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Répétition publique VENDREDI 9 DÉCEMBRE 15h00 RIEN, RIEN DU TOUT, RIEN ET TOUT, RIEN EST TOUT, RIEN d'Alphéa Pouget Méduse, Solo chorégraphié et interprété par Lucie Gutierres, avec Alphéa Pouget, en regard extérieur. |
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A propos de La Jeune Fille et la Mort de Schubert, Alphéa dit : « Cette musique m'interpelle depuis de nombreuses années, mais la question a toujours été : comment l'aborder? Puis le mot, RIEN m'est apparu, et j'ai commencé à me fondre dans la musique... » Alphéa Pouget, chorégraphe et danseuse Née en Laponie suédoise, elle étudie la danse contemporaine avec Birgit Akeson à Stockholm. Elle s’installe à Paris où elle crée sa propre école. Pendant 21 ans, elle interroge la chorégraphie à travers ses solos et participe aux créations du Théâtre d’Essai de la Danse, expériences concomitantes aux propositions des Ballets Modernes de Françoise et Dominique Dupuy. Le metteur en scène Georges Tabori l’invite à Brêmes, en Allemagne, où il dirige le Theater-Labor. Elle interprète pour lui Hélène, dans Les Troyennes. Elle fonde alors à Brêmes le Bildertheater où, durant une douzaine d’années, elle accueille des centaines d’élèves. Son enseignement axé sur l’entraînement physique, met l’accent sur un travail non verbal en privilégiant une approche visuelle est mise au service de la créativité d’autrui. Parallèlement, elle mène son travail de création chorégraphique avec lequel elle tourne dans toute l’Europe. En 1989, elle est appelée par Rosella Hightower pour enseigner au Centre international de danse de Cannes. Depuis, elle vit en France, en Provence. Elle collabore régulièrement comme chorégraphe à des mises en scène de spectacles de théâtre, danse comme interprète(La nuit des Charmes sous la direction de Roberte Léger) et transmet son expérience chorégraphique au travers d’une pédagogie basée sur l’architecture du corps dans l’espace, le mouvement, l’énergie. Cette rencontre est l'occasion de revenir sur le long parcours artistique d'Alphéa Pouget. |
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© Manfred Schneider |
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Méduse, Solo Chorégraphie et interprétation Lucie Gutierres Regard extérieur Alphéa Pouget Ce solo apparaît comme la cristallisation et la présentation d’une démarche. Née de ma rencontre avec Alphéa Pouget, cette création est l’expression de mes trois ans de recherche dans ses classes et en parallèle. Dans mon corps en changement, je construis le squelette ouvert, apte à accueillir des histoires à danser. En changement, en roulement, en vague, la méduse est apparue en chemin et n’a cessé de se représenter. Comme un appel à la raconter, elle s’exprimait lors des improvisations. Ce solo écrit est réellement une expérience de patience et de « laisser place à » quelque chose. C’est un océan sous le regard de Méduse. Ici c’est un être océanique avec toute la poésie qu’elle véhicule. C’est une histoire qui se raconte au gré d’une logique interne à cette entité de la méduse ; une expérience loin de l’image de la méduse façonnée par l’extérieur. C’est un solo d’ouverture à la féminité et son océan d’émotions, ses facettes multiples et autres symboles allégoriques. Comme un solo de « retransmission » poétique. Une vérité transmise par un canal à corps humain. Ce qui est intéressant c’est le lien que ce solo établit entre ces deux corps de natures totalement différentes et non pas l’état de l’un ou l’autre. Ce lien invisible inédit, j’avais envie de le développer et le partager avec le public. Peut-être des émanations du Divin ou de bêtes féroces ou encore le plancton des fonds marins qui circuleraient toutes librement dans la transparence de Méduse. Solo comme un miroir, un témoin du monde aquatique. Parfaitement sincère et fidèle ! (bien que tout à fait subjectif) En ce sens, ce solo questionne la notion de réalité, de notre pouvoir créateur sur celle-ci, à travers l’expérience dans le monde corporel ou de la matière, l’influence de l’esprit sur le corps. Le bouleversement de l’écriture de l’esprit change l’empreinte du corps dans le réel. L’idée est de partager les sensations et émotions, les couleurs et matières, les rythmes et vibrations sonores et corporelles qui ont généré l’écriture de ce solo. Ce solo pourrait ainsi muter à l’infini jusqu’à glisser vers l’écriture d’une nouvelle forme, incluant plusieurs interprètes à la fois qui racontent leurs histoires et se rencontrent. Voilà pourquoi le voyage, les rencontres et échanges interculturels et interdisciplinaires pourraient faire partie intégrante de d’un tel projet sur la base d’une recherche solide individuelle. Lucie Gutierres, née le 16 mars 1985, vit à Montpellier depuis 2007. Formée en danse depuis 22 années. Son parcours est d’abord en danse classique contemporaine modern, jazz et afro jazz. En 2008, suite à sa rencontre avec Alphéa Pouget, elle décide de désapprendre ses automatismes corporels avec cette maître de danse qu’elle suivra à Paris, Hambourg, Marseille, Bonnieux. Elève de Birgit Akesson, elle-même élève de Mary Wigman, Alphéa Pouget, aujourd’hui âgée de 85 ans, lui transmet activement ses soixante ans de recherche corporelle passionnée et danse toujours. Lucie Gutierres part à la rencontre d'elle-même par cette pratique riche, complète et illimitée donnant naissance à des « soli de recherches ». Alphéa Pouget lui délivre une attestation d’aptitude à transmettre l’art de la danse. Évoluant au début de sa carrière en troupe de théâtre, avec le metteur en scène Bruno Cadillon, elle affine son jeu au Conservatoire d'Art Dramatique dans la classe de Philippe Valeppin. Elle reçoit l'enseignement de la musique pendant neuf ans en flûte traversière et solfège. Diplômée de l'École supérieure d'art appliqués et arts plastiques à l'école de Lyon-La Martinère-Diderot, ces quatre années d'études intenses et passionnantes auprès des meilleurs enseignants chercheurs dans ce domaine lui ont permis d'aiguiser un regard créatif fort aujourd'hui au service d'une identité chorégraphique humaniste. Toutes ces années et parfois parallèlement, elle interprète des chorégraphies dont les siennes en 2005 et 2008 Le nez s'en mêle (à Lyon la Friche pièce pour 4 danseurs et 2 musiciens compositeurs), ICH BINN IM GARTEN (Montpellier, en résidence au centre chorégraphique Mathilde MONNIER, solo, guitare live et recherches sonores). À la suite de retours positif elle crée des ateliers et training de Danse à Montpellier. Elle met sa polyvalence, sa créativité et son écoute au service de la transmission, de l'échange et de la création. |
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RESERVATIONS 09 71 34 23 50 ou redcygne@free.fr ENTRÉE LIBRE |
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