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uneminutededanseparjour © Nadia Vadori-Gauthier

Soirée Double – Carte Blanche à Nadia Vadori-Gauthier

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SOIRÉE DOUBLE

 

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Tarifs 1 spectacle : 13€/10€

Tarifs 2 spectacles : 20€/15€

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jeudi 30 et vendredi 31 mars 2017

19h30

CARTE BLANCHE

Mémoires partagées des 800 derniers jours

(une minute de danse par jour) de Nadia Vadori-Gauthier

/ Cie Prix de l’essence

Artiste soutenue par le Paris Réseau Danse

+ Suivi de Extraterrestrial Events de Philip Connaughton à 21h00 +

 

uneminutededanseparjour © Nadia Vadori-Gauthier

uneminutededanseparjour © Nadia Vadori-Gauthier

 

Chorégraphe et Interprète – Nadia Vadori-Gauthier
Soutiens – Paris Réseau Danse, Mairie du 20ème
www.uneminutededanseparjour.com
Durée – 45 minutes

 

En janvier 2015, suite à l’attentat à Charlie Hebdo, Nadia Vadori-Gauthier s’est engagée dans un acte de résistance poétique qui consiste à danser une minute chaque jour, où qu’elle soit, et à poster cette danse en ligne le jour-même. Deux phrases l’ont inspirée alors. Une phrase de Nietzsche : « Et que l’on estime perdue toute journée où l’on n’aura pas dansé au moins une fois » et un proverbe chinois: « Goutte à goutte l’eau finit par traverser la pierre ». Elle a commencé à danser le 14 janvier, pour que ses jours, les jours, ne soient plus perdus. Depuis cette date, chaque jour a été dansé, au moins une fois.

La succession de ces danses s’inscrit dans un contexte local et temporel, c’est-à-dire une historicité. Au fil des jours, les éléments plus personnels, voire intimes de ses danses, se sont mêlés de facteurs collectifs, et plus largement, à l’actualité. Se constitue ainsi une sorte de journal dansé, qui agence ses états de corps au monde. Le corpus de ces danses pourrait constituer, d’une certaine façon, une sorte d’archive de sa vie et des modulations/transformations de son corps et de ses états. Mais il s’agit en réalité de bien autre chose que cela : c’est une archive de l’époque, vue au travers d’un point de vue singulier. Il ne s’agit pas d’elle, mais d’un monde en train de traverser une période particulièrement mouvante de son histoire. Nadia Vadori-Gauthier danse ce monde, est dansée par lui, elle le trace, il l’affecte. C’est finalement ce monde qui, à travers elle, danse et s’inscrit dans son corps, le change et l’affecte. Ce duo qu’elle danse avec le monde fait qu’elle n’est plus tout à fait à elle-même. Elle est entrelacée aux choses, à la matière-même de ce qui l’entoure. En réalisant un diaporama des images de la série (une image par jour et par danse), elle a eu la surprise de constater, qu’elle a une mémoire de chacune d’entre elles. Chaque image, lorsqu’elle la regarde, convoque immédiatement une mémoire corporelle, somatique de ce jour-là, du lieu, des circonstances.

Dans cette performance, Nadia Vadori-Gauthier propose aux spectateurs qui le souhaitent de donner, en direct, une date des trois dernières années qui a été marquante pour eux, et de dire brièvement en quoi. La photo du jour de la danse en question sera alors projetée directement sur le plateau. Nadia Vadori-Gauthier dansera sa mémoire de ce jour-là, qui s’entrelacera à la mémoire de spectateurs. Puis, la danse du jour sera projetée. Ce protocole se répètera un certain nombre de fois. Ainsi se rejouera, au présent, une mémoire composée par la danse et l’échange, à partir des relations entre des fragments singuliers, des histoires et des mémoires des personnes présentes.

 

[toggle title= »Présentation Cie Le Prix de l’essence « ]

La compagnie Le Prix de l’essence de Nadia Vadori-Gauthier a pour objet la création et la diffusion d’œuvres chorégraphiques ou audiovisuelles (vidéo), ainsi que la formation et la publication. L’enjeu est de favoriser des processus de création et de recherche qui puissent tisser des liens entre des dimensions esthétiques (de la sensibilité), poétiques (poésie en acte), somatiques (corps vécus comme expérience, en relation aux environnements) et politiques (favoriser des modes d’être ensemble, impliquant un partage de la sensibilité).

