Signes d’Automne – Spectacles Sauvages | Le Regard du Cygne
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Signes d’Automne – Spectacles Sauvages

03/11/2016|15:00 - 16:00

5€

Le studio Le Regard du Cygne invite des artistes jeunes ou confirmés à faire le choix de la mise en danger, de la prise de risque artistique, de l’expérimentation. Avec des formes courtes et des extraits, leur talent s’expose sur notre plateau pendant ces deux jours. Professionnels, public, artistes se retrouvent et échangent lors de ces rencontres ludiques et chorégraphiques.


Ouvreur (extrait) de Sylvain Ollivier

Chorégraphe et interprète : Sylvain Ollivier
Musique : Teresa my love d’Antonio Carlos Jobim, Grazie dei fiori de Nilla Pizzi, Open Spaces de Jonny Greenwood
Coproduction Centre Culturel de Mauron
Remerciements : David Almansa, Franck Thoraval, Anne-Sophie Tarnaud, David Dibilio, Bruno Peguy, Odile Cougoule
Durée : 20 minutes

 

Ouvreur dans les théâtres pendant plusieurs saisons, Sylvain Ollivier a créé un solo en forme de catharsis pour dire adieu au métier méconnu qui fut un temps le sien. Entre danse, théâtre et burlesque, il y parle de son expérience et dévoile le quotidien de ce métier : tout ce que le public ne peut deviner – la répétition jusqu’à l’absurde des tâches quotidiennes, les longs moments d’attente, les moments de solitude… « Que ferait un ouvreur à qui l’on donne le droit d’être sur scène? Comment utiliserait-il cette liberté soudaine ? »
Tout commence par une tenue de rigueur – costume noir, chemise blanche, chaussures de ville noires, nœud papillon – qui paradoxalement au prérequis d’un ouvreur tenu d’être discret, donnait à Sylvain Ollivier le désir irrépressible de danser. De la sorte, profitant des moments de solitude, il n’était pas rare qu’il esquissât quelques pas de danse sur son lieu de travail. C’est de cette situation tragi-comique d’un « danseur coincé  dans un costume de pingouin », qu’est née l’idée de cette pièce. Sylvain Ollivier l’a construite sous forme de tableaux, chacun étayant un aspect du métier de l’ouvreur, avec décalage et drôlerie souvent – autorisant par exemple son personnage à faire fi de tout professionnalisme – et parfois avec gravité, abordant entre autre la question des années qui passent au sein d’un métier initialement envisagé comme job d’appoint. Sylvain Ollivier met donc inévitablement en abyme sa propre expérience et évoquera l’installation d’une certaine routine faisant échos à une phrase prononcée par l’un de ses responsables : « Quand je suis arrivé à l’opéra c’était pour 6 mois et finalement ça fait 20 ans que j’y suis ».

Durant ce spectacle il est dans l’adresse directe avec le spectateur, installant une proximité avec celui-ci. Il parle aussi de son envie de danser et, avec cette pièce il finit par quitter son costume d’ouvreur pour endosser pleinement celui de danseur.

 

Biographie de Sylvain Ollivier

Né en 1981, Sylvain Ollivier est tour à tour musicien, compositeur, dj et danseur. Il a suivi la formation du CNDC d’Angers en 2002 puis a continué à développer sa technique à Paris auprès de Nina Dipla, Rosalind Crisp, Stéphane Fratti…

Après avoir crée le solo Monoïdéique – présenté au Quartz de Brest, au Triangle à Rennes et aux Abattoirs d’Angers – il interprète Larmes Blanches d’Angelin Preljocaj sous la direction de Silvia Bidegain. Il rencontre Gao Xingjian, prix Nobel de Littérature et sera interprète dans ses deux films de danse : Après le Déluge (2008) et Le Deuil de la Beauté (2012). Au fil des ans il s’expérimente aux performances de danse dont L’ile re-sonnante sur une musique d’Eliane Radigue, pionnière de la musique électronique. Il intègre le collectif RK/relou krew en 2009 pour y collaborer en tant que danseur et musicien à la création du triptyque Garcia DIY, Cheneau DIY et Richter DIY : pièces de théâtre, danse, musique live et vidéo dont le point de départ est la parole d’un auteur contemporain.

