (2005) avec Gérôme Nox, Jusquʼà la dernière minute on a espéré que certains nʼiraient pas (2006), Opéra(tion) Remix, Trio avec Wouter Krouker (2007), Mon amour (2008) avec Gérôme Nox, Bruno Chevillon et Mark Thompkins , Ni cap, ni grand canyon pour le ballet de l’opéra de Lyon (2009).

Il entreprend d’écrire un journal poétique sorti en 2013 chez Hugues Facorat Edition. Cette même année, il travaille à la création de Christian Rizzo D’après une histoire vraie avec le batteur et sound designer King Q4 (Fingerlab).

Depuis, outre la tournée mondiale de cette pièce ainsi que son enregistrement sur CD et la collaboration avec le danseur Harris Gkekas pour son duo VWA (création 2016), il prépare son propre projet d’installation sonore in situ Au-delà, avec la participation de Jean-Baptiste André.

 

Compagnie STRATES

STRATES est une compagnie fondée par Harris Gkekas en 2015.

Les deux duos créés par Strates depuis sa création témoignent d’un travail qui comme le nom de la compagnie le suggère, est la résultante d’une suite de transformations, collisions, réharmonisations. Strates tend vers un espace favorable à l’immersion du spectateur, et au déploiement actif de son regard.

L’écriture de Harris Gkekas a pour point de départ la perception, la conception advient.. le chorégraphe cartographie la perte et s’emploie à l’expérience du fragment.

Il y a dans l’agencement des fragments, la tentative d’en préserver la vibration originelle et laisser entendre leur murmure. Cette parole dansée évoque sans hiérarchie, l’immense, l’infime, le gauche, l’instinctif, le primaire ou le fini. Entre chute et relève ce travail propose des paysages qui sont rêvés, infiniment extensibles, des marches entre deux éternités.

Harris Gkekas, Karline Marion, Ashley Wright (anciennement solistes du Ballet de l’Opéra de Lyon), Alexandra Blondeau et Vera Gorbacheva (anciennes étudiantes du CNSMD de Lyon), interprètes ayant chacun développé un travail chorégraphique, sont naturellement réunis dans cette soirée par le goût de la recherche. Quoique réalisés avec un espacement d’un an, les deux duos ont été pensés simultanément par Harris Gkekas, tel un diptyque. Yond.Side.Fore.Hind  suit deux personnages, tandis que VWA  évoque le cours des éléments. Que l’on traite de l’idée de territoire comme dans le premier, ou de ruine dans le second, nous empruntons face à ces notions, un angle de vue dynamique. Mille projet solo 2017, vise la formule de ritournelle, une nouvelle déclinaison des préoccupations liées à la notion de territoire.

L’univers musical proposé par Didier Ambact, (collaborateur régulier de Christian Rizzo), va également dans ce sens, accompagnant l’action du plateau de sonorités, qui sont elles-mêmes mouvement, elles-mêmes sensation, elles-mêmes résidus de multiples traitements.

Au moyen de ce diptyque et le solo qui en découle Strates initie sa tentative de localiser certains mécanismes de résistances, plus particulièrement ces bascules qui permettent à la vie de jaillir, sans orientation prédéfinie pour elle-même.


PAS S’ÂGES d’Anaïs Rouch

Conception et Chorégraphie : Anaïs Rouch
Interprètes : Jacques Alberca et Anaïs Rouch
Composition : Stéphane Comon
Images : Anne Lise Fabre
Regards extérieurs : Leonardo Maietto, Christine Bastin, Bernard Kesch, Clothilde Duhamel et Virginie Foucaud
Production : Cie IN CORPUS
Soutien : La Fabrique de la Danse
Durée : 20 minutes

Un passage entre les âges / Une rencontre entre les corps

Construit sous forme d’un dialogue chorégraphique, PAS S’ÂGE met en scène deux générations éloignées par le temps autour des questions de la métamorphose des corps, de l’éphémère et du lien intergénérationnel. Anaïs Rouch, interprète et chorégraphe de 28 ans partage ce projet avec l’artiste Jacques Alberca âgé de 75 ans, sur une composition de Stéphane Comon qui s’amuse à décomposer des univers sonores. En quête constante d’un point d’équilibre qui associe capacité et incapacité, fragilité et ancrage, mobilité et immobilité, ce sont là deux matières, deux mémoires, deux gestuelles qui se croisent pour tenter de rendre visible ce qui n’est pas palpable. Au-delà d’interroger la place du corps « parlant » dans le milieu de la danse contemporaine, cette rencontre nous rappelle l’importance de ces relations qui, hier, aujourd’hui et demain ont construit, construisent et construiront nos sociétés.

