Signes de Printemps – Soirée double – Carte Blanche à Sylvain Prunenec | Le Regard du Cygne
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Signes de Printemps – Soirée double – Carte Blanche à Sylvain Prunenec

31/03/2016|21:00 - 22:00

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One event on 01/01/1970 at 9:00pm

10€ à 20€

© Stéphane Dussere

Ce spectacle est programmé dans le cadre de la résidence longue de Sylvain Prunenec au sein de Paris Réseau Danse.

Précédé de The pleasure is mine de Fernando Cabral à 19h30

Chorégraphes et interprètes : Sylvain Prunenec et Dominique Brun
Régisseur : Christophe Poux
Production : Association du 48
Durée : 50 minutes

Dominique Brun et Sylvain Prunenec sont danseurs et chorégraphes. La question de l’interprétation est pour chacun d’eux un des fondements de leur travail, de leur recherche, même si elle revêt des formes différentes pour l’une et pour l’autre.

Après l’expérience au sein du Quatuor Albrecht Knust (entre 1994 et 2003) qui s’était donné pour mission de recréer des œuvres du répertoire historique de la danse contemporaine à partir de partitions en système Laban, Dominique Brun engage un travail au long cours sur la danse et les œuvres de Vaslav Nijinski. Elle revendique un regard résolument contemporain sur ces œuvres du début du XXème siècle et souhaite leur redonner une visibilité au terme d’un travail d’interprétation. Elle ne cherche pas à les « reconstruire » mais à les « réinventer », et parfois à en extraire des matières pour la création contemporaine.

De son côté, Sylvain Prunenec, s’interroge sur les multiples états de conscience qui traversent l’interprète lorsqu’il danse, leur visibilité, et la capacité du danseur à les susciter ou simplement à les laisser se manifester. Dans son propre travail chorégraphique ou dans ses collaborations avec d’autres chorégraphes, il se plait à explorer les rapports qui nouent l’interprète, l’écriture et le spectateur.

Qu’il s’agisse de l’interprétation d’une danse ou de la relecture d’une pièce historique, un processus d’actualisation est à l’œuvre. L’une des clés de cette actualisation est la mémoire, celle du danseur ou celle contenue dans les archives : partitions, annotations, films, articles… Une mémoire souvent parcellaire ou incomplète, voire contradictoire, mais une mémoire active qui recombine les multiples éclats qui la composent. Ainsi, cette mémoire, loin d’être figée ou nostalgique, garantie au contraire la multiplicité et la richesse des actualisations toujours renouvelées.
Au travers de danses (La sorcière de Mary Wigman, le solo des Petites pièces de Berlin de Dominique Bagouet, le solo de l’élue du Sacre du printemps de Dominique Brun d’après Vaslav Nijinki…) et de récits parlés-dansés, Brun et Prunenec partagent avec le public du studio Le Regard du Cygne ces quelques éléments constitutifs de leur pratique.

 

Biographie de Sylvain Prunenec

Sylvain Prunenec a été interprète pour Odile Duboc, Dominique Bagouet, Trisha Brown, Hervé Robbe, Boris Charmatz, Christian Rizzo. Il a participé à la création de O,O de Deborah Hay (2006) et rejoint Olga De Soto pour la pièce Incorporer ce qui reste ici au cœur (2007). En juillet 2008 au Festival d’Avignon (sujet à vif), il danse dans Trois cailloux mis en scène par Didier Galas. Il reprend le rôle de Julie Nioche dans Nos solitudes (2011), joue dans Le cabaret discrépant d’Olivia Grandville et dans Passage à l’acte de Fanny de Chaillé et Philippe Ramette. Il danse actuellement dans Sacre # 197 et Sacre # 2 de Dominique Brun.

Au cinéma, il tourne dans Jeanne et le garçon formidable (1998) d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau, et dans le film de Jean-Paul Civeyrac, Toutes ces belles promesses (2003).
Depuis 1995, au sein de sa compagnie, l’association du 48, Sylvain Prunenec crée ses propres pièces souvent en collaboration avec des musiciens : Verso Vertigo (Fondation Cartier, 1996), Bâti (Centre Georges-Pompidou – les solitipi, 1998) avec Fred Bigot, musicien électronique, La Finale (Ircam, Festival Agora, 2002), Fronde Ethiopia (Montpellier Danse, 2002) avec Françoise Rivalland, percussionniste.
En résidence au Forum culturel, scène conventionnée de Blanc-Mesnil, il crée deux pièces sur le thème du corps démembré : Effroi, solo (2003), et Redoux (2004), pour six interprètes, présenté l’année suivante au Centre Georges-Pompidou.

En janvier 2007 au Centre national de la danse, il présente Lunatique, inspiré des travaux du physiologiste Étienne-Jules Marey. About you, pièce pour quatre interprètes créée en 2008, s’appuie sur la décomposition du mouvement (Centre Geoges Pompidou, 2009).

Il propose des performances, improvisations en extérieur ou dans des centres d’art : FRAC Le Plateau, 2004 ; La Villette 100 Dessus Dessous, 2004 ; Fondation Cartier, 2005 ; La Villette Hors Champs, 2005 ; Barbirey Entre cour et jardins, 2006 ; festival We Want Rock’n Roll lelabo Paris, 2007 ; Parc culturel de Rentilly et Domaine de Chamarande (2012).