En 2014 il est résident au Point Ephémère pour développer le projet Clubbing avec Jeanne Sardou, inspiré de la danse en club. Il compose la musique de Mûo (2014), Parcelles (2015) et prochainement D’œil et d’Oubli, créations du chorégraphe Nans Martin de la compagnie Les Laboratoires Animés. Avec Van Campo, dj basée à Paris, il fonde les soirées Pimp my dot et Napoléon Dynamite Academy. Ouvreur est sa première pièce en tant que chorégraphe.


Dialogue avec un pianiste de Laura Garby et Nicole Häring

Chorégraphes et interprètes : Laura Garby et Nicole Häring
Pianiste : Alexandre Bodak
Musique : Chopin, Debussy, Dvorak, Grieg
Production : Compagnie Kôré
Soutiens et remerciements : Annie Garby, Christiane Mühlebach, Chantal Gache, Vannina Guibert, Alexandre Bodak (pianiste)
Durée : 13 minutes

Ondes sonores et ondes visuelles font corps dans la danse : les notes de piano résonnent et la danse apparaît.

La danse libre est un courant de la fin du XIXème et début du XXème siècle, marqué par la figure d’Isadora Duncan. Elle s’affranchit des codes du ballet classique et initie la modernité. Le danseur chorégraphe Malkovsky fortement impressionné par la danse de Duncan crée alors une méthode d’apprentissage complète et un important répertoire chorégraphique. Il évoque et invoque des émotions et des expressions liées à la vie quotidienne, à des jeux d’enfant, au travail physique ou encore aux mouvements naturels permanents comme le flux et reflux de la mer ou le mouvement du vent.

Comment faire écho à ce répertoire fort du début de la modernité ? Comment perdurent des émotions visuelles et sensorielles sur des questions liées à la place de l’humain dans la société et son environnement ? Quelle place prennent des codifications ayant une charge émotionnelle historique comme la musique ? Comment le lien entre la danse et la musique permet-il de créer des espaces de liberté ?
Loin de se trouver dans l’aléatoire, la liberté réside ici au contraire dans un art du geste précis. Travailler la spontanéité, trouver l’amplitude du geste dans l’économie d’effort, à la fois devenir chef d’orchestre et sonorité : Voici des paradoxes que les deux danseuses de la compagnie Kôré tendent à dépasser.

La pièce, construite comme un poème autour d’œuvres musicales courtes de Chopin, Grieg, Dvorak et Debussy, alterne duo et solo.

Alexandre Bodak, pianiste du danseur François Malkovsky de 1957 à 1982, accompagne ici les danseuses Laura Garby et Nicole Häring. Sa présence sur scène souligne la dimension essentielle de la musique portant et emportant la danse.

 

Biographie de Nicole Häring

Danseuse – Chorégraphe, elle habite Genève
. En 2011, la rencontre avec Laura Garby donne un nouvel élan dans les projets dansés. Avec l’envie de donner à voir le répertoire de la danse libre, elles créent ensemble la Cie Kôré. Elles mettent sur pieds des spectacles autour des chorégraphies de François Malkovsky et échangent autour de la danse libre, de la pédagogie et de sa pertinence aujourd’hui.

A Genève, elle enseigne la danse libre Malkovsky aux enfants dès 4 ans et aux adultes de tout âge lors d’ateliers hebdomadaires ou de stages. Ces stages sont l’occasion de croiser d’autres formes artistiques, corporelles. Ils sont régulièrement intergénérationnels. (Stage danse et théâtre, danse et peinture, danse et Feldenkrais, danse et yoga). Son parcours est jalonné de projets, conçus avec et pour des passionnés de danse. Ils relient les arts et créent du lien social.

Formation principale à l’école de Danse Libre de Dijon avec les professeurs Annie Garby et Chris Muhlebach. 
Rencontre en 2009 avec Chantal Gache (Callian), danseuse soliste. Elle a la chance de bénéficier de cours individuels, axés sur l’espace scénique et la présence sur scène.
Sa recherche l’amène chez Vannina Guibert (le Regard du Cygne, Paris) aussi élève directe de François Malkovsky (1889 -1982), le danseur et chorégraphe initiateur de cette méthode de danse inscrite au cœur du courant moderne de la danse libre. Auprès d’elle, elle découvre une autre approche de cette technique de danse, plus dans le ressenti, la recherche du mouvement organique et du lâcher-prise.
Passionnée du mouvement humain, naturel et de ses multiples liens avec l’être dans sa globalité, avec l’envie d’aller plus loin, elle a poursuivi sa recherche par une formation Feldenkrais. Cette méthode lui permet de faire des ponts avec la danse libre, d’appréhender avec une autre approche, le fonctionnement du corps humain. Elle enseigne actuellement cette méthode auprès d’un public adulte divers.

