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Répétition publique, Trois Souffles

Répétition publique

Trois Souffles

de Laurence Pagés et Christina Towle / Cie du petit côté

Vendredi 22 mars 15h00

Chorégraphes Laurence Pagès, Christina Towle
Interprètes Mathilde Duclaux, Leonardo Montecchia, Julie Meyer-Heine
Musique Hubert Michel
Lumière  Francoise Michel
Soutien CND, Fondation Royaumont, CDC La Briqueterie, CCN Grenoble, Ménagerie de Verre, Fondation Beaumarchais

ENTRÉE LIBRE

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Trois Souffles est une exploration inédite du potentiel respiratoire en danse.

Les chorégraphes, en véritables artisanes du souffle, puisent dans la respiration de trois chorégraphes emblématiques pour faire émerger une nouvelle danse, née dans et à partir du souffle.

Et vous offrent une danse explosive, poétique et ludique, fruit d’un processus créatif inventif…

Dans Trois Souffles, la danse chantonne, râle, bruisse ; le souffle dessine des paysages. L’un, vallonné, est traversé de petits pics, aigus, aiguisés ; un autre, accidenté, est fait de plateaux et de failles abruptes ; un autre encore est montagneux, graphique, presque géométrique… Plongée progressive dans un univers sonore, résonnant, ponctué de bruissements et d’onomatopées, cette création pour quatre interprètes est née d’une recherche menée par Laurence Pagès et Christina Towle, sur les potentialités du souffle et la musicalité du mouvement comme matière chorégraphique. En choisissant de faire naître le mouvement par le seul moteur du souffle, Trois Souffles réduit la danse à un essentiel, la respiration, et construit une gestuelle singulière se déployant dans et à partir du buste. Une danse qui privilégie les accents dynamiques subtils, un corps disponible, spongieux, voire élastique. Quatre danseurs y relèvent le défi de construire une danse du souffle, de se contraindre au fil respiratoire qui les tient ensemble dans un dialogue viscéral.

Première prévue le 21 septembre 2013 à la Fondation Royaumont (95)

Après un prologue, exposition des partitions respiratoires dans leur plus simple expression, la pièce se construit dans une succession de tableaux.

> des solos, dans l’interprétation de la partition de Kazuo Ohno

> des duos, dans l’interprétation de la partition d’Odile Duboc

> un trio dans l’interprétation de la partition de Jean – Claude Gallotta

 

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Marquée par l’influence du butô et la pratique improvisatrice, Laurence Pagès crée plusieurs pièces où la respiration occupe une place fondamentale : Cadrage-débordement (2003), Brigitte (2005). En 2007, en résidence à Mains d’œuvres, elle crée le solo À un fil #1,  puis A un fil #2, quatuor pour trois danseuses et une chanteuse. Parallèlement à ses créations, elle participe en tant qu’interprète à des projets de Julie Nioche, Thierry Laffont, Brigitte Dumez, Christine Gérard, et en butô avec Gyohei Zaitsu. Depuis plusieurs années, elle mène des ateliers de création avec des personnes en situation de précarité et des détenus. Ces expériences ont été le support d’une réflexion sur les enjeux de la danse contemporaine en prison, menée dans le cadre d’un DEA en esthétique chorégraphique à l’Université Paris 8. Elle prolonge des questionnements sur les rapports de pouvoir, initiés durant ses études à Sciences-po. En 2008, elle participe au programme Transforme proposé par Myriam Gourfink à l’abbaye de Royaumont. En 2009, à partir d’une collecte de gestes et d’états de corps en lutte, elle crée le solo Corps de luttes coproduit par la Fondation de Royaumont et l’ADDMD 11. Durant trois ans, elle a également été chargée de mission en médiation culturelle au Centre National de la Danse.

 

Née à New York, Christina Towle se forme à l’école de Merce Cunningham. En 2000, après des études de Littérature anglaise et de Danse au Barnard Collège, Univ. de Columbia, poursuit sa formation en danse contemporaine en France. Elle rencontre Jean-Claude Gallotta pour lequel elle collabore d’abord en tant qu’interprète. À partir de 2005, elle travaille principalement en tant que répétitrice et enseignante pour le CCN de Grenoble. En 2003, elle s’engage dans la pratique du yoga. Cette pratique imprègne son travail de danseuse – chorégraphe et de formatrice en danse. En tant que chorégraphe, elle explore depuis longtemps l’interaction entre danse et musique. Dans Suite, vidéo-danse créée en 2006, elle explore comment l’incorporation de la musique peut mettre en mouvement des postures quotidiennes. Elle conçoit des dispositifs multimédia et scénique pour permettre au corps d’agir en tant qu’instrument. D’abord, par le biais d’un dispositif multimédia interactif entre la musique et la danse dans Reflet (2004). Ensuite, dans Head2Head (2007) par la création d’un espace scénique insonorisé, permettant d’amplifier la musicalité du geste. Elle participe au programme Transforme à l’abbaye Royaumont en 2008. Depuis 2010, elle explore la musicalité interne et le souffle et ce cheminement chorégraphique se concrétise avec la création de Airtight – solo pour souffle et ballon.

