agenda danse > CIRCLE MOODS & AIRTIGHT, soirée partagée par deux cies

Fin de résidence danse

VENDREDI 14, SAMEDI 15 OCTOBRE 20h20

CIRCLES MOODS de Orin Camus
AIRTIGHT (Chorégraphie pour Souffle et Ballon) de Christina Towle


CIRCLE MOODS Collectif CdansC

Interprète Orin Camus
Lumière Sylvie Debare
Vidéo Mikael Arnal
Musique Orin Camus & Mikael Arnal

Circle Moods interroge l’enfermement sous toutes ses formes, la solitude et ses limites, la censure que l’homme s’impose, la lutte pour gagner sa liberté. Le personnage est face à lui-même, face à ses sensations, il soulève un à un les voiles qui l’aveuglent, révèle sa mémoire, ravive sa pensée, il se rapproche de lui. Il aperçoit le reste du monde. C’est la lenteur au service de sa propre écoute intérieure. Le geste s’insinue avec douceur, il prend le temps d’apparaître pour s’harmoniser. Le souffle est retenu et finalement s’écoule… Comme un soulagement.

Vous avez une permission ? Je montre ma permission d’entrée, on m’ouvre la porte blindée, Je donne ma carte d’identité, mon téléphone portable, personne ne sourit, l’accueil est sommaire… Puis le détecteur de métaux et le scanneur de sac à main… 2ème porte blindée, je traverse une cour qui me rappelle une ancienne cour d’école, les gens fument sur leur balcon, ce sont les bureaux de l’administration… Une 1ère grille de gros barreaux, on me donne un badge, pas question de le perdre ou de me le faire piquer... 2ème grille de gros barreaux, un très long couloir, les clefs du gardien qui m’accompagne sont seules à résonner; j’arrive ensuite sur une sorte de carrefour qui relie les couloirs sur plusieurs étages, 3ème grille, 4ème grille, 5ème couloir, escalier, 5ème grille, 2ème carrefour, escalier, 6ème grille, 3ème porte blindée… Tout au long de ce trajet interminable, les clefs du gardien continuent à sonner, accompagnées des clefs de ses collègues… Mais par-dessus ce bruit, le brouhaha des hommes, parfois les cris prennent le dessus… J’arrive enfin dans la salle où je dois donner un cours de danse contemporaine. Je regarde à travers la grille, c’est une cour tout à fait différente de la première, les gens crient et se font passer des trucs entre les barreaux de leur fenêtre, une main par si, une jambe par là, un visage immobile… Je me sens parmi eux… La porte blindée s’ouvre, un groupe de détenus entrent dans la pièce, des gars comme moi, comme tout le monde… Je donne mon cours d’initiation, ils sont motivés, prêts à se dépenser. J’ai souvent refais ce chemin, à chaque fois que j’en ressortais, je me sentais libre... Vraiment ? Orin Camus

«Ce n’est pas un gage de bonne santé que d’être bien intégré dans une société profondément malade.»
Jiddu Krishnamurti


« Chaque fibre de son corps exprime, par sa seule présence et en toute fragilité, une lutte intime, un point de nom retour. (...) Circles Moods témoigne d'un engagement sur tous les fronts et d'un svaoir faire déterminé, capable d'aller jusqu'au bout. » Thomas Hahn, pour Danser


© Mickaël Arnal
Orin Camus est né à Auch en 1981, il grandit entouré d'artistes danseurs et musiciens. Traversé par les sons qui le portent, il s'éveille à la musique et devient batteur. Sa passion pour les arts du spectacle le conduit aussi vers le cirque, plus particulièrement la jonglerie et l'acrobatie. Il se forme également à la danse grâce à divers stages et un entraînement régulier jusqu'en 1996. Mais ce portrait serait incomplet si on n'évoquait pas la pratique des sports variés tels que le Volley-ball ou le Basket..., qui ont amené Orin à développer un physique athlétique et une qualité de puissance dans le mouvement . Sa vocation naît réellement au Conservatoire National de Région de Toulouse où il étudie la danse classique de 1997 à 2000, durant cette période, il pratique aussi la danse hip-hop debout. Le hip-hop lui permet de mieux appréhender la danse contemporaine, qui est selon lui un «art plein», un «patchwork» de tout ce qu'il a goûté jusqu'alors. C'est ainsi qu'il intègre le CNDC d'Angers en 2000, où il parfait sa formation au contact de chorégraphes professionnels de tous horizons, et aiguise déjà son goût pour une danse contemporaine engagée physiquement. A l'issue de sa formation au CNDC, en 2002, Orin, alors âgé de 21 ans, entame une collaboration avec des chorégraphes comme Paco Decina, Valérie Rivière, puis Abou Lagraa, Laurence Rondoni et Mohamed Shafik, Geisha Fontaine et Pierre Cottreau ou Clo Lestrade.

Plus d'infos
www.collectif-cdansc.com


AIRTIGHT
(Chorégraphie pour Souffle et Ballon)
de Christina Towle

Conception et Interprétation Christina Towle
Assistante Chorégraphe Laurence Pagés
Son Karl-Otto Von Oertzen
Producteur Version Originale.