En résidence au théâtre de Vanves (saison 2008-2009), il entame une nouvelle étape de son travail : rendre lisible dans le corps les chemins pas toujours très ordonnés des intentions et des sentiments. Le duo Ouvrez ! est créé en décembre 2008 pour l’ouverture du festival Ardanthé.

Dans le cadre du festival Concordan(s)e en avril 2010, Sylvain Prunenec a collaboré avec l’écrivain Mathieu Riboulet pour la création de Jetés dehors.

Gare ! un solo sur les thèmes de l’amour, de la pulsion criminelle et de l’extase sexuelle, a été créé en février 2011 au Théâtre de la Cité Internationale à Paris dans le cadre du festival Hors Saison.

En 2012, dans le cadre du festival Actoral, il crée avec Anne-James Chaton, poète sonore, Le cas Gage ou les aventures de Phineas en Amérique.

Précis de camouflage, une pièce pour le jeune public a été créée en Février 2013 sur le territoire de Marne et Gondoire (77) où il est en résidence pour trois ans.

Sa dernière création intitulée Vos jours et vos heures est inspirée du roman de Virginia Woolf Les vagues. Elle a été créée en juin 2015 à Noisy-le-Sec dans le cadre des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine Saint-Denis et présentée quelques jours après à l’Atelier de Paris dans le cadre du festival June évents. Sylvain Prunenec est accueilli en résidence par le Paris Réseau Danse.

 

Biographie de Dominique Brun

Dominique Brun danse dans les années 1980 auprès Jean Gaudin, Daniel Larrieu, José Caseneuve, Michèle Ettori, plus récemment avec Virginie Mirbeau et encore aujourd’hui avec Sylvain Prunenec. Au sein d’un collectif de danseuses, La Salamandre, elle signe de 1981 à 1988 une dizaine de pièces dont Waka Jawaka, 3ème prix au Concours international de Bagnolet. Elle est également assistante et conseillère en chorégraphie auprès du metteur en scène Klaus Michaël Gruber pour La Cenerentola de Rossini (1985). Après une formation au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, elle devient notatrice pour la danse en système Laban. Elle est cofondatrice d’un second collectif de danseurs, le Quatuor Albrecht Knust (1994-2003), avec lequel elle travaille à la recréation de danses du répertoire historique, à partir de partitions établies en système Laban (Doris Humphrey, Kurt Jooss, Steve Paxton, Yvonne Rainer et Vaslav Nijinski).

Elle s’engage ensuite dans une recherche personnelle qui se situe au croisement de son intérêt pour l’histoire de la danse et de la création chorégraphique contemporaine, elle crée Siléo (2004) à partir d’un texte de Wajdi Mouawad et de danses de l’entre-deux guerres. Elle co-signe avec François Chaignaud et Natalia Tancer, un solo interprété par François Chaignaud qui remporte le premier prix au concours « Jeunes Talents » organisé par l’ADAMI. Elle conçoit et réalise Le Faune – un film ou la fabrique de l’archive (2007). Ce DVD pédagogique, outre les deux versions filmées de L’Après-midi d’un Faune comporte des interviews et textes apportant un éclairage pluridisciplinaire sur l’œuvre. Elle co-signe avec et pour Virginie Mirbeau, le solo intitulé Medea Stimmen pour la 3ème édition du festival Météores du Havre. Elle recrée pour la 62ème édition du festival d’Avignon L’Après-midi d’un Faune dans le spectacle Faune(s) d’Olivier Dubois. Elle fabrique avec Latifa Laâbissi, une version lente de La danse de la sorcière de Mary Wigman (2009).

Elle chorégraphie pour le film Coco Chanel & Igor Stravinsky de Jan Kounen (2010) des extraits du Sacre du printemps (1913) de Nijinski, à partir d’archives de l’époque. Elle chorégraphie successivement une création Sacre # 197 (2012) puis une reconstitution historique Sacre # 2 (2014) consacrées au Sacre du printemps de Nijinski qu’elle réunit dans un diptyque qui rassemble 30 danseurs contemporains. La création de Jeux prévue en octobre 2016 à la Philarmonie de Paris conclura ce cycle de créations consacré à l’œuvre de Vaslav Nijinski.

Elle se passionne pour l’enseignement de la danse contemporaine. Elle intervient régulièrement dans les formations supérieures en danse telles « Exerce » (CCN de Montpellier) ou « Essai » (CNDC d’Angers), pour la faculté de Paris VIII, à Royaumont, à l’école d’Art de Cergy Pontoise. Elle transmet également L’Après-midi d’un Faune et Le Sacre du printemps dans les lycées pour l’« option danse » du Baccalauréat.

 

Détails

Date :
31/03/2016
Heure :
21:00 - 22:00
Prix :
10€ à 20€
Catégories d’Évènement:
,

Organisateur

Le Regard du Cygne
E-mail :
info@leregarducygne.com

Lieu

Le Regard du Cygne
210, rue de Belleville
Paris,75020France
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Téléphone :
0143585593