« Cette rencontre corporelle basée sur l’écoute et la sensibilité nous permet de transposer un même mouvement en fonction de son interprète et d’y trouver les points de passage en soi. En croisement spatio-temporel permanent, les corps sont des passagers en évolution, en mutation et en circulation continues ». A.R.

 

Biographie d’Anaïs Rouch

De formation classique au départ, Anaïs découvre les fondamentaux de la Post Modern Dance à l’IFPRO à Paris auprès de Pascalina Noel avec qui elle se forme à la technique Graham et devient soliste du Jeune Ballet Moderne. Elle travaille autour des pièces du répertoire d’Anna Sokolow, de Martha Graham et de José Limon à Paris et à New York puis approfondit sa gestuelle à travers les pratiques d’improvisation en Europe. Après une première commande qui lui ouvre les portes de la chorégraphie et de la mise en scène, elle obtient une subvention de la Mairie de Paris pour son premier projet à caractère pédagogique et scénique destiné à des amateurs et des professionnels confondus. Elle travaille en parallèle en tant qu’interprète pour divers chorégraphes en France et enrichit son travail de recherche à la croisée des influences de nombreuses collaborations. Son deuxième projet de création se voit soutenu par la Fabrique de la Danse. IN CORPUS lui permet au travers de la recherche et de collaborations diverses de développer un langage qui lui est singulier.

 

Biographie de Jacques Alberca

Pédagogue, interprète, directeur de Compagnie, chorégraphe, formateur de formateur et enseignant, Jacques compte plus d’une corde à son arc. Acteur polyvalent depuis plus de trente ans, c’est un artiste influent du monde de la danse Jazz. Il enseigne à l’occasion de nombreux stages internationaux en France et à l’étranger, obtient une dispense en tant qu’artiste chorégraphique et coordonne la partie pédagogique de nombreux organismes comme la Fédération Française de la Danse, l’IFEDEM sous la direction de Françoise Dupuy ou le Centre National de la Danse. Au-delà de son investissement autour de la transmission et de l’enseignement, Jacques crée sa première Compagnie dans les années 80 et chorégraphie pour de nombreuses sociétés dans le milieu de la publicité, du cinéma et de la télévision en Europe. Intéressé par le temps et l’âge, amusé de se retrouver encore sur scène et suite à son expérience enrichissante au sein de la Compagnie PH7 avec le chorégraphe Jacky Achar, c’est avec bienveillance qu’il accepte à l’âge de 75 ans de travailler autour d’un sujet qui l’interpelle et le questionne en tant qu’interprète.

 

Compagnie IN CORPUS

IN CORPUS naît d’un profond désir de fonder un groupe de recherche oeuvrant autour de la performance, de l’expérimentation et de la création artistique dans le domaine de la danse contemporaine. Avec comme volonté de développer un moyen d’expression libre qui sort du conformisme, le langage du corps se manifeste comme un moyen de communication et un langage en constant questionnement. Basée à Paris depuis 2015 et dirigée par Anaïs ROUCH, chorégraphe et interprète de la Compagnie, c’est sous différentes formes que les projets questionnent l’espace, interrogent l’habituel et confrontent les corps. De formation classique au départ, Anaïs côtoie de très près la technique Graham puis s’oriente rapidement vers la danse contemporaine. Très jeune, une première commande la projette dans la mise en scène et l’écriture d’un projet pédagogique et scénique destiné à des amateurs et des professionnels. Après ce projet conséquent subventionné par la Mairie de Paris, elle a été interprète pour différents chorégraphes en France et collabore avec des artistes issus de divers horizons. Elle reprend son travail de recherche à la croisée des influences de nombreuses collaborations et son deuxième projet de création se voit soutenu par la Fabrique de la Danse. Le travail de la Compagnie se nourrit d’une écriture polymorphe en passant de la réalité stricte à des dimensions plus spirituelles et décalées. Tout en mêlant le formel et l’informel et sans esthétique précise, IN CORPUS propose un art vivant avant tout basé sur la réflexion, l’énergie et le mouvement, tout en tentant d’engager le spectateur dans le processus même de ses démarches.