Explorant les parallèles entre le corps et le ballon, la chorégraphie développe un mouvement tout en élasticité et rend lisible l’action de la respiration dans le corps : se remplir, s’alléger, se vider ou éclater. La peau de la danseuse devient extensible comme la membrane de caoutchouc ; l’air remplit chaque pliure de ses articulations.

L’espace est empli de ballons blancs, leurs têtes chauves prenant la lumière comme des bulles de savon. La danse débute par un étrange rituel de gonflage auquel se livre la danseuse, accouchant ainsi d’un autre ballon prêt à occuper la scène. Elle respire dans le ballon, comme si elle partageait le liquide amniotique pour créer un autre personnage, un alter ego qui deviendrait son partenaire de jeu. Elle respire dans le ballon et « se laisse respirer » par lui, dans un échange continu qui amplifie son action respiratoire. 

« Elle inspire et expire, avec le ballon à ses lèvres forme un nouveau système fait d’interdépendances, nous fait deviner dans l'équilibre de son corps les plus délicats ajustements, et peu à peu jusqu’aux plus spectaculaires. C’est harmonieux, sur le fil des nuances, et- pourquoi pas?- d’une candide sensualité. »
Guy Degeorges, Un soir ou un autre



© Guillaume Bassinet

Christina Towle, chorégraphe et danseuse

Née à New York, elle se forme en classique à l’école du Joffrey Ballet School puis à l’école de Merce Cunningham. En 2000, après des études de Littérature anglaise et de Danse au Barnard Collège, Université de Columbia, elle viens en France pour étudier au Université Paris 8. Elle rencontre ainsi Jean-Claude Gallotta pour lequel elle collabore d’abord en tant qu’interprète. À partir de 2005, elle travaille principalement en tant que répétitrice et enseignante pour le CCN de Grenoble et mène des actions culturelles dans toute la France autour de l’œuvre de Gallotta,  notamment à l’ADDM53 Laval, Circuits – Scène conventionnée d’Auch, Scène Nationale d’Aubusson, Danse au Cœur à Chartres et Danse Côté Cœur – L’Avant Seine de Colombes. Autour de son univers chorégraphique, elle a donné des ateliers en collaboration avec Danse au Cœur à Chartres, le CCN de Orleans et la Fondation Royaumont.
En 2003, elle s’engage dans la pratique du yoga. Elle y découvre une virtuosité physique qu’elle ne soupçonnait pas, une physicalité qui se construit au fil des sensations intérieures : la sensation douce et infime du souffle qui s’écoule dans le corps. Ce basculement vers le yoga a transformé radicalement son approche de la danse. Cette transformation a pris corps au sein de la formation Transforme en 2008-2009 dirigée par Myriam Gourfink à la Fondation Royaumont. En étroite collaboration avec la chorégraphe Laurence Pagés, un mode partitionnel d’écriture du souffle est né. Depuis, ensemble, elles mènent une recherche et un projet de création: le projet Trois Souffles. Ce projet a reçu l'Aide à la recherche et au patrimoine en danse du CND et un accueil en résidence à la Fondation Royaumont. 
A ce jour, Christina Towle a créé plusieurs soli, notamment Reflet, programmé au sein de la Biennale de la Danse du Val-de-Marne ; Suite dans lequel le souffle est utilisé en tant que piste de lecture importante pour incarner les personnages, une porte d’entrée dans leur état interne. Suite a été programmé au Centre Culturel de Rencontre d'Ambronay lors du Festival "Passion Bach" en 2011.  


Laurence Pagès, chorégraphe et danseuse
Marquée par l’influence du butô et la pratique improvisatrice, elle crée plusieurs pièces où la respiration occupe une place fondamentale : Cadrage-débordement (2003), Brigitte (2005). En 2007, en résidence à Mains d’Œuvres, elle crée le solo À un fil #1, qui sera soutenu et programmé par la Biennale du Val de Marne. A un fil #2, quatuor pour trois danseuses et une chanteuse, est ensuite présenté au festival de Falaise. Parallèlement à ses créations, elle participe en tant qu’interprète à des projets avec Brigitte Dumez, Christine Gérard, et en butô avec Gyohei Zaitsu. Depuis plusieurs années, elle mène aussi des ateliers de création avec des personnes en situation de précarité et des détenus. Ces expériences ont été le point de départ d’une réflexion théorique sur les enjeux de la danse contemporaine en prison, menée dans le cadre d’un DEA en esthétique chorégraphique à l’Université Paris 8. En 2008, elle participe au programme Transforme proposé par Myriam Gourfink à l’abbaye de Royaumont. En 2009, à partir d’une collecte de gestes et d’états de corps en lutte, elle crée le solo Corps de lutte.

Avec le soutien de La Ménagerie de Verre dans le cadre des Studiolab, le CCN de Grenoble dans le cadre des Presk’iles, et le Centre de développement chorégraphique du Val-de-Marne.

La Cie L'Air de rien/Christina Towle est accueillie en résidence de création au studio Le Regard du Cygne grâce à une aide du Conseil Régional d’Île-de-France au titre de la permanence artistique et culturelle.

Plus d'infos www.christinatowle.com


© Guillaume Bassinet



RESERVATIONS 09 71 34 23 50
ou redcygne@free.fr
Tarifs: 13/10 euros


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Le studio Le Regard du Cygne est géré par l’Association Musique Danse XXe (loi 1901)
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