 

Formée à la méthode Popard, à la London Contemporary Dance School, au Conservatoire de Montpellier et à l’Ecole Française de Yoga, Julie Meyer – Heine est interprète pour les chorégraphes Didier Théron, Gabriel Hernandez, François Verret, Maîté Fossen, Christine Gérard, et dix années auprès de Daniel Dobbels. L’enseignement et la transmission occupent une place importante dans son parcours. Elle apprend la langue française des signes, se sensibilise au braille et entame un long parcours entre pédagogie et art avec des personnes en situation de handicap. Parallèlement à son parcours de danse, elle suit des études en ethnologie qui nourriront sa recherche en danse : « l’âge du corps en danse et le sacré », « l’enfant et le jeu ». Depuis quelques années, elle s’intéresse aux plis du passé, la mémoire des œuvres, aux liens entre art et histoire et autour de la maturité en danse.

 

Interprète depuis 2002. Privilégiant les expériences insolites, Mathilde Duclaux danse pour H. Cathala, B. Pradet, F. Rascalou,  A. Perin-Vindt, J-B. Bonillio…, collabore avec de nombreux Artistes et Collectifs d’Artistes lors de recherche sur le mouvement, l’architecture et expression clownesque, notamment dans l’Espace Public tout en développant sont propre travail chorégraphique. Nourrie de sa pratique du chant et du Contact Improvisation, elle enseigne, lors de stages notamment à la Maritime, école de préparation aux études supérieures en théâtre. En étudiant le dessin et de la sculpture auprès d’Éric Chatalin, elle aborde l’art du développement et de la conscientisation de la force de l’expression. Ensemble, ils créent la Chorégraphie de Béguin de Guingois. Commence en 2009 une formation en clown auprès de Michel Dailer et Julien Pinaud et en 2011 une formation en Body-Mind Centering®.

 

Après un parcours de comédien et danseur à Buenos Aires, Leonardo Montecchia s’installe en France en 1998 grâce à une bourse Fondation Antorchas – Ambassade de France en Argentine. Obtient une licence en danse à Paris VIII, se forme au CCN de Montpellier. Entame son parcours de chorégraphe avec La Cravate (2001) et duO2 (2002). En 2004, crée la Cie de la Mentira au sein de laquelle il entremêle danse et texte : Le MenSonge (2003), Potosi, la montagne d’argent (2005), Intimidité (2006), Patetico (2006), French Kiss (2007), Tout va bien et Entrelacés (2008). En 2008, le programme Transforme dirigé par Myriam Gourfink à l’abbaye Royaumont lui permet d’entamer une recherche sur la notion d’écriture chorégraphique. En 2010, il compose la chorégraphie de la pièce Monsieur de Pourceaugnac mise en scène par la Cie Astrolabe. Il finalise l’écriture d’un solo mêlant texte, travail vocal et danse, Le Nombril. En 2011, enseigne et crée la chorégraphie de l’Opéra Brundibar pour l’Opéra Junior de Montpellier. Il crée une pièce commandée par le Conservatoire de Danse de Montpellier, collabore avec le metteur en scène Toni Cafiero. Il intervient comme chorégraphe et comédien pour le cabaret théâtral Ocho de la Cie Astrolabe. Il réalise le long-métrage Cendre, filmé à Macao en juillet août 2011.

Obtient son DEM de composition électroacoustique en 2002, Hubert Michel collabore comme intervenant pédagogique avec l’IMEB, et Césaré. Après quelques collaborations avec le spectacle vivant, se forme aux techniques du son au CFPTS en 2010.  Ses créations sonores et compositions sont nourries par la captation de sons, de paysages sonores, de synthèse. Ces sons composés forment une musique acousmatique multi-diffusée par haut-parleurs. L’auditeur accède à cette musique, sorte de «cinéma pour les oreilles», en se construisant des images de sons. A collaboré avec la Cie Etant donné (Danse) pour la création de bandes sons, et la régie son (spectacle Show Case, En aparté, Imago 1, 2 et 3). Régisseur son avec la Cie Akté (Théâtre), la Cie Marinette Dozeville (Danse), la Cie Korat et Chantaboun. Collabore avec des salles et festival (Automne en Normandie, Festival PiedNu, Le passage à Fécamp, Cirque théâtre d’Elbeuf…). A réalisé les bandes son des films Qui est absent et Mémoire d’eau de Jérôme Thomas.

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