 

Biographie de Laura Garby

En créant la compagnie Kôré avec Nicole Häring en 2011, Laura Garby trouve l’espace pour s’élancer pleinement dans l’art de la danse par la transmission et le spectacle.

Synonyme pour elle de joie, de structure, de confiance, de lien et de plaisir elle choisit de partager cette force du mouvement de la danse libre. Une danse qui relie et accorde une place à chacun et chacune dans le monde.

Plongée dès son enfance dans un milieu artistique rassemblé autour de sa grand-mère Annie Garby, membre fondateur du mouvement de danse libre de Dijon, un des pôles les plus important au niveau national – la danse l’accompagne et la soutient tout au long de sa vie.
Enfant et adolescente elle suit des cours de danse libre avec plusieurs professeurs puis travaille plus particulièrement – notamment pour la préparation de spectacles – sous la direction de la danseuse Christiane Muhlebach.

Elle rencontre ensuite Vannina Guibert (le Regard du Cygne, Paris) et Chantal Gache (Callian). Toutes ces danseuses, pédagogues et artistes, sont des élèves directes de François Malkovsky (1889-1982), le danseur et chorégraphe initiateur de cette méthode de danse inscrite au cœur du courant moderne de la danse libre.
Elle anime par périodes entre 2001 et 2011 (pour adultes et pour enfants) parallèlement à un cursus universitaire. 2011 marque un engagement fort dans l’animation et la recherche en danse.
Elle anime alors des stages à la demande de groupes en France, en Espagne et en Belgique en plus de cours hebdomadaire à Lyon où elle réside. Aussi elle crée et interprète des spectacles avec la compagnie Kôré.
Diplômée d’un master 2 en anthropologie en 2009. Elle articule aujourd’hui recherche en danse et sciences humaines et sociales autour des enjeux sociaux et politiques du corps et des questions de santé. Laura Garby participe à la dynamique du groupe de recherche sur la danse et les pratiques somatiques de l’université Paris 8.

 

Compagnie Kôré

Depuis 2011, la compagnie met en scène, chorégraphie et interprète un répertoire important appartenant au courant de la Danse Libre « Malkovsky-Duncan ».

Laura Garby et Nicole Häring, danseuses formées à l’école de Danse Libre de Dijon, s’inspirent aussi de leur enseignement en danse et de leur participation à la dynamique collective des groupes de danse libre en France et en Europe.

Elles reçoivent le soutien artistique et échangent avec les danseuses et chorégraphes Annie Garby, Christiane Mühlebach, Chantal Gache et Vannina Guibert et du pianiste Alexandre Bodak, tous élèves directes et/ou partenaires artistiques de François Malkovsky lui même.

Site de la compagnie


Te tairas-tu ? de Marion Parrinello

Chorégraphe : Marion Parrinello
Metteur en scène : Louve Reiniche-Larroche
Interprètes : Marion Parrinello, Louve Reiniche-Larroche et Benoît Maurin
Musique : Benoît Maurin et Gilbert Parrinello
Production : Compagnie Sospeso
Soutiens et accueils en résidence : Mandres les roses (94), Théâtre d’Auxerre, Théâtre du Val d’Yerres (91), Centre National de la Danse à Pantin.
Durée : 20 minutes

C’est un coup de cœur pour le poème d’Aragon Il y a des choses que je ne dis à personne (Le fou d’Elsa) qui a été le point de départ du projet. Une interrogation sur ces choses que l’on garde pour soi, que l’on peine à exprimer… Avoir des choses à dire et ne pas réussir à parler.

C’est un désir commun de pluridisciplinarité qui nous a rassemblé autour de cette création. Une danseuse, un musicien et une comédienne. L’envie pour chaque interprète d’être les trois à la fois, de fusionner pour créer une nouvelle matière chorégraphique avant tout. Notre besoin d’ouverture sur les autres arts comme une possibilité d’expression multiple, nous a conduit à nous interroger sur la parole de l’artiste, son langage, et son but quelque soit son outil. De mettre le corps en mouvement au service de nos arts.

