Signes d’Automne – Répétition Publique – Zugunruhe, état d’agitation avant la migration de Sylvain Prunenec | Le Regard du Cygne
Simply enter your keyword and we will help you find what you need.

What are you looking for?

Chargement Évènements

« Tous les Évènements

  • Cet évènement est passé

Signes d’Automne – Répétition Publique – Zugunruhe, état d’agitation avant la migration de Sylvain Prunenec

22/11/2016|14:30 - 15:30

Gratuit

© Quentin Dubost

Dans le cadre du Paris Réseau Danse

Chorégraphe : Sylvain Prunenec
Interprètes : Sylvain Prunenec et Tatiana Julien
Production : Association du 48
Coproduction : Paris Réseau Danse (CDC Atelier de Paris-Carolyn Carlson, l’Étoile du nord-scène conventionnée danse, ADDP-micadanses, studio Le Regard du Cygne-AMDXXe)
avec le soutien de Format
Durée : 60 minutes

Le terme Zugunruhe décrit l’état d’agitation qui précède la migration chez les oiseaux migrateurs.
Il s’agit littéralement d’une métaphore qui habite des questions de déplacement, d’entre deux, de territoire nouveau, d’identité et de multiplicité mais aussi des questions liées au corps, d’agitation, d’intranquillité, et plus loin encore d’élan, d’allant, d’énergie vitale.

Elle est à la fois, source de la recherche et ce qui la nomme.

En filigrane, les oiseaux et Fernando Pessoa sont des figures qui nourrissent l’imaginaire de ce travail.

Si le vocable migration peut-être entendu ici dans tous les sens, Sylvain Prunenec, accompagné cette fois de Tatiana Julien, souhaite à nouveau questionner les motifs multiples de l’identité et les rôles que joue tout un chacun.

Il s’agira d’un solo à deux danseurs-chorégraphes où chaque danseur peut devenir le lieu de l’autre, dans lequel l’un peut être l’hétéronyme de l’autre, son double possible, et inversement.

Pessoa écrit « Je ne change pas, je voyage » en parlant de ses multiples identités ou hétéronymes.

Si l’identité objective fait l’objet d’une appropriation subjective, le sentiment d’identité, lui, reste susceptible d’évoluer et de migrer. Certaines étapes de la vie induisent des évolutions identitaires, plus ou moins fortes, plus ou moins intranquilles. L’agitation serait alors ce trouble profond qui se manifeste extérieurement, et l’écriture chorégraphique son expression possible.

« Dans un mouvement continu et irrégulier, deux corps baladent leur regard inquiet sur le pic d’un paysage inconnu, sauvage. Agitation avant la migration. Intranquillité. Élan. ». Sylvain Prunenec

 

Biographie de Sylvain Prunenec

Sylvain Prunenec a été interprète pour Odile Duboc, Dominique Bagouet, Trisha Brown, Hervé Robbe, Boris Charmatz, Christian Rizzo. Il a participé à la création de O,O de Deborah Hay (2006) et rejoint Olga De Soto pour la pièce Incorporer ce qui reste ici au cœur (2007). En juillet 2008 au Festival d’Avignon (sujet à vif), il danse dans Trois cailloux mis en scène par Didier Galas. Il reprend le rôle de Julie Nioche dans Nos solitudes (2011), et joue dans Le cabaret discrépant d’Olivia Grandville et dans Passage à l’acte de Fanny de Chaillé et Philippe Ramette. Il danse actuellement dans Sacre # 197 et Sacre # 2 de Dominique Brun.

Au cinéma, il tourne dans Jeanne et le garçon formidable (1998) d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau, et dans le film de Jean-Paul Civeyrac, Toutes ces belles promesses (2003).

Depuis 1995, au sein de sa compagnie, l’association du 48, Sylvain Prunenec crée ses propres pièces souvent en collaboration avec des musiciens : Verso Vertigo (Fondation Cartier, 1996), Bâti (Centre Georges-Pompidou – les solitipi, 1998) avec Fred Bigot, musicien électronique, La Finale (IRCAM, Festival Agora, 2002), Fronde Ethiopia (Montpellier Danse, 2002) avec Françoise Rivalland, percussionniste.