Le nom de la compagnie : Le monde contemporain occidental fonctionne selon des codes qui assignent chacun à une place déterminée dans une hiérarchie des pouvoirs. Cette hiérarchie se fonde principalement sur des enjeux financiers, en partie liés aux localisations du pétrole à l’échelle planétaire. Le prix de l’essence mène le monde et se situe à l’origine de nombreux conflits géopolitiques. Il s’agit ici de permettre l’émergence d’une autre essence, qui peut n’avoir aucune cote en termes de marchés, mais dont la valeur réelle semble inestimable. Cette essence d’une autre nature est poétique et singulière. C’est un désir d’art, d’altérités, d’associations, de vie. Nadia Vadori-Gauthier s’engage dans la tentative de créer des dispositifs qui puissent permettre le jaillissement de cette essence, qui n’a pas de prix. Dans cette perspective, le prix de l’essence, c’est-à-dire ce que coûte en termes d’engagement et de conséquences socio-économiques le fait de se dédier à cette cause poétique, par la danse ou la performance en acte, implique une vie. Nadia Vadori-Gauthier agit par nécessité, afin de s’inventer autrement dans le monde, d’inviter d’autres qu’elle, par contagion, à s’inventer autrement, et de permettre ainsi des agencements collectifs basés sur des dimensions esthétiques et éthiques.

Site : www.leprixdelessence.net

 

 

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[toggle title= »Bio Nadia Vadori-Gauthier »]

Nadia Vadori-Gauthier, artiste, docteure en esthétique de l’université de Paris 8, praticienne et formatrice en Body-Mind Centering®

Formée aux arts de l’image et de la scène, spécialisée dans diverses pratiques du mouvement (danse, Mouvement authentique, Body-Mind Centering®, Yoga), elle fonde ses recherches artistiques et théoriques sur son expérience somatique. Puis, après huit années de compagnie chorégraphique, elle dirige aujourd’hui les recherches du Corps collectif, laboratoire artistique et groupe de performance.Elle crée la compagnie les Souliers Rouges  en 2001, avec laquelle elle fait des spectacles de danse-théâtre entre 2003 et 2007. Puis, les modalités de la scène traditionnelle ne convenant plus à ses processus de création (pour diverses raisons de calendrier, de production et de rapport au public), elle fonde en 2007 Le Prix de l’essence, pour questionner les conditions d’accès à des foyers d’intensité et de création et explorer différents modes de perception et de rapport au réel.

Le champ qu’elle explore plus particulièrement aujourd’hui est celui de la performance. Les disciplines dont elle nourrit ma pratique sont l’art, la philosophie, les neurosciences, sciences cognitives et sciences de la nature, l’ethnographie, l’éthologie… Elle questionne les frontières entre l’art et la vie, le visible et l’invisible, le mouvant et la forme, et base son travail sur différents états de corps et de conscience. Cela l’engage à chercher différents modes somatiques, individuels et collectifs. Ses thèmes actuels de recherche, basés sur la mise en œuvre d’un continuum théorique-pratique, concernent différents seuils de perception et de représentation dans le processus de création, ceci afin de produire un art qui reste connecté à la vie et qui permette de tisser de nouveaux agencements collectifs, en relation aux personnes et aux environnements, à partir de copropriétés fluides et ouvertes.  Ainsi, elle questionne le regard ainsi que les rapports au devenir-animal, à la nudité et à l’inconscient. Engagée dans la mise en œuvre d’une poésie active et vivante, elle développe des hypothèses transversales et interdisciplinaires de recherche (arts plastiques et visuels/ vidéo/ poésie sonore/ danse/ performance in  situ/ philosophie/ poïétique), dans l’objectif de proposer des alternatives à la représentation en tentant de contribuer à penser de nouvelles modalités d’images dans les champs scéniques, chorégraphiques et performatifs, envisageant ses propositions non pas comme destinations formelles mais comme des vecteurs, esthétiques/ politiques/ somatiques de connexion au vivant. Dans un monde essentiellement basé sur l’image, elle propose d’investir un corps qui n’a pas d’image a priori, et cette liberté lui semble être une des clés de voûte de mutations esthétiques profondes.

En parallèle d’une pratique de vidéo expérimentale, elle mène ses recherches au sein du Corps collectif (www.lecorpscollectif.com). C’est dans ce cadre qu’elle réalise une partie de ses performances. Par ailleurs, elle partage son temps entre la création, la recherche et l’enseignement. Elle enseigne depuis douze ans le mouvement (pratique somatique, yoga, improvisation, écriture chorégraphique) aux élèves d’art dramatique des conservatoires de la Ville de Paris. À l’Université Paris 8, elle enseigne la performance, la pratique d’actions performatives et le lien entre sensation, mouvement et production d’images.

En janvier 2015, suite à l’attentat à Charlie Hebdo, Nadia Vadori-Gauthier s’est engagée dans un acte de résistance poétique qui consiste à danser une minute chaque jour, où qu’elle soit, et à poster cette danse en ligne le jour-même. Deux phrases l’ont inspirée alors. Une phrase de Nietzsche : « Et que l’on estime perdue toute journée où l’on n’aura pas dansé au moins une fois » et un proverbe chinois : « Goutte à goutte l’eau finit par traverser la pierre. » Elle a commencé à danser le 14 janvier, pour que ses jours, les jours, ne soient plus perdus. Depuis cette date, chaque jour a été dansé, au moins une fois (www.uneminutededanseparjour.com).

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