En tant que jeunes interprètes, l’expression libre est un sujet qui nous touche particulièrement. L’art est notre moyen d’exprimer ce qui est silencieux, ou gardé sous silence, et d’ouvrir sur l’intime. L’acte artistique comme l’encouragement à un monde plus libre et créatif. Une ode à la liberté d’expression par la poésie des corps, des mots et des sons réunis en un seul même langage universel.

Cette nouvelle création est pensée comme un parcours ; celui de la tentative, du combat, de la lutte de trois personnages vers la libération de la parole. Les mensonges, les non-dits, les phrases dénuées de sens, les secrets… la parole est souvent détournée de sa fonction initiale et réelle. Ce qui ne se dit pas, ce qui se dit tout bas, la recherche du mot juste, les lapsus, la timidité, la pudeur, le bégaiement… Il existe un décalage entre le monde de l’intime, la sensibilité impalpable de chacun, et la part exprimée, exposée, publique, visible : celle du langage, des actes et des images. Nous souhaitons traiter cette inhibition et la lutte contre les règles, la morale, les modèles préétablis, les normes créées par la société… La dualité entre l’être public et l’être privé qui serait plus fantasque, plus instinctif, plus vrai.

Comment trouver la vérité du langage ? Comment s’exprimer en total lâcher-prise ? Comment sommes nous empêchés et pourquoi ? Par l’autre ou par nos conflits intérieurs ? Comment libérer la parole ? Ces trois personnages vont-ils nous dire ce qu’ils ne disent à personne ?

 

Biographie de Benoît Maurin

Très tôt attiré par les instruments les plus encombrants et les plus bruyants, Benoît Maurin commence avec un tambour, à l’âge de sept ans, ses études musicales dans sa ville natale à Lyon, avant de les poursuivre à Saint Etienne puis en intégrant, en septembre 2007, la classe de percussion du CNSMD de Paris où il obtiendra un Master d’interprète en juin 2012.

Attiré par les frontières de la musique, Benoît mène plusieurs projets de création notamment avec l’IRCAM pour le spectacle Voir-Toucher de Lorenzo Pagliei en juin 2013, la compagnie de danse Mille Plateaux Associés et compose la musique de la pièce de théâtre Saveurs & Amertumes en 2013 dans laquelle il est également comédien et musicien. Passionné d’orchestre, il a été invité à se produire avec le Gustav Mahler Jungendorchester sous la direction de Philippe Jordan, participe à l’académie du festival de Lucerne et effectue en 2012 une tournée européenne avec l’Ensemble Intercontemporain sous la direction de Pierre Boulez. Invité régulièrement par l’orchestre Philharmonique de Radio-France, l’orchestre de Paris et l’EIC, il collabore également avec de nombreux compositeurs tels Martin Matalon, Jose Manuel Lopez Lopez, Lorenzo Pagliei, et Mathieu Bonnillat avec lesquels il explore la musique mixte, répertoire qu’il aura à cœur de promouvoir, où les sons électroniques viennent se mêler à l’univers protéiforme des instruments à percussions.

Passionné par la transmission artistique et la pédagogie, il est titulaire du certificat d’aptitude de professeur de percussions depuis juin 2015 après avoir travaillé avec Jean Geoffroy lors du cursus de formation à la pédagogie du CNSMDP.

 

Biographie de Marion Perrinello

Chorégraphe et interprète, Marion Parrinello a commencé la danse et le violoncelle dès son plus jeune âge. Très tôt en classes à horaires aménagés danse et musique, elle poursuit sa formation pour se professionnaliser en danse contemporaine au Conservatoire Régional de Paris (CRR) puis au Conservatoire National Supérieur de Paris (CNSMDP) où elle obtient un diplôme avec mention en 2012.

Son désir de voyager et de découvrir la danse en dehors de la France l’a conduite à New York où elle a dansé pour les chorégraphes Diego Funes et Samsam Yung, en Norvège et au Groenland pour la création Mikiseq (un trio) de Ruth Montgomery Anderson, à Québec pour une création de Karine Ledoyen et elle participe à l’une des créations présentées lors du Bloc Danse à la Rotonde (chorégraphe Maryse Damecour). Plus récemment, Marion danse en France avec la compagnie K2MK à Paris (Variation 2.0) et avec la compagnie Elément à Nantes (création Sens) depuis décembre 2014. Elle intègre la compagnie Arcosm en juin 2015 pour la création Sublime, et la compagnie P.A.S en 2016.