En résidence au Forum culturel, scène conventionnée de Blanc-Mesnil, il crée deux pièces sur le thème du corps démembré : Effroi, solo (2003), et Redoux (2004), pour six interprètes, présenté l’année suivante au Centre Georges-Pompidou.

En janvier 2007 au Centre national de la danse, il présente Lunatique, inspiré des travaux du physiologiste Étienne-Jules Marey. About you, pièce pour quatre interprètes créée en 2008, s’appuie sur la décomposition du mouvement.

Il propose des performances, improvisations en extérieur ou dans des centres d’art : FRAC Le Plateau, 2004 ; La Villette 100 Dessus Dessous, 2004 ; Fondation Cartier, 2005 ; La Villette Hors Champs, 2005 ; Barbirey Entre cour et jardins, 2006 ; festival We Want Rock’n Roll lelabo Paris, 2007 ; Parc culturel de Rentilly et Domaine de Chamarande (2012).

En résidence au théâtre de Vanves (saison 2008-2009), il entame une nouvelle étape de son travail : rendre lisible dans le corps les chemins pas toujours très ordonnés des intentions et des sentiments. Le duo Ouvrez ! est créé en décembre 2008 pour l’ouverture du festival Ardanthé.

Dans le cadre du festival Concordan(s)e en avril 2010, Sylvain Prunenec a collaboré avec l’écrivain Mathieu Riboulet pour la création de Jetés dehors.

Gare ! un solo sur les thèmes de l’amour, de la pulsion criminelle et de l’extase sexuelle, a été créé en février 2011 au Théâtre de la Cité Internationale à Paris dans le cadre du festival Hors Saison.

En 2012, dans le cadre du festival Actoral, il crée avec Anne-James Chaton, poète sonore, Le cas Gage ou les aventures de Phineas en Amérique.

Précis de camouflage, une pièce pour le jeune public a été créée en Février 2013 sur le territoire de Marne et Gondoire (77) où il a été en résidence durant trois ans.

Sa dernière création intitulée Vos jours et vos heures inspirée du roman de Virginia Woolf Les vagues a été créée le 5 juin 2015 à Noisy-le-Sec dans le cadre des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis.

 

Biographie de Tatiana Julien

A la suite de sa licence d’Art du Spectacle Chorégraphique à l’université Paris VIII en 2009 et de son diplôme du Conservatoire National de Paris en 2010, Tatiana Julien est interprète dans la création Nil de la Cie 72/73 Laurence Yadi & Nicolas Cantillon (2010-2012), Les Indes dansantes et La Collection (2010-2014) de Nathalie Pernette, Les Soirées, What You Want ?, La Constellation consternée et Lied Ballet de Thomas Lebrun (2011-2015).
Dernièrement, elle est interprète pour Olivia Grandville dans Combat de Carnaval et Carême (2015-2016). Elle a publié des articles pour le site d’actualité culturelle L’Intermède ainsi que dans la revue Repères et Le Pan des Muses. En 2011, elle participe aux «Voyages Kadmos» organisés pas le festival d’Avignon. La même année, elle fonde sa compagnie, C’Interscribo : écrire entre les lignes. A la croisée des influences, la C’Interscribo tente de faire émerger un dialogue fécond entre son écriture chorégraphique et d’autres mediums artistiques. À travers ses collaborations avec le compositeur Pedro Garcia-Velasquez, l’écrivain Alexandre Salcède ou encore la metteur en scène Marine de Missolz, Tatiana Julien aspire au projet d’une œuvre d’art totale. En février 2012, la chorégraphe Tatiana Julien créé La Mort & l’Extase, pièce pour 1 chanteur, Rodrigo Ferreira, 10 danseurs et 15 amateurs accueillis en projet participatif au festival Faits d’hiver. La pièce traite de l’érotisme et de la mort dans une conception sacrée, comme seuil de l’interdit qui mène vers l’au-delà. Elle met en scène 30 interprètes nus dans un tableau baroque mouvant qui se compose au fur et à mesure que la pièce avance. Les danseurs, qui incarnent avec excès les émotions du deuil et du plaisir, teignent la pièce de réminiscences picturales du XVIIIe siècle. Dès lors, Tatiana Julien s’efforce de tracer des ponts sur cette voie entre le passé et notre temps pour y faire résonner des harmoniques oubliées. Autour des représentations de la Mort & l’Extase, Tatiana Julien donné une conférence sur la danse et la nudité avec la chercheuse Katharina Van Dik, au Théâtre de La Faïencerie à Creil.

