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Répétition Publique – Hidden Body / Cie AToU

Répétition Publique

mardi 28 mars à 14h30

Hidden Body  (fragment #1 et #2)
d’Anan Atoyama / Cie AToU

Entrée libre

 

Hidden Body © Herve Deroo

Hidden Body © Herve Deroo

 

Chorégraphe – Anan Atoyama
Interprètes – Francesca Cinalli, Shaula Cambazzu et Anan Atoyama
Costumes – Carole Nobiron
Production – Cie AToU, Centre Culturel Charlie Chaplin de Vaulx-en-Velin
Soutiens – Ramdam, un centre d’art / Cie Maguy Marin, CDC Atelier de Paris – Carolyn Carlson, Journées Danse Dense, Kazuo Ohno Dance Studio (Japon), Archive Kazuo Ohno – Université de Bologne, Festival Fabbrica Europa de Florence, CSC Garage Nardini de Bassano del Grappa, Teatri Koreja de Lecce, Spedidam
Durée – 60 minutes

 

Kazuo Ohno avait, en tant que danseur, la faculté de créer une gestuelle universelle en partant d’un sentiment personnel. Le visionnage de ses danses et la lecture de ses écrits dévoilent un large kaléidoscope des émotions humaines.
Qu’est-ce que la danse pour Kazuo Ohno ?
Comment, aujourd’hui, peut-on traduire cette vision sans imiter sa danse ou être dans un style ? C’est le point de départ de cette recherche et de son écriture.
La philosophie, les textes, les photos et l’histoire de Kazuo Ohno sont sources d’inspiration pour le développement de la création.
Les danseurs ont tout d’abord besoin de retrouver des « mémoires » corporelles inscrites en eux, en suivant les indications proposées par la chorégraphe. Puis, à ces mémoires est associé un imaginaire, produisant ainsi une nouvelle sensation, ou expérience, donc une nouvelle mémoire corporelle : ils n’interprètent ainsi plus l’esthétique d’une idée, mais revivent une expérience brute, sans manière. En partant de cette méthodologie, la recherche d’Anan Atoyama se développera en trois phases avant la composition finale, chacun avec un thème choisi et inspiré de la danse et de la vie de Kazuo Ohno.
La première phase s’est concentrée sur le « don de soi », attitude marquée dans les danses du maître japonais.
Cet extrait public inaugure la deuxième phase : elle se développe autour du sujet « Soi-même ». La perception qu’Anan Atoyama a de la danse de Kazuo Ohno lui porte à penser qu’il avait une appréhension du « soi-même » très claire.  Pour lui, ce dernier s’exprime dans le changement permanent.  Le « soi-même » entretient un lien fort avec les mémoires et les expériences, mais sa force réside dans la faculté à « faire revivre » tous les passés simultanément dans l’instant présent. La danse de Kazuo Ohno, avec ses « multi visages » ou « multi soi-même », est libératrice. Comment « Multiplicité » et « Authenticité » cohabitent alors en chacun ?
Qu’est-ce que la danse pour Kazuo Ohno ? Anan Atoyama se plonge dans son univers et guide les danseurs pour les confronter à des éléments oubliés ou cachés dans leur propre corps, afin de retrouver des connexions avec la vie, le monde, l’origine et l’univers.

[toggle title= »Présentation Cie AToU »]

Mot puisé de l’ancien vocable japonais, « atou » définit ce qui devient « possible », ce qui devient « capable». La compagnie a vu le jour avec le désir de concevoir des expériences collectives dans lesquelles chacun est encouragé à croire en soi, aux autres et à l’énergie vitale.

La relation individu / communauté

Projet après projet, ce travail de conception se façonne et laisse apparaitre un questionnement central : La relation individu / communauté. Comment préserver l’espace nécessaire au développement d’une existence singulière au sein d’une communauté souvent normative ? Quelles dynamiques s’établissent entre individu et collectif ? Comment concilier des expressions de l’énergie vitale si différentes, voire opposées ?

Ainsi chaque création est l’opportunité de générer un espace inédit d’expérimentations : il permet d’aborder ces questions sous un nouvel angle, en s’appuyant sur deux constantes qui participent à l’identité d’AToU : la pluridisciplinarité et l’implication sociétale.

La pluridisciplinarité

Dans sa création, Anan Atoyama favorise la rencontre avec plusieurs disciplines. Elle guide les danseurs à explorer leur possible, compose avec la matière brute extraite et ouvre le dialogue avec des artistes d’autres disciplines duquel émerge la création finale. Pour exemple, « Love Me softly / Kill Me Tender » (2016) réunit pour sa création une danseuse, un comédien, un DJ, deux architectes, un concepteur numérique et une fabric designer.