Parallèlement à ses projets en tant qu’interprète, Marion mène ses propres créations. En 2011, elle crée le solo Silence Insensé avec son violoncelle. En 2015, elle renouvelle l’expérience de danse-instrument lors d’un duo cette fois avec un autre instrument, le piano (Plissé). C’est donc tout naturellement qu’elle décide de monter sa compagnie Sospeso et de créer un trio avec un musicien percussionniste et une danseuse comédienne afin de mettre en œuvre les liens à tisser entre ces trois langages.

 

Biographie de Louve Reiniche-Larroche

A l’âge de 6 ans, Louve Reiniche-Larroche a déjà décidé qu’elle sera comédienne. Elle débute aux ateliers du Théâtre de l’Épouvantail, et poursuit dans les cours d’Esther Kouyaté. Sotigui Kouyaté lui permettra de vivre les coulisses d’Hamlet au festival d’Aix dans une mise en scène de Peter Brook. Elle complète sa formation en suivant des cours de chant, de musique et de danse (22 ans de danse africaine). 

Louve entre au Cours Florent en 2005 aux Ateliers Jeunesse et poursuit son cursus théâtral en intégrant la formation professionnelle dans les cours de Bertrand Degrémont, Suzanne Marrot, Cédric Prévost, Véronique Vella et Cyril Anrep.

Son diplôme en poche et tout juste co-fondatrice du collectif Les Ames Visibles, elle se lance sur les scènes parisiennes avec différents spectacles. Elle est assistante mise en scène et joue dans les pièces : Broyt Pitet Vourcht (textes sur la Shoah de Bertolt Brecht, Art Spiegelman et Charlotte Delbo, 2010), On Purge (Bébé) ! de Georges Feydeau, dans divers théâtres parisiens (Aktéon, Déjazet, Funambule, théâtre de Ménilmontant) ainsi qu’en province (Perpignan, Cabourg, Rosny-Sous-Bois, Arras, Savigny sur orge, Montpellier, Autun) et à l’étranger (Biélorussie et Estonie), Mein Kampf (Farce) de George Tabori au centre d’animation Les Halles en novembre 2012 ainsi qu’au Théâtre Douze (75) en Janvier 2014, Love And Money de Denis Kelly créé à l’espace Confluences en Mai 2013, dates en Avril 2015 au Théâtre du Hublot et Janvier 2016 au centre d’animation Place des Fêtes.
Elle est également assistante dans un cours de théâtre pour enfant et prépare actuellement Ceux qui avaient choisi de Charlotte Delbo, dans laquelle elle interprète le rôle de Françoise ; ainsi que Le Dragon d’Evguéni Schwartz dans le rôle d’Elsa.

 

Compagnie Sospeso

Marion Parrinello crée la compagnie Sospeso en 2015 à Mandres-les-roses dans le Val de Marne. Sospeso ou « suspendu » en italien est une passerelle entre les différents arts, un langage suspendu et flottant entre danse, musique et théâtre. La compagnie Sospeso tend à développer une fusion entre le corps, l’instrument et le son. Dans un univers poétique et lumineux, dans un registre ouvert aux grands comme aux petits, les artistes sont danseurs, musiciens ou comédiens et cherchent à unir leur langage pour défendre une même histoire. En harmonie, en lutte, en rapport à l’autre, en décalage, en symbiose, comment établir une unité, une identité, un langage commun ? En laissant place à l’imprévisible, au hasard, aux instincts, aux chutes, au danger, au déséquilibre, aux sensations…

D’abord en solo avec le violoncelle, tels deux corps en mouvement qui se parlent (Silence Insensé en 2012), puis en duo avec un piano et son pianiste Gilbert Parrinello (Plissé en 2015), la compagnie Sospeso s’ouvre aujourd’hui à la voix d’une comédienne Louve Reiniche – Larroche et aux sons et aux corps des percussions de Benoit Maurin, qui s’ajoutent à la danse de Marion Parrinello (Te tairas-tu ? trio 2016).