Pour la création de son deuxième projet, Douve, elle collabore avec le compositeur Pedro Garcia-Velasquez et l’écrivain Alexandre Salcède afin de proposer une lecture sensible du recueil Du mouvement et de l’immobilité de Douve d’Yves Bonnefoy. Dans la continuité de la Mort & l’Extase, les danseuses sont menées à une exacerbation du geste aux abords d’une danse dite expressionniste. Le projet prend trois formes : Douve, première figure, solo de 20 minutes a été créé au Festival Off d’Avignon 2012, par micadanses. Douve, trio de danseuses et musique pour orchestre de chambre et électronique, 50 minutes, a été créée au festival Faits d’hiver les 8 et 9 février 2013. Douve, renversée, trio de 20 minutes, a été créé le 22 novembre 2014 au concours Reconnaissance. Avec Alexandre Salcède, Tatiana Julien a donné des conférences sur le lien entre la danse et la poésie et a animé une journée de réflexion à micadanses.
Avec la metteur en scène Marine de Missolz, Tatiana Julien démarre une longue collaboration qui creuse la question de l’expressivité de l’interprète au plateau (au regard de ses pièces précédentes). Ensemble, elles coécrivent un solo intitulé Ruines que Tatiana Julien interprète sur une musique de Pedro Garcia-Velasquez. Autour de la pièce, créée les 18 et 19 novembre 2014, à la scène nationale de Chalon-sur-Saône, elle invite la photographe Nina Flore-Hernandez à effectuer une exposition inspirée du spectacle, Ved siden.

A partir de 2015, Tatiana Julien démarre, en coécriture avec le compositeur Pedro Garcia-Velasquez, un nouveau projet d’opéra bâtit selon des logiques chorégraphiques. Le projet prendra 2 formes : Initio, opéra chorégraphique pour 1 chanteur et 5 danseurs, avec musique enregistrée par l’ensemble Le Balcon ; et Initio [LIVE], opéra chorégraphique pour 2 chanteurs, 5 danseurs et musique pour orchestre de chambre et électronique, interprétée par Le Balcon. La première forme d’Initio sera créée le 17 Novembre 2016 au festival Instances à l’Espace des Arts-Scène Nationale de Chalon-sur-Saône.

En parallèle de ses créations, Tatiana Julien s’investit dans plusieurs laboratoires. À ce titre, elle est chorégraphe pour le projet européen mené par la Briqueterie, Dancing Museums, se déroulant sur deux ans (2015-2017), projet qui explore de nouvelles méthodes d’interactions avec le public. En 2016, Tatiana Julien mènera un chantier qui interroge les protocoles de transmission entre le chorégraphe et l’interprète dans le cadre de DIALOGUES, projet initié par Royaumont – Abbaye et Fondation, en partenariat avec les écoles nationales CNSMDP et le CNDC d’Angers. La C’Interscribo a été en résidence pour la saison 2013/2014 à micadanses, Paris et également en résidence longue à L’échangeur – CDC Picardie de 2011 à 2015.
 Depuis janvier 2015 et pour 3 ans, Tatiana Julien est artiste associée à l’Espace des Arts, Scène Nationale de Chalon sur Saône elle est aussi artiste en résidence à Art danse CDC Dijon Bourgogne de 2016 à 2018. Installée à Beauvais, la C’Interscribo bénéficie du soutien de la DRAC Picardie au titre de l’aide à la compagnie, de la Région Picardie au titre du soutien au développement renforcé des compagnies de spectacle vivant.

Détails

Date :
22/11/2016
Heure :
14:30 - 15:30
Prix :
Gratuit
Catégories d’Évènement:
,

Organisateur

Le Regard du Cygne
E-mail :
info@leregarducygne.com

Lieu

Le Regard du Cygne
210, rue de Belleville
Paris,75020France
+ Google Map
Téléphone :
0143585593