L’implication sociétale

Dans cette même démarche Anan Atoyama étend son champ de recherche auprès des amateurs en organisant des laboratoires, sources d’inspiration artistique et fabrique du vivre ensemble.

Depuis 2012, AToU s’implique sur le territoire de Vaulx en Velin, pour permettre aux citoyens de co-construire un spectacle en participant à un processus créatif complet, en conditions semi-professionnelles, de l’idée jusqu’à la scène.

 

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[toggle title= »Bio Anan Atoyama »]

Anan Atoyama grandit sur l’ile de Kyushu, où elle pratique assidûment la danse classique (école russe). A sa majorité, elle quitte l’archipel japonais pour entreprendre des études de psychologie aux Etats-Unis.

Ce changement d’univers s’enchaine à un second quand elle découvre à Philadelphie la danse moderne, qui lui fait abandonner ses études et la conduit à New York ou elle se consacre durant trois ans à l’étude des techniques Graham et Horton à l’Alvin Ailey School, la release technique à la Trisha Brown Company et la technique Cunningham à la Cunningham School.

Sa passion du mouvement, attisée par la danse contemporaine, l’amène en Europe en 2004.A peine une année passée au Theater Der Klange à Dusseldorf, qu’un nouvel univers lui est proposé par la Japan International Cooperation Agency : développer le pôle danse des conservatoires de Monastir et de Madhia en Tunisie. Durant ces deux années, elle enseigne aussi à l’école des sourds et muets ATAS de Madhia.

Au terme de cette mission Anan Atoyama décide de se consacrer à la chorégraphie. Elle co-fonde la Compagnie AToU à Lyon en 2008 et participe parallèlement à des projets au Japon (Dance Hakushu  de Min Tanaka), en Italie (Manifatture Knos), au Nicaragua (Chiuda Dario) et en Pologne (Festival Lodz).

En 2012, l’énergie et la créativité de la chorégraphe japonaise séduisent la ville de Vaulx-en-Velin qui l’accueille pour une résidence artistique. Cette même année, elle chorégraphie pour les villes de Sainte Foy-lès-Lyon et Vaulx-en-Velin le Défilé de la Biennale de la Danse de Lyon.

Au rythme soutenu d’une création par an, WelCOME en 2012, SHiNMu en 2013, Mille Oasis en 2014 et Love Me Softly / Kill Me Tender en 2016,  Anan Atoyama, épaulée d’une équipe impliquée, développe également sur son territoire de résidence des projets innovants et ambitieux avec des amateurs de tout horizon, en partenariat avec les acteurs locaux.

C’est le cas par exemple avec le Groupe de Lyon dans le cadre du Défilé de la Biennale de la danse 2016. Inspirée par le mouvement des makers, elle a impliqué les participants, de la conception à la réalisation, sur chaque élément du défilé : danse, costumes, char et musique.

 

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[toggle title= »Bio Shaula Cambazzu  « ]

Elle se forme en Italie à la danse classique, moderne, contemporaine et au théâtre.

En 1993, elle rejoint la compagnie Charleroi/Danses de Frédéric Flamand avec qui elle collabore juste en 1998 pour ensuite rejoindre la compagnie Thor de Thierry Smits jusqu’en 2003. Depuis, elle crée ses propres chorégraphies et participe à divers projets artistiques en collaboration avec plusieurs chorégraphes, metteurs en scène et musiciens en Belgique, en France et au Québec. En 2011, elle choisit de s’installer à Paris pour élargir ses horizons professionnels et entreprendre des nouvelles collaborations artistiques. Parmi ses projets personnels les plus récents, Dripping, un Solo chorégraphique, librement inspiré par l’œuvre du peintre Jackson Pollock.

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[toggle title= »Bio Francesca Cinalli « ]

Après des études de danse classique au Teatro Nuovo de Turin, son parcours s’oriente vers la danse contemporaine et le théâtre-danse avec les maitres : R.Castello/Aldes, V.Sieni, Maggipinto-Mark Sieczskarek/Tanztheater Wuppertal, Cie Sosta Palmizi, MK, German Jauregui, Claude Coldy, Carolyn Carlson et Simona Bucci.

Elle se forme également au contact-improvisation, à la danse butoh et au théâtre. Elle est chorégraphe et interprète du solo Niji  et In Superficie  et du spectacle Chansons du deuxième étage  pour les Festival Les Hivernales-Avignon 10, Festival Torino Danza 11, Theatre Kabbaz-Los Angeles 11. Elle travaille avec la Cie Tecnologia Filosofica de Turin depuis 2000.

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