Site internet de la compagnie


Body ? Oh my body ! (titre provisoire) de Flora Pilet et Alexandre Le Petit

Conception : Flora Pilet et Alexandre Le Petit
Création et Interprétation : Anaïs Dumaine et Flora Pilet
Composition sonore et Dramaturgie : Alexandre Le Petit
Production : Compagnie NOESIS
Accueil en résidence : Les Ateliers Intermédiaires(14), La fabrique APEFIM (14)
Durée : 15 minutes

 

Le point de départ du projet Body ? Oh my body ! (titre provisoire) est la rencontre entre deux femmes qui désirent et fantasment tout autant qu’elles questionnent et envient le corps de l’autre. Ce nouveau travail est une proposition de jeu qui interroge la relation entre deux femmes liées et déliées entre elles par le fil à double tranchant de la surface du miroir tantôt féroce, tantôt absurde, et du regard de l’autre.
Elles cherchent à déjouer les règles d’une modernité parfois délétère qui interdit toute tentative de tracer un nouvel espace hors des cadres et des limites dictés par la doxa des corps médiatiques, aussi parfaits qu’abstraits, toujours hors d’atteinte.

La première création de NOESIS, 10 rue Condorcet, posait la question de la construction de soi dans un rapport intime avec sa propre mémoire. Pour cette nouvelle pièce, c’est la rencontre ou la confrontation avec l’autre et sa chair qui nous intéresse, vue à travers tous  les rapports de trouble, de tension et de jeu que la présence de deux femmes au plateau peut soulever.

Nous questionnerons la figure du duo en tant que chacune est la projection de l’autre au plateau, et nous chercherons à saisir la nature du trouble et de la confusion qui relie deux identités apparemment distinctes qui ne pourront pourtant s’élever et se construire que dans une sorte d’abandon de l’une dans l’autre.

C’est aussi une façon pour nous d’explorer l’ambiguïté qui peut apparaître dans certaines amitiés fusionnelles où l’autre est à la fois objet de désir et en même temps de jalousie et de répulsion, et  d’interroger les multiples facettes de l’être social, amoureux, amical ou politique, au-delà du stricte concept de féminin ou de masculin.

Nous explorerons notamment la notion de double miroir, et du trouble que l’on ressent face à l’autre qui est à la fois totalement moi et en même temps radicalement lui, c’est a dire définitivement différent. Nous traquerons ce qui dans le moi-autre permettrait de dépasser le double-je de la fascination-répulsion.

 

Biographie de Flora Pilet

Flora Pilet s’est formée à la danse contemporaine d’abord en autodidacte lors de ses études de philosophie à Paris VIII en prenant des cours à la Ménagerie de Verre, au Centre National de la Danse et à Micadanses. Elle s’intéresse à différentes pratiques somatiques et au contact improvisation, elle suit l’enseignement de Patricia Kuypers, Alain Monterbran, Benoit Lachambre, Sarah Shelton Man, Fabrice Ramalingom. Elle découvre la danse butô et suit l’enseignement de Sumako Koseki qui la marque considérablement. Elle rencontre le travail d’Alain Platel, Patrick Bonté, Mathilde Monnier, Nasser Martin Gousset lors de stages professionnels.

En 2010 elle s’installe à Caen et passe son Diplôme d’Études Chorégraphiques au Conservatoire Régional. Elle collabore avec le scénographe Alexandre Serrano sur une série de performance entre installation numérique et danse, réalise un film autour des figures mythologiques d’Ariane, Pénélope et Hélène. Elle développe un travail d’ateliers chorégraphiques auprès des patients de l’Établissement Public de Santé Mentale de Caen en partenariat avec le théâtre de Caen et le musée des Beaux-Arts. Suite à un stage de Body Weather avec Sherwood Chen elle part à San Francisco travailler en tant qu’assistante chorégraphique pour la cie HeadMistress. A la suite de son diplôme elle rencontre le dramaturge et metteur en scène Alexandre Le Petit avec qui elle co-écrit son premier solo 10 rue Condorcet en 2015, ensemble ils créent la compagnie NOESIS . Depuis 2013, elle travaille également avec Alexandre Le Petit au sein de institut nomade, structure de recherche transdisciplinaire sur le performatif au sein duquel elle élabore une enquête sur le désir qui prend la forme de paysages sonores, d’interviews et de performances.

La première présentation publique de cette enquête eut lieu au Kaaitheater à Bruxelles lors de la
conférence performative initiée par institut nomade.