Les Niobides de Guillaume Barre

Chorégraphe et Interprète : Guillaume Barre
Production : Collectif AntiGoutte
Remerciements : CND Lyon Rhône Alpes
Durée : 10 minutes

 

« Août 2015, dans les jardins de la villa Médicis.
Au détour d’une allée, le carré des Niobides.
Cet ensemble statuaire traite du mythe de Niobé, mère des Niobides. Niobé reine de
Thèbes, riche, belle, orgueilleuse, ayant eu douze enfants, a cru pouvoir défier Léto en
ordonnant à son peuple de l’honorer, simple mortelle, dans le temple même de la déesse.
Artémis et Apollon, seule progéniture de Léto et divins archers descendent de l’Olympe
pour venger leur mère. Mouvement de panique, quelques-uns s’élancent, d’autres tentent
de se protéger, certains sont déjà à terre.
Je suis fasciné par ces corps de pierre.
Ce poing serré, ce doigt dressé.
Un talon décollé du sol.
Un appui ici. Une torsion là.
Face au massacre, je les trouve pourtant d’une grâce surprenante. Et s’ils avaient été
saisit un instant plus tôt ou plus tard? Au fur et à mesure que les Niobides s’incarnent
dans mon corps ils se retrouvent dans des situations bien moins antiques. J’accueille
même une certaine trivialité qui contribue à les inscrire dans la vie.
Je relie et m’amuse à déformer ces détresses initiales au gré de mon imagination et des
espaces physiques qu’elles ne cessent d’interroger. » G.B.

 

Biographie de Guillaume Barre

Guillaume commence la danse au conservatoire de La Rochelle avec Colette Milner. Il y suit une formation en danse classique et contemporaine jusqu’à ses 18 ans. Il intègre alors le junior ballet du CNSMDP où il restera deux ans, abordant le travail de différents chorégraphes comme Serge Lifar, Mats Ek, Jean Guillaume Bart, Robert North. Il danse en 2005 pour Europa Danse (Jiri Kylian, Ohad Naharin, Mats Ek…). Il part en Allemagne en 2006, au Thanztheater Görlitz, où il danse pour Gundula Peuthert. De retour en France, il travaille pendant 4 ans avec la Cie Hallet Eghayan, avant de multiplier diverses expériences artistiques avec Elsa Ballanfat, Anan Atoyama, ainsi que la compagnie acm dont le travail consiste à danser dans les hôpitaux. Depuis la saison 2012, il travaille avec le ballet de l’opéra de Limoges où il interprète des pièces de Sergio Simón, Nathalie Pernette et Jose Besprosvani.
Ces multiples experiences en tant qu’interprète le pousse à se lancer dans la chorégraphie. C’est ainsi qu’il commence à créer un solo, en collaboration avec Stephane Rimasauskas et le Collectif Artistique AntiGoutte.

 

Collectif AntiGoutte

Le Collectif Artistique AntiGoutte voit le jour en mai 2013.

Cette naissance se fait simplement, de façon évidente.

Après avoir travaillé ensemble pendant près de 10 ans, de s’être retrouvées dans le même studio, à la même barre tous les matins, partagé les mêmes scènes à travers la France et le monde, c’est tout naturellement que Jacinthe Janowskyj et Adeline Lefièvre ont eu envie de partager les mêmes projets, leurs projets.

Artistes chorégraphiques, chorégraphes et pédagogues, elles sont très vite rejoint par leur ami et collègue Guillaume Barre.

Seuls, à deux ou encore à trois, ils se lancent dans la création, accompagnés du quatrième artiste actif du Collectif, Stéphane Rimasauskas, musicien et compositeur.

En avril 2014, Guillaume Barre crée NoSelfLand dont il est interprète et chorégraphe, petite pièce tout-terrain pour un danseur et un musicien.

En mai 2014, Jacinthe Janowskyj et Adeline Lefièvre créent Et C’est … Hein?!, pièce qui parle de leur rencontre, leurs différences, leur complémentarité.

Ces deux créations ont été diffusées à plusieurs reprises à Limoges et à Lyon.

En parallèle de leur travail de créations, le collectif a à cœur de transmettre, de partager et de rendre accessible les arts à tous.

2013 marqua le début des « Mouve’Art« , stages artistiques pluridisciplinaires à destination des enfants d’abord, puis tout public.

En juillet 2015, AntiGoutte compte sept « Mouve’Art » à son actif, stages de deux jours à une semaine, majoritairement réalisés en Moselle.

Depuis sa création, le collectif mène aussi un travail d’interventions en milieu scolaire en Moselle toujours, mais aussi en Rhône-Alpes.

Fort de ses quatre artistes actifs, le Collectif Artistique AntiGoutte mène de front créations chorégraphiques et transmission auprès de tous les publics en souhaitant offrir à chacun la possibilité de voir, d’échanger mais aussi et surtout de vivre les possibles de la danse en révélant l’artiste en chacun de nous.

Détails

Date :
23/03/2017
Heure :
19:30 - 20:30
Prix :
5€
Catégories d’Évènement:
,

Organisateur

Le Regard du Cygne
E-mail :
info@leregarducygne.com

Lieu

Le Regard du Cygne
210, rue de Belleville
Paris,75020France
+ Google Map
Téléphone :
0143585593

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