 

Biographie d’Anaïs Dumaine

Elle commence la danse contemporaine dans le milieu associatif caennais. Après des études en biologie de l’environnement, elle se forme au Conservatoire de Caen. La dernière année de son Diplôme d’Études Chorégraphiques, elle rencontre Dominique Jégou pour la transmission d’une partition de So schnell de Bagouet. L’année suivante, elle devient assistante et interprète dans sa compagnie.

Elle poursuit sa formation en suivant des workshop auprès de Thomas Hauert, Boris Charmatz, Ambra Senatore, Olivia Grandville parmi les figures les plus marquantes.

Elle collabore en tant qu’interprète avec Héla Fattoumi et Éric Lamoureux (CCN Caen Basse-Normandie), Sophie Lamarche Damoure (cie Itra), Sophie Quénon (cie dernier soupir), Flora Détraz (cie Pli), Flora Pilet (cie Noesis) et Olivia Grandville (cie la Spirale de Caroline).

En parallèle, elle développe une recherche autour des techniques somatiques dont elle donne des sessions et des stages à Caen, Paris et Genève. Elle se forme au travail de Thérèse Bertherat puis au Rolfing Intégration Structurale de 2014 a 2016 à Genève à la suite de sa rencontre avec Hubert Godard.

 

Biographie d’Alexandre Le Petit

Alexandre Le Petit est le fondateur de la compagnie VERSONATURA, à travers laquelle il produit et diffuse une partie de son travail. Au cours de son passage par les départements de philosophie et d’arts du spectacle de l’Université de Caen, il a initié une série d’expériences théâtrales inspirées par les écrits de la Beat Generation, qui intriquaient plusieurs « disciplines » et modes d’écritures, et qui furent un moment déterminant dans son choix de quitter l’université pour s’engager dans un  chemin de recherche et de construction autodidacte. En 2003, il part s’installer en Belgique, à Bruxelles, où il travaille avec le philosophe Daniel Franco à la création d’un triptyque à partir des Métamorphoses d’Ovide qui sera produit par le Monty Theater d’Anvers. Il travaille ensuite en tant que conseiller dramaturgique pour plusieurs compagnies belges de 2004 à 2006. À partir de 2005, il signe avec la danseuse et chorégraphe canadienne Tawny Andersen plusieurs performances qui furent créées et produites en Europe et au Canada. À partir de 2010, en collaboration avec le philosophe et architecte Pierre Joachim, ils créent Ghost Notes, une installation performative qui décline ses différentes variations sur plusieurs années, et qui fut produite notamment au Beursshouwburg et au Kaaistudio (Bruxelles). En 2012, il fonde le projet transdisciplinaire institut nomade, au sein duquel il travaille entre la France et la Belgique au développement de sessions de recherche et d’écriture, et à la construction de conférences performatives à partir des concepts de pharmakon et d’individuation collective.

 

Compagnie NOESIS

NOESIS est née de la rencontre entre Flora Pilet et Alexandre Le Petit en 2014. La démarche artistique de la compagnie s’inscrit fondamentalement dans une temporalité qui accorde une importance essentielle au processus d’écriture et à la recherche. En cela, la compagnie défend l’idée que le travail créatif a besoin de temps parfois longs et lents et d’espaces nomades et poreux pour se nourrir et se développer. La démarche de la compagnie est résolument transdisciplinaire car nous pensons que c’est dans la rencontre, le dissensus, et parfois dans la friction avec ce que nous ne connaissons pas que l’on peut élargir notre compréhension du monde et éventuellement en apprendre quelque chose. Notre désir et notre ambition est de construire une écriture émancipée et libre, qui ne perd pas notre époque des yeux en tentant de lui rappeler ces mots de Robert Musil : « S’il y a un sens du réel, il doit aussi y avoir un sens du possible. »

Ils créent leur première pièce en 2015 10, rue Condorcet, un solo autour de la figure de l’errance inspirée du livre du photographe Raymond Depardon. Des-apparues  (titre provisoire ) est leur deuxième création.

 

 

Détails

Date :
03/11/2016
Heure :
15:00 - 16:00
Prix :
5€
Catégories d’Évènement:
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Lieu

Le Regard du Cygne
210, rue de Belleville
Paris,75020France
+ Google Map
Téléphone :